Le gouvernement fédéral avait prévu d’imposer, dès 2026, que 20 % des ventes en sol canadien des constructeurs automobiles soient des véhicules électriques, avec pour objectif d’interdire la vente de véhicules conventionnels d’ici 2035. En fait, cette imposition entraînait un fardeau supplémentaire pour les constructeurs, qui doivent déjà subir les conséquences des hausses de taxes de l’administration Trump.
De retour à la table à dessin, Québec et le fédéral ont consulté aussi bien les manufacturiers que les concessionnaires afin d’établir de nouveaux programmes pour correspondre aux normes VZE (véhicule zéro émission). Les ventes de véhicules électriques ont baissé depuis un an. Il faut rappeler que les incitatifs versés pour chaque véhicule électrique ont disparu au fédéral et ont grandement diminué au provincial. En 2024, les véhicules VZE représentaient 17 % des ventes au premier semestre, alors qu’en 2025, pour la même période, on atteint à peine 10 %.
Nissan Leaf sous la barre de 45 000 $
La nouvelle Nissan Leaf est disponible cet automne. Mieux vaut en profiter dès maintenant pour bénéficier de la subvention provinciale de 4 000 $ (qui devrait être revue à la baisse en 2026).
La génération précédente de la Leaf ne faisait pas l’unanimité sur le plan esthétique : trop massive, avec un look proche d’un fer à repasser sur roues. Le modèle 2026 tente de casser cette impression de lourdeur en jouant avec des lignes incurvées sur les flancs, s’inscrivant ainsi dans la tendance actuelle, même si on peut regretter que tous les véhicules se ressemblent au point qu’il soit parfois difficile de reconnaître la marque. C’est à l’intérieur du véhicule que les changements sont les plus remarquables avec, entre autres, un meilleur dégagement à la tête des passagers arrière. On a aussi revu la planche de bord avec deux écrans rectangulaires côte à côte intégrant toutes les nouvelles technologies
d’infodivertissement et d’aide à la conduite.
Pas de traction intégrale, même si la Leaf ressemble à un petit VUS. Le modèle de base est proposé avec un moteur développant 174 chevaux à l’aide d’une batterie de 53 kWh. Pour les modèles S+, SV+ et Platinum +, le moteur atteint 214 chevaux grâce à une batterie de 75 kWh. Muni de la batterie la plus performante, la Leaf affiche une autonomie de 488 km. La thermorégulation de la batterie et la pompe à chaleur écoénergétique seraient mieux adaptées aux hivers trop froids, comme en témoignent les tests ayant été effectués par Nissan dans le nord du Québec.
Subaru Solterra : le retour
En 2025, Subaru avait suspendu l’importation du Solterra devant le peu de succès rencontré. On lui avait préféré son presque jumeau identique, le Toyota bz, qui se démarque par une autonomie plus intéressante. Prise 2 en 2026 pour le Solterra, qui revient avec la correction de son plus grand défaut : une sous-motorisation. Elle passe de 215 à 338 chevaux, permettant une autonomie estimée à 450 km.
Pas de grand changement à l’intérieur. L’immense écran tactile rectangulaire trône en
extension au milieu de la planche de bord. Un copier-coller de ce que l’on retrouve dans le Toyota bz, avec comme seule originalité un volant de forme rectangulaire, qui demande un temps d’adaptation, mais qui, selon le constructeur, permettrait une meilleure consultation de l’écran qui se trouve derrière le volant. Le Solterra, malgré ses allures de baroudeur, est avant tout un véhicule familial, axé sur la polyvalence. On ne sait si des versions plus sportives ou tout-terrain font partie des plans de Subaru. Cependant, le constructeur japonais a mis toutes les cartes dans son jeu pour que ce second départ soit le bon.
Reste la question la plus importante : choisir le Subaru Soltera ou le Toyota bz ? Les deux modèles sont identiques aussi bien dans leur présentation que dans leur motorisation, et les prix se retrouveront dans la même fourchette, entre 54 000 $ pour les versions de base et 64 000 $ pour les versions les mieux équipées.
Hyundai Palisade 2026 : plus luxueux et à peine plus cher
La lutte est rude entre les VUS intermédiaires produits actuellement. Hyundai a choisi de donner un coup de jeunesse à son Palisade en mettant l’accent sur le confort des passagers et la polyvalence plus que sur l’expérience de conduite. Construit en Corée du Sud, il échappe de plus aux taxes douanières imposées par les États-Unis.
Esthétiquement, le constructeur coréen a choisi de lui donner un look qui évoque les modèles les plus récents de la marque, même si on peut lui reprocher de s’être inspiré du style de certains modèles Range Rover. Ce choix a permis d’améliorer le coefficient aérodynamique. La version la plus intéressante est celle baptisée Ultimate Calligraphy, qui offre un équipement digne des véhicules plus luxueux, l’ensemble pour moins de 70 000 $.
Un exploit.
À titre d’exemple, soulignons les sièges chauffants motorisés aux trois rangées. Sur simple pression d’un bouton, les sièges arrière et de la banquette se replient pour former un plancher plat. Deux caméras à l’intérieur permettent de filmer en continu, aussi bien lorsque le véhicule est en mouvement qu’à l’arrêt. On ajoute également une connectivité la plus développée, incluant une clef numérique. Bref, le Palisade pourrait porter l’écusson Genesis, la filière luxueuse de Hyundai, pour un prix plus raisonnable.
Sous le capot, l’ancien V6 de 3,8 L pour un V6 de 3,5 L. Une perte de puissance relative, mais qui réduit un peu les émissions polluantes. Cependant, le Palisade 2026 ne consomme pas moins que la génération qu’il remplace.
Véhicule à vivre plus qu’à conduire, le Palisade n’est pas un foudre de guerre sur route, mais il reste un bon choix si l’on doit avaler des kilomètres avec une petite famille, par exemple, pour des vacances.
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