Un arbitre bénévole de football, l’allemand Pascal Kaiser, 27 ans — également engagé dans la lutte contre l’homophobie dans le milieu du football — a été la cible d’une campagne de harcèlement, de menaces et d’une agression physique dans la soirée du vendredi 7 février 2026. Les faits sont survenus peu après sa demande en mariage à son compagnon, Moritz, devant plus de 50 000 spectateurs, lors du match au RheinEnergieStadion opposant une équipe de Cologne à une de Wolfsburg.
Cette prise de parole s’inscrivait dans le cadre du Diversity-Spieltag, une journée dédiée à la diversité. Avant le coup d’envoi, Pascal Kaiser a pris le micro pour s’adresser à Moritz, avec qui il est en couple depuis plus de deux ans.

Dans une entrevue accordée au Tagesspiegel, il a expliqué vouloir poser « un geste de visibilité » pour les personnes LGBTQIA+ dans le football, un milieu où la représentation demeure encore très limitée. La proposition a été accueillie par une longue ovation du public, et Moritz a accepté.
Toutefois, la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux a rapidement déclenché une vague de messages haineux. Certains internautes ont même diffusé l’adresse personnelle de l’arbitre, à Wermelskirchen, tout en incitant à se rendre à son domicile.
Le soir même, des individus ont frappé à sa porte. Plus tard dans la soirée, alors qu’il se trouvait dans son jardin, Pascal Kaiser a été agressé par plusieurs hommes, a-t-il confié. La police est intervenue à la suite des événements. L’arbitre se trouve désormais en lieu sûr et bénéficie d’une protection policière.
Ces événements mettent une fois de plus en lumière le lien étroit entre la violence en ligne et les agressions physiques, ainsi que les risques auxquels s’exposent les personnes LGBTQIA+ qui choisissent de s’affirmer publiquement. Une enquête est en cours afin d’identifier les responsables.
En Allemagne, les autorités observent une augmentation des infractions à caractère homophobe et transphobe, un phénomène qui s’inscrit dans un contexte européen où la visibilité LGBTQIA+ peut encore entraîner des menaces bien réelles.

