 |
|
Artiste multidisciplinaire
|
|
Kama La Mackerel engagée, encore et toujours
|
|
|
À quel point ton art est-il relié à une volonté de changer la société? Mon art est profondément lié à une dimension sociale et politique. Je travaille avec les histoires que nous portons, que nous héritons, que nous répétons parfois sans même en être conscient·e·s. Certains de ces récits deviennent dominants, presque invisibles tant ils semblent aller de soi, tandis que d’autres sont réduits au silence. Mon travail, c’est d’ouvrir des espaces où d’autres récits peuvent exister, où l’on peut ralentir, écouter autrement, se laisser déplacer. Je crois profondément que l’art peut être un lieu de transformation. Un lieu où l’on peut rencontrer de l’inconfort, oui, mais un inconfort qui ouvre, qui rend possible autre chose. Pour moi, cette transformation est intime et collective. Elle commence dans le corps, dans la sensibilité, et elle rayonne ensuite dans nos manières d’être en relation, dans nos façons d’habiter le monde.
|
|
|
 |
|
Journaliste
|
|
Quentin Dufranne engagé, encore et toujours
|
|
|
Comme journaliste, tu traites souvent des sujets queers. Pourquoi ? Je viens d’un milieu rural en France et, très jeune, j’ai compris à quel point l’ignorance pouvait mener à la discrimination, au rejet et à la haine. Je suis journaliste depuis cinq ans et, dès que l’actualité le permet — ou l’exige —, je traite de sujets queers. Quand on regarde en arrière, notamment dans les années 1990 avec la crise du VIH-sida, la couverture médiatique pouvait être affligeante. Pour moi, c’est presque un devoir : ne pas reproduire les erreurs du passé, que ce soit pour les personnes queers ou pour tout autre sujet.
|
|
|
|
|
|