Vendredi, 17 avril 2026
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    Une marche LGBTQ+ aux revendications multiples

    Le 10 août dernier, en parallèle au grand défilé officiel de Fierté Montréal où plus de 14 000 personnes ont défilé, une marche «sans compromis» prenait forme dans les rues du centre-ville : la Fierté indomptable / Wild Pride. Environ 4 000 personnes, issues des communautés LGBTQ+, ont pris part à cet événement organisé de manière bénévole par un petit collectif. L’objectif : mettre de l’avant des revendications «intersectionnelles», au croisement des luttes pour les droits LGBTQ+ et de la justice sociale à l’échelle mondiale, en particulier sur la question de la Palestine.

    Alors que le défilé de Fierté Montréal se dirigeait vers l’est et le Village, la Fierté indomptable avançait vers l’ouest, ponctuée d’arrêts symboliques liés à l’histoire LGBTQ+ de Montréal. Plusieurs lieux ciblés par des rafles policières dans les années 1970 faisaient partie du trajet, dont les anciens bars TRUXX et Mystique sur la rue Stanley.

    Mais les messages portés allaient bien au-delà de la mémoire collective. « Quand on a commencé l’organisation de cette marche, on pensait qu’on allait être 30 personnes ou jusqu’à une centaine de personnes, mais on n’aurait jamais imaginé avoir autant de monde », a déclaré Yara Coussa, membre du comité organisateur. « Mais on voit aujourd’hui qu’on est appuyé par notre communauté. Nos luttes sont intersectionnelles Ce sont des luttes pour la libération de la Palestine, du Soudan, du Liban, des îles de la Tortue, etc. »

    « Nous luttons aussi pour les prisonniers LGBTQ+ », a souligné une autre organisatrice. Les slogans visibles dans la foule reflétaient ces engagements : plusieurs participants·es brandissaient des drapeaux de la Palestine, mais aussi quelques-uns de l’Ukraine ou du Mexique. Plusieurs pancartes affichaient le message « No Pride in Genocide ». Un groupe arborait la bannière Jewish Dykes Against Genocide. Un contingent syndical a marché aux côtés de nombreux jeunes militants.

    Shannon, également organisatrice, a pris la parole pour rappeler que la marche visait aussi à mettre en lumière la répression que subissent les personnes LGBTQ+ dans plusieurs régions du monde. Originaire des îles de la Tortue (Tortoises), elle a évoqué les violences qui y sont commises : «où les LGBTQ+ sont torturés et tués», a-t-elle déclaré. Elle a aussi mentionné un jeune homme trans récemment séquestré, torturé et assassiné dans l’État de New York : « Nous marchons aussi à la mémoire de Sam Nordquist ».

    On apercevait un immense drapeaux trans et plusieurs bannières des communautés de la diversité sexuelle et de genres. «La Fierté n’est pas un festival, la Fierté est une manifestation», on reprit en cœur certain.es participant.es pendant la marche…

    Dans la foule, on a aperçu les députées solidaires Manon Massé et Ruba Ghazal, qui ont fait aussi le défilé de Fierté Montréal avec d’autres solidaires. L

    es organisatrices ont tenu à rappeler que la marche a été conçue et organisée par quatre personnes racisées, sans financement externe ni commandite et que l’argent amassé allait, entre autres, à un fonds d’aide pour les Palestiniens. 

    Le cortège avait été ouvert par le groupe de motards Les Durs à Queer.


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