L’amour est-il possible entre un César, le chef de la mafia russe, et Jeong Iwon, le jeune avocat russe ? Contrairement aux schémas classiques des Boy’s Love coréens, la réponse à cette question s’avère plus complexe que l’on pourrait croire.
Dans l’opus précédent, César échappait de justesse à la mort et son Iwon tentait de composer avec le fait qu’il découvrait être le fils de Maikhail, le chef d’un clan rival de la mafia. Loin d’être un long fleuve tranquille, ce septième et ultime volume intensifie au contraire les tensions déjà présentes.
César est submergé par une jalousie maladive et soupçonne Iwon des pires tromperies, alors qu’Iwon, de son côté, nourrit également des doutes sur les véritables intentions de César. À cette tension s’ajoute un assassin chargé d’exécuter un contrat sur Iwon, des intrigues politiques entre les deux familles rivales, ainsi que le chantage émotionnel exercé par Maikhail sur son fils. Bref, on se retrouve devant un cocktail Molotov qui menace d’exploser à tout instant ! Étrangement, le moment cathartique du récit survient alors que César semble perdre pied et basculer dans la folie, abusant Iwon dans des scènes sexuellement très explicites.
Bien que les volumes antérieurs aient amené les questionnements du jeune avocat sur le plaisir paradoxal qu’il pouvait ressentir à être dominé, la bande dessinée ne fournit pas de réponses nettes quant à la nature de ses sentiments, ses comportements demeurant constamment ambigus et contradictoires. Si l’amour, la jalousie et la trahison s’entrelacent dans une succession de rebondissements captivants, il reste que certaines intrigues secondaires semblent ainsi avoir été laissées en suspens.
L’histoire ne se termine de façon abrupte, mais elle laisse malgré tout l’impression qu’un ou deux chapitres font défaut, comme si certaines confrontations essentielles avaient été écartées. Globalement, ce septième opus demeure captivant et explicite, sans cependant apporter toutes les réponses souhaitées.
INFOS | Roses et champagne (tome 7 de 7) / Zig & Ttung gae. Paris : Delcourt, 2025, 319 p.
(coll. « KBL »)

