Dimanche, 19 mai 2024
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    En route vers le 17 mai, inquiétudes devant le recul potentiel des droits LGBTQ

    Depuis 2003, date de la création de la première journée nationale contre l’homophobie, la Fondation Émergence n’a cessé de sensibiliser le grand public, d’ici comme ailleurs, aux réalités des personnes LGBTQ. Dont l’un des premiers défis est de se prémunir ou d’être protégé contre l’homophobie et la transphobie, qu’elles soient institutionnelles ou sociales. La Fondation Émergence lance sa campagne 2024 contre l’homophobie et la transphobie le 30 avril prochain. Cette année, la Fondation Émergence, inquiète devant le recul des droits LGBTQ ou les menaces qui pèsent sur eux à travers le monde, souhaite mettre en miroir ce qui se passe aujourd’hui et les exactions homophobes et transphobes qui ont jalonné l’histoire et ainsi étayé la thèse que l’on assiste véritablement à un recul.

    Laurent Breault

    Pour le directeur général de la Fondation Émergence, Laurent Breault, tout est parti d’un simple constat. «À partir de nos observations de l’actualité nous en sommes arrivés à la conclusion qu’il fallait réagir. Il suffit de regarder ce qui se passe aux États-Unis, avec des projets de loi anti-LGBTQ, ou encore pour ne citer que cet exemple, l’Ouganda où les actes d’homosexualité sont passibles peine de prison à perpétuité, voire de la peine de mort dans certains cas, sans vouloir être alarmistes, nous voulons tirer la sonnette d’alarme».

    Pour le directeur général, son inquiétude s’étend jusqu’au Canada. «Même ici, nous assistons à un durcissement sur la question des jeunes trans mineur.e.s qui est devenu un enjeu politique. Nous faisons donc appel à nos allié.e.s pour leur dire que nous avons besoin de leur soutien, en rappelant que tout recul de nos droits et un recul pour toute la société».
     
    Pour cette année, la campagne souhaite faire un parallèle avec le passé. «On souhaite lutter contre la répétition des horreurs du passé, des horreurs qui reviennent actuellement, continue Laurent Breault, pour interpeller nos allié.e.s et leur dire que si tout n’est pas encore réglé pour nos communautés et qu’elles sont encore en danger dans de nombreux pays».

    Comme il est de mise depuis les premières campagnes de la Fondation Émergence, on ne personnalise pas le message en accusant directement et nommément celles et ceux qui jouent la carte LGBTQ-phobe. «La Fondation Émergence se veut apolitique et si nous voulons dans cette campagne coller avec l’actualité, où chaque jour, quelque part on a connaissance d’actes homophobes et transphobes, ou encore, de l’annonce d’un projet de loi anti-LGBTQ, nous ne voulons cibler personne, ni même de parti politique, la Fondation Émergence se voulant apolitique», précise Laurent Breault.
     
    Même si les activités entourant la campagne dont le dévoilement aura lieu le 30 avril prochain, le directeur général tient à souligner que cette dernière dépasse largement les frontières du Québec. Des villes comme Toronto et Vancouver sont associées à l’événement. Les affiches comme les années précédentes seront disponibles en plusieurs langues et pourront être commandées directement sur le site. Bien sûr, il y aura une vidéo mais aussi appelle à une participation du public qui au cours de l’année pourra répertorier tous les actes homophobes et transphobes de l’année 2024. Petit changement cette année, la Fondation Émergence a prévu une campagne spécifique pour les écoles. Une décision qui tient à deux raisons, selon Laurent Breault.

    «La première raison c’est que nous sommes toujours un peu serrés dans l’envoi du matériel, car au mois de mai, c’est un peu la fin de session et beaucoup d’établissements d’enseignement n’ont plus le temps d’organiser des événements. et nous ne sommes jamais près avant le mois de mai. La seconde tient à la réception des messages des campagnes. Il est vrai que nos messages peuvent être choquants, c’est un peu notre marque de commerce, pour susciter des réactions, des directions. Mais pour certains établissements, c’était considéré comme trop violent, alors on a opté pour un message plus générique et universel, autour de la tolérance et l’acceptation de la diversité. Nous avons donc envoyé des affiches, des dépliants, et des autocollants autour du concept de tolérance et qui peuvent être diffusés en-dehors des écoles même. Nous avons pu compter sur le soutien de député.e.s et de ministres qui ont commandité l’événement à travers leur budget discrétionnaire».

    INFOS | https://www.fondationemergence.org/

    INFOS | https://www.may17mai.com

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