Mardi, 21 septembre 2021
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    Un prêtre soupçonné de viols sur un adolescent appelé à indemniser sa victime présumée

    Un prêtre italien soupçonné de viols sur un adolescent dans un hébergement pour jeunes de la Cité du Vatican a reçu pour consigne de son évêque de verser 20 000 euros (plus de 35000$can) à sa victime présumée, a-t-on appris jeudi lors d’une audience du procès.

    Le père Gabriele Martinelli, aujourd’hui âgé de 28 ans, est soupçonné d’avoir imposé durant sa jeunesse des relations sexuelles à un jeune homme âgé d’un an de moins que lui, L.G..

    Les faits auraient débuté en 2007 lorsqu’ils étaient encore tous deux adolescents, âgés de 14 et 13 ans. Ils se seraient déroulés durant cinq ans jusqu’en 2012, année où Gabriele Martinelli avait atteint ses 19 ans.

    Le procès, qui a démarré à la mi-octobre, tente de documenter ce qui a pu se passer durant ces années au pré-séminaire Saint-Pie X, une résidence hébergeant des enfants et adolescents qui étudient dans une école privée dans le centre de Rome et aident durant les messes célébrées dans la basilique Saint-Pierre.

    Mgr Oscar Cantoni -évêque de Côme (nord de l’Italie) où Gabriele Martinelli a été ordonné prêtre en 2017- a été entendu jeudi au procès. Il a précisé avoir demandé au jeune homme de verser 20 000 euros à la victime présumée, plus 5.000 euros pour les frais d’une enquête interne menée par le diocèse de Côme, après que des prêtres avaient dénoncé des comportements «sexuellement inappropriés».

    Ces sommes n’ont pas été versées dans l’attente des conclusions du procès pénal en cours. L’évêque a dans le même temps défendu la réputation de Martinelli, en évoquant «des tendances homosexuelles transitoires liées à l’adolescence» avant de devenir prêtre, notant que depuis lors son comportement était irréprochable.

    C’est le diocèse de Côme qui est responsable de la résidence Saint-Pie X, située pourtant dans les murs de la Cité du Vatican, tout près de la résidence du pape François.

    Deux témoins entendus mercredi ont rapporté pour leur part avoir vu Gabriele Martinelli, qui n’était pas encore prêtre, toucher les parties intimes de pensionnaires de la résidence à l’occasion de jeux dans les chambres, sans toutefois assister à des viols.

    Les ex-pensionnaires ont aussi évoqué « »une ambiance malsaine» marquée par des «blagues à caractère sexuel» et de «fortes pressions psychologiques».

    Martinelli, déjà interrogé par le tribunal, dénonce des accusations «infondées». Il travaille aujourd’hui dans un centre pour personnes âgées de Lombardie, région du nord de l’Italie. Sa victime présumée, L. G., avait partagé pendant plusieurs années sa chambre avec un jeune Polonais, Kamil Tadeusz Jarzembowksi.

    Ce témoin a raconté en 2017 à un journaliste italien que Gabriele Martinelli venait régulièrement le soir dans leur chambre pour avoir des relations sexuelles avec son camarade, qui «se sentait obligé de céder à ses exigences» et n’était pas dans une relation amoureuse. Ni ce témoin, ni la victime n’ont encore été entendus lors du procès.

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