Jeudi, 8 Décembre 2022
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    Quelques nouveautés dans l’électrique

    Le secteur automobile continue de subir la crise de la pandémie. Les constructeurs sont toujours en attente de semi-conducteurs provenant en grande partie d’Asie et les chaines de montage sont ralenties. On estime à deux ans le temps d’attente pour obtenir, par exemple, un Toyota RAV4 neuf. De ce fait, les consommateurs se tournent vers les véhicules d’occasion, mais ceux-ci voient aussi leur prix augmenter, jusqu’à 35 % de plus selon l’âge et l’état du véhicule. De plus, le prix de l’essence a fait un bond à la pompe en raison du conflit russo-ukrainien, ce qui nous amènera peut-être à revoir notre relation à l’auto qui est devenue comme une extension de nous-mêmes, au même titre que les téléphones portables.


    En revanche, pour les personnes qui veulent délaisser les énergies fossiles, sachez que le Salon du véhicule électrique de Montréal (SVEM) ouvrira ses portes pour une cinquième édition du 22 au 24 avril 2022. Comme les subventions gouvernementales perdurent pour l’achat d’un tout électrique, l’alternative peut paraitre un choix éclairé pour ne plus dépendre des fluctuations du prix de baril de pétrole.
     
    Les constructeurs seront nombreux à présenter leurs nouveautés et à montrer qu’ils sont dans la course. Parmi les véhicules qui risquent de retenir l’attention, Ford dévoilera le F-150 Lightning, une première dans la catégorie des grands pickups, toujours très en demande au Canada. Toujours chez Ford, la camionnette E-Transit se voit équipée de batteries, ce qui peut constituer un bon achat pour des travaux ou des livraisons en milieu urbain.

    Il était temps d’innover pour Cadillac. Alors que de nombreux constructeurs de véhicules de luxe proposent déjà plusieurs véhicules bleus au sein de leur gamme, GM semblait faire du surplace. Avec la Cadillac Lyriq, le géant américain espère faire sa place dans ce nouveau marché. À l’instar de la concurrence, la Cadillac Lyriq se veut un subtil mélange de VUS et de grosses berlines à hayon. Tradition oblige, les feux arrière sont verticaux, un bon moyen de reconnaitre la marque au premier coup d’œil. Toujours chez GM, on pourra admirer (ou détester) le Hummer EV, l’énorme pickup qui connaitra sûrement un grand succès dans l’armée américaine.

    Déjà en vente ou en commande chez certains concessionnaires, on remarquera le IONIQ 5 de Hyundai, avec son design audacieux et une certaine polyvalence. La planche de bord joue de la grande séduction. Chez le cousin coréen KIA, le EV6, qui repose sur la même plateforme que le IONIQ 5, rivalise en audace sur le plan du design. À défaut d’attendre des mois le VUS RAV4, on pourra se tourner vers le tout nouveau VUS compact de Toyota, baptisé bZ4X, bZ pour « Beyond Zero », la sous-marque de la compagnie japonaise pour tous ses modèles électriques zéro émission.

    Enfin, après avoir présenté sa berline i4, BMW passe à une étape supérieure avec le VUS iX et sa variante sportive iX M60. Le confort et le design ont été privilégiés, comme cet immense écran flottant, qui regroupe deux écrans juxtaposés, ou encore le curieux volant hexagonal. Mais comme toujours chez les trois grands constructeurs allemands, cela a un prix et les options sont nombreuses et coûteuses.

     
    Déjà sur nos routes, le Volkswagen ID.4
    On peut en croiser quelques exemplaires dans les rues de Montréal et il inaugure la gamme des futurs véhicules de Volkswagen. Bien sûr, on ne sait dans quelle catégorie le classer, entre berline et VUS, la grosseur étant souvent liée au plancher qui est constitué des batteries, ce qui donne parfois un look plus imposant. Le ID.4 est disponible en deux versions. La première avec un rouage à propulsion, qui annonce une puissance de 201 chevaux pour une autonomie de 400 km; la seconde se voit dotée d’un rouage intégral et d’une puissance atteignant 300 chevaux et une autonomie de 386 km. Peu importe le modèle et son niveau d’équipement, le ID.4 est accessible aux rabais gouvernementaux pour un total de 13 000 $.
     
    Comme c’est la tendance pour l’ensemble des véhicules électriques, on tente de se démarquer par des designs intérieurs audacieux faisant la belle part aux écrans. L’écran central d’infodivertissement a tendance à disparaitre au profit d’un prolongement vers le centre de l’écran qui contient les informations de conduite. Le ID.4 a préféré garder deux écrans bien séparés, mais l’écran central est orienté vers la personne au volant pour maximiser son accessibilité et l’accent a été mis sur l’ergonomie pour en faciliter l’utilisation. Disparaissent aussi les leviers de vitesse entre les deux sièges avant, qui sont remplacés par des manettes situées à proximité du volant et permettant un plus grand dégagement, ou encore par des consoles centrales plus logeables.
     
    Bien évidemment, compte tenu de nos hivers, la version ID.4 à rouage intégral sera sûrement le meilleur choix. La version avec le rouage à propulsion commence aux environs de 44 900 $ et pour les quatre roues motrices, il faudra ajouter un 5 000 $ de plus. Bien évidemment, un groupe d’options est proposé, qui comprend entre autres un toit vitré panoramique, des roues de 20 pouces, un éclairage d’ambiance, des rails de toit, sellerie de simili cuir, hayon électrique, etc. Mais pour toutes ces options qui améliorent le confort et le plaisir de conduire, il faudra débourser un 8 000 $ supplémentaire.
     
    Volkswagen compte sur sa réputation pour faire du ID.4 un succès commercial et se fie aussi sur le grand nombre de concessionnaires au Québec, ce qui n’est pas le cas pour d’autres marques comme Volvo ou encore Subaru.

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