Samedi, 2 juillet 2022
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    La communauté LGBT française soulagée par la réélection d’Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron a de nouveau battu Marine Le Pen dans la course présidentielle, au grand soulagement de la communauté LGBT. Il est devenu le premier dirigeant français à être réélu en deux décennies, remportant 58,54% des voix contre 41,46% pour Marine Le Pen.


    La communauté LGBT a poussé un soupir de soulagement d’avoir évité l’élection de Marine Le Pen, mais les craintes pour l’avenir demeurent.

    La candidate du Rassemblement national a des liens avec le Russe Vladimir Poutine et le Hongrois Victor Orban et s’est opposé, entre autres, à l’égalité du mariage, à l’adoption homosexuelle et à la GPA.

    Des militants et des organisations LGBT ont salué la victoire du président sortant mais ont exprimé leur inquiétude quant à la forte proportion d’électeurs pro-Le Pen et au fait que davantage doit être fait pour les droits LGBT.

    «Le résultat est une victoire contre l’extrême droite, mais la lutte contre la phobie LGBTI et pour les droits des personnes LGBTI doit continuer demain», a déclaré l’organisation SOS Homophobie.
    Un responsable du centre LGBT de Metz Couleurs Gaies, a ajouté : «Nous sommes heureux de l’échec de Marine Le Pen, mais son bon résultat doit nous amener à nous demander pourquoi nous ne rendons pas plus visible la LGBTphobie et la xénophobie de l’extrême droite».

    Emmanuel Macron a été très controversé ces dernières années en raison de sa politique économique libérale. Cependant, les droits LGBT se sont améliorés pendant son mandat. Ainsi, la France a lancé une campagne nationale de tolérance dans les écoles, a ouvert la PMA à toutes les femmes et a rendu les homosexuels égaux face au don de sang. De même les thérapies de conversion ont été interdites.
    La victoire de Macron peut être attribuée en partie à l’engagement de certains électeurs à éviter l’élection de Marine Le Pen plutôt qu’au soutien à Macron lui-même.

    Le président réélu a d’ailleurs abordé la question lors de son rassemblement pour la victoire dimanche, déclarant à la foule : «Je sais qu’un certain nombre de Français ont voté pour moi aujourd’hui, non pas pour soutenir mes idées mais pour arrêter les idées de l’extrême droite… Je ne suis plus le candidat d’un camp, mais le président de nous tous».

    Et le combat est loin d’être terminé, car se profile désormais les élections législatives de juin, parfois qualifiées de «troisième tour» de l’élection présidentielle.

    Habituellement, les présidents élus peuvent être sûrs d’obtenir les 289 sièges à l’Assemblée nationale sur 577 requis pour une majorité parlementaire, mais Emmanuel Macron peut avoir du mal à convaincre les électeurs divisés.

    Alors que Le Pen entend créer une opposition parlementaire forte, le socialiste Jean-Luc Mélenchon, battu au premier tour de l’élection présidentielle, se donne pour objectif d’unir la gauche et de devenir Premier ministre.


    Rédaction avec AFP

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