Samedi, 17 janvier 2026
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    Le maire de Budapest affirme faire face à des accusations pour avoir autorisé la marche de la Fierté

    Le maire de Budapest, Gergely Karácsony, a révélé qu’il fait l’objet de «pressions judiciaires» de la part du gouvernement hongrois pour avoir contribué à l’organisation d’une marche de la Fierté pourtant interdite dans la capitale.

    Malgré l’interdiction officielle des événements de la Fierté en Hongrie, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Budapest le 28 juin dernier afin de défier le gouvernement ultraconservateur de Viktor Orbán. Le maire lui-même, Gergely Karácsony, participait à la mobilisation.

    Jeudi 11 décembre, Karácsony a publié une vidéo sur Facebook dans laquelle il annonce que les autorités entendent porter des accusations contre lui. Selon Politico, il y déclare : « La police a conclu son enquête à mon endroit relativement à la marche de la Fierté de Budapest en juin, en recommandant le dépôt d’accusations. »

    « On m’accuse d’avoir enfreint la nouvelle loi sur la liberté de réunion, ce qui est complètement absurde », ajoute-t-il.

    Le maire précise qu’après avoir été interrogé par la police en août, il a maintenant reçu un avis officiel confirmant l’ouverture du dossier judiciaire. Il dénonce un système politique où les lois servent davantage à protéger le pouvoir qu’à défendre les citoyen·ne·s.

    « Dans un système où la loi protège le pouvoir plutôt que les gens, un système qui étouffe les communautés libres, il était inévitable qu’un jour ou l’autre, en tant que maire d’une ville libre, on engage des poursuites criminelles contre moi », affirme Karácsony.

    « Je suis fier d’avoir pris tous les risques politiques nécessaires au nom de la liberté de ma ville. Je me présenterai devant les tribunaux avec fierté pour défendre ma liberté, ainsi que celle de Budapest. »

    Le parti de droite Fidesz, dirigé par Viktor Orbán — premier ministre de la Hongrie depuis 2010 — a adopté en mars 2025 une loi anti-LGBTQ+ interdisant les marches de la Fierté. Le gouvernement justifie cette mesure en prétendant que la visibilité de l’homosexualité représenterait une menace pour les personnes mineures.

    Cette interdiction, vivement contestée par les partis d’opposition et une large part de la population, prévoit des amendes pouvant atteindre 200 000 forints (environ 830$can) pour les organisateur·rice·s de la Fierté de Budapest, mais aussi pour toute personne qui y participe. Les autorités soutiennent que l’événement pourrait être « préjudiciable aux enfants », un argument largement dénoncé par les défenseur·euse·s des droits humains.

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