Samedi, 4 février 2023
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    Célébrer Noël chez Rainbow

    Le 10 décembre prochain, Rainbow espère réunir plus de 750 personnes au Centre culturel Desjardins de Joliette à l’occasion d’un immense party de Noël. Ne lésinant pas sur les moyens pour en faire la promotion, la drag queen, suivie par 25 000 personnes sur les réseaux sociaux, a loué un panneau publicitaire sur l’autoroute !


    D’où vient cette idée du Noël chez Rainbow ?
    Rainbow : Quand l’équipe du Centre culturel m’a transmis les dates disponibles cet automne, j’ai vu qu’il y avait de la place en décembre et j’ai pensé faire un show thématique de Noël, une première pour moi. Quand je produis à Joliette, mes parents m’aident énormément. Ce sont des tripeux de Noël et ils ont embarqué tout de suite dans le projet.

    Durant la soirée, on va revisiter certains classiques et surprendre le public autant que possible. Rainbow : Je veux que les gens chantent, dansent et qu’ils aient le meilleur party de Noël. J’assure l’animation de la soirée, en plus de performer. Je serai accompagnée de Barbada, Mado Lamothe, Bobépine et de mes danseurs. Productions Rainbow Drag s’occupe du spectacle au grand complet : la salle, le marketing et les décors. Ça va être un Noël gai en crisse !

    Une fois par mois, tu organises Les lundis 450 au Cabaret chez Mado. Quel est le concept ?
    Rainbow : Comme je voulais prouver que c’était facile de sortir un soir de semaine, les shows commencent à 20 h et se terminent à 21 h 30, ce qui permet aux gens de triper et d’être de retour à la maison vers 22 h. Étant une grande quétaine dans l’âme, je voulais créer des soirées pendant lesquelles les gens connaissent au moins 75 % des tounes. C’est un show très cheezy. Par exemple, quand la thématique était le voyage, on a fini avec un medley de style Club Med avec « Oh les mains », « YMCA » et la « Macarena ».

    À quel point aimes-tu animer et organiser ?
    Rainbow : J’ai la fibre entrepreneuriale, je suis une Germaine et je l’assume. J’aime beaucoup organiser. Si j’ai quelqu’un à blâmer, ce sera moi. Avec les années, j’ai appris à adorer animer. Maintenant, j’aime encore plus ça que de seulement performer. J’apprécie la proximité avec le public et la possibilité de faire rire les gens. Dans le futur, j’aimerais avoir du matériel de stand-up pour pousser mes animations plus loin. Je pense que je suis née avec un micro dans les mains.

    Retournons à tes débuts en 2011. Comment as-tu commencé la drag ?
    Rainbow : Quand je dansais pour d’autres drags, je regardais les numéros et je pensais toujours à ce que j’aurais pu faire de différent. Un soir, quelqu’un m’a lancé le défi de tenter ma chance. La première fois que je me suis mise en drag, j’étais dégueulasse : j’avais l’air d’un étron avec des boucles d’oreille ! Selon moi, c’est un passage obligé d’être laid au début. De toute façon, je préfère une drag qui a rushé avec son make-up et qui donne un bon show qu’une drag qui a tout misé sur son maquillage, mais qui offre une performance qui laisse à désirer. Bref, j’ai fait mon premier show au Drug Store. La semaine d’après, j’avais un booking régulier là-bas. La semaine suivante, j’y travaillais comme shooter girl deux fois par semaine. Puis, j’ai passé une audition au Mado et les choses se sont enchainées très rapidement.

    Comment présentes-tu Rainbow ?
    Rainbow : C’est un vomi d’arc-en-ciel ! Sans farce, Rainbow est une bête de scène qui surprend beaucoup les gens. Même si j’adore mon côté pretty girl, je parle comme un truck. Quand les gens viennent me voir en spectacle, mon but est qu’ils passent un bon moment et qu’ils oublient leurs problèmes. Mon répertoire donne beaucoup dans la nostalgie. Mon idole est Shania Twain. J’aime aussi beaucoup Lady Gaga et les looks de Katy Perry. Sans jamais oublier l’importance d’avoir une grosse partie francophone.

    Te souviens-tu du moment qui t’a convaincue d’en faire un métier à temps plein ?
    Rainbow : En 2019, la raison pour laquelle j’ai choisi de m’y consacrer à temps plein, c’est parce que j’étais sur le point de faire un burn out. J’ai travaillé en télécommunications pendant des années à temps partiel. Mes boss ont été assez cool là-dessus. J’avais un bon salaire grâce à ma job de jour et c’était difficile de m’en passer, mais j’étais rendue là. En septembre 2019, j’avais un contrat de trois mois avec le Casino de Montréal. Puis, j’ai réussi à garder le cap malgré la pandémie, grâce à des contrats web, des publicités et le podcast Entre deux lèvres avec Mona de Grenoble.

    De quoi tes contrats sont-ils composés ?
    Rainbow : Mes shows dans les bars représentent 10 % de mes contrats. Durant les Fêtes, je fais énormément de contrats corporatifs comme des animations de galas, des remises de prix, des performances surprises et de l’accueil, en plus de mes campagnes sur les réseaux sociaux. J’ai une campagne de Noël qui s’en vient pour donner des prix au grand public. Beaucoup d’entreprises ont embarqué avec moi dans le projet.

    Il te reste quoi à accomplir en drag ?
    Rainbow : Animer la météo à Salut Bonjour. Je me réveillerais au milieu de la nuit s’il le faut ! Dans la vie, j’ai une grande passion pour le reflux gastrique, alors je ne suis pas couchée à trois heures du matin. Ce serait le timing parfait. J’ai une énergie très pétillante. Je suis la meilleure personne pour animer la météo à Salut Bonjour.


    INFOS | rainbowdrag.com

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