Un cinquième opus qui nous fait pénétrer dans la vie quotidienne d’un couple de superhéros, que ce soit leurs aventures amoureuses ou l’inéluctable affrontement contre un adversaire aux intentions souvent néfastes et aux mains un peu trop baladeuses.
Dans le premier récit, « Still Life », Justice se voit contraint de poser pour des étudiants en art afin d’arrondir ses fins de mois. Un professeur souhaite cependant le maintenir sous sa coupe en le remplaçant par un clone composé d’encre et de papier, invoqué à l’aide d’un grimoire ensorcelé.
Cadet mettra rapidement à jour le stratagème puisque, au-delà de se retrouver avec un conjoint monosyllabique, le moindre orgasme réduit la copie à l’état de poussières d’encre. Les desseins du professeur, sans jeu de mots, vont cependant bien au-delà de son appréciation du corps masculin, puisqu’il cherche à préserver à jamais Justice sous une forme inanimée. Cadet pourra-t-il intervenir à temps ?
La seconde aventure, « The Longest Goodbye », s’amorce alors que le couple s’interroge sur une question existentielle : visionner la saison 1 ou 2 de la série Space 1999 (Cosmos 1999, en VF). Le dilemme se règle à la suite de l’évocation de leur personnage favori, présente dans la saison 2 : l’intrépide et ravissante Maya !
Leur velléité de visionnement télévisuel sera cependant interrompue par une apparition fantomatique qui révélera au grand jour une supercherie des plus romantiques.
Ce dernier récit professe sans aucun doute l’attachement que Patrick Fillion nourrit lui-même pour l’excellente série de science-fiction que fut Cosmos 1999 — diffusée entre 1975 et 1977 — et dont les effets spéciaux donnent encore le change au regard de productions plus récentes.
À noter que la prémisse de « Still Life » n’est pas sans évoquer celle de l’épisode 6 de la saison 2 : « The Taybor » (Taybor, le commerçant). Les plus curieux pourront contempler Maya en pleine action dans l’excellent doublage québécois de l’épisode « Le nuage qui tue ».
Les deux récits sont scénarisés par Patrick Fillion et illustrés par Alexander et conjuguent une plastique plus qu’appétissante des corps masculins, des organes surdimensionnés qui sont utilisés à fond au cœur de parties de jambes en l’air acrobatiques, tout en insufflant une bonne dose d’humour aux dialogues.
La bande dessinée est accompagnée de nombreuses planches supplémentaires, ainsi que d’ébauches et de planches sans dialogues, en couleurs et en noir et blanc. Disponible en format numérique sur le site : https://classcomics.com/
INFOS | My Boyfriend is a Superhero, no 5 / Patrick Fillion & Alexander. [Colombie-Britannique] : Class Comics, 2024, 136 p.

