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Voix d’espoir : 27 ans de musique au service de la solidarité

Depuis 27 ans, la musique classique prête sa voix à une cause profondément humaine. Avec son concert annuel Voix d’espoir / Voices of Hope, la Maison du Parc conjugue excellence musicale et solidarité afin de soutenir les personnes vivant avec le VIH/sida en situation de grande précarité. Pour cette 27e édition, le public est convié à une soirée placée sous le signe de la paix, de la consolation et de l’espérance, avec notamment le Requiem, opus 9, du compositeur français Maurice Duruflé.

Le vendredi 20 novembre, les musiciennes et musiciens de l’Association des musiciennes et musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal se joindront au chœur de l’église St. Andrew and St. Paul, sous la direction de la cheffe d’orchestre Léa Moisan-Perrier. Au-delà de sa dimension artistique, ce rendez-vous annuel constitue un important événement-bénéfice pour la Maison du Parc, qui offre hébergement, soins et accompagnement à des personnes confrontées à la maladie et à la précarité.

Maurice Duruflé, entre recueillement et espérance
Organiste et compositeur français, Maurice Duruflé (1902-1986) a développé une œuvre profondément influencée par le chant grégorien et les traditions musicales de la Renaissance. Formé au Conservatoire de Paris, il a notamment été l’assistant de Louis Vierne, organiste titulaire de Notre-Dame de Paris, avant d’occuper lui-même le poste d’organiste à l’église Saint-Étienne-du-Mont, dans la capitale française. Il a également enseigné l’harmonie au Conservatoire de Paris pendant trois décennies.

Parmi ses compositions, le Requiem, dont la première version date de 1947, occupe une place de choix. Duruflé a conçu cette œuvre comme une expression de paix, de consolation et d’espérance. Nourrie par le chant grégorien, son écriture chorale invite au recueillement et à la contemplation.

Cette dimension spirituelle rejoint l’esprit de Voix d’espoir. Alors que les personnes vivant avec le VIH/sida peuvent encore être confrontées à l’isolement, à la discrimination et à la précarité, la musique offre un langage universel pour évoquer la compassion et la dignité humaine.

Le programme réunira quatre œuvres. Outre le Requiem, opus 9, de Duruflé, les interprètes présenteront ses Quatre motets sur des thèmes grégoriens, opus 10. Le public pourra également entendre le Psaume XXIV de Lili Boulanger ainsi que Noche oscura, du compositeur Patrick Giguère, présentée en création mondiale.

Les solistes de cette édition seront Ellita Gagner, mezzo-soprano canadienne reconnue pour la chaleur de son timbre, qui s’est produite sur plusieurs scènes lyriques au pays, notamment à l’Opéra de Montréal, et Matthew Treviño, basse américaine dont la carrière l’a mené sur de nombreuses scènes d’opéra en Amérique du Nord et en Europe. Sous la direction de Léa Moisan-Perrier, leurs voix se joindront à celles du chœur et aux instruments de l’orchestre pour un programme faisant dialoguer répertoire sacré et création contemporaine.

Une tradition musicale au service d’une cause essentielle
Fondée en 1991, la Maison du Parc accompagne des personnes vivant avec le VIH/sida en situation de grande précarité. Son action repose sur une approche globale associant hébergement, soins et soutien, dans un environnement où chaque personne est accueillie avec respect et dignité.

Au fil des ans, Voix d’espoir / Voices of Hope est devenu l’un des principaux événements de financement de l’organisme. Sa longévité témoigne de l’engagement durable du milieu musical, des partenaires et du public. Derrière ce rendez-vous culturel se trouve une volonté commune de préserver des services essentiels et d’apporter une aide concrète aux personnes qui en ont besoin.

La Maison du Parc sait toutefois emprunter des chemins bien différents pour mobiliser ses soutiens. Chaque été, l’organisme organise également le Cabaret Oh! La! La!, au Cabaret Mado, où les performances de drag queens donnent à la collecte de fonds une tout autre couleur. Alors que le concert de novembre privilégie la profondeur du répertoire classique et sacré, le cabaret mise sur la fête, l’humour et l’énergie du spectacle vivant.

Ces deux événements, aux atmosphères contrastées, poursuivent un même objectif : rassembler des publics différents autour de la mission de la Maison du Parc. Qu’elle s’exprime à travers les harmonies d’un requiem ou l’exubérance d’un spectacle drag, cette mobilisation contribue directement au maintien des services offerts par l’organisme.

Une mobilisation qui se poursuit
Pour 2026, l’objectif de la collecte de fonds est fixé à 100 000 $. Cette cible avait été atteinte et dépassée lors de l’édition précédente, confirmant la capacité de l’événement à rallier de généreux donateurs.

Le concert bénéficie également de l’appui de partenaires majeurs, dont Raymond James, Power Corporation, Morgan Stanley, Gilead Sciences, Pharmacies Martin Duquettes et ViiV Healthcare. Leur contribution permet à cette initiative de poursuivre son engagement auprès de la Maison du Parc.

Après 27 éditions, Voix d’espoir demeure un rendez-vous où le plaisir de la musique se conjugue à la générosité. Cette année, le Requiem de Duruflé, avec sa recherche de paix et de consolation, donnera une résonance particulière à cette rencontre entre artistes, mélomanes et philanthropes.

Le temps d’une soirée, les voix s’élèveront dans l’église St. Andrew and St. Paul. Mais les retombées du concert se feront sentir bien au-delà des dernières notes, dans l’accompagnement quotidien des personnes accueillies par la Maison du Parc.

INFOS | Vendredi 20 novembre 2026, à l’église St. Andrew & St. Paul, 3415, rue Redpath (à l’angle de la rue Sherbrooke Ouest), Montréal. Métro Guy-Concordia. Ouverture des portes : 18 h 45. Concert : 19 h 30. Billets et renseignements : maisonduparc.org

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