Mercredi, 7 Décembre 2022
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    One of Us is Lying (Qui ment ?): Le mystère de la chambre close!

    Cinq étudiants en dernière année du secondaire se retrouvent en retenue : une beauté, un athlète, une superformante, un délinquant en probation et un marginal/cause désespérée. À première vue, on penserait se trouver devant la distribution du film The Breakfast Club, de John Hugues, mais la prémisse se conclut cependant par un dénouement surprenant. En effet, dès le premier épisode, de la série One of us is lying (Qui ment?, en français), l’un d’entre eux ne sortira pas vivant de la punition imposée!


    La référence au film est cependant on ne peut plus claire et le décor même de la salle de retenue évoque l’esthétique du film de 1985. La conclusion tragique n’est cependant que le point de départ de la série puisque la police détermine assez rapidement que seule l’une des personnes présentes sur place a pu commettre le crime. Qui des étudiants ou du professeur est donc coupable? Cette variation sur le mystère de la chambre close soulève immédiatement d’intrigantes questions!


    La victime, Simon (Mark McKenna), était l’auteur d’un blogue où il se faisait un malin plaisir de révéler les malversations se déroulant dans l’école ainsi que les secrets de certains étudiants dont il jugeait les actions inacceptables. Nul surprise donc qu’il soit marginalisé par ses pairs. Celui-ci détenait par ailleurs un secret bien juteux et explosif sur chacun de ses codétenus. La réunion des cinq étudiants, au cœur d’une même retenue, se révèle éventuellement basée sur des coïncidences un peu troubles : l’un d’eux a-t-il cherché à les réunir afin de brouiller les pistes en multipliant les coupables potentiels?

    Addy (Annalisa Cochrane) est une meneuse de claque très populaire qui cherche désespérément à cacher une infidélité à son copain. Cooper (splendide Chibuikem Uche) est un joueur de baseball prometteur qui dissimule à tous son orientation sexuelle. Bronwyn (Marianly Tejada) est une élève qui ne pense qu’à performer pour entrer à Yale, mais dont les résultats académiques cachent certaines irrégularités. Finalement, Nate (Cooper van Grootel) est un dealer de drogue en probation qui continue d’exercer ses ventes illégales. Chacun a donc quelque chose à perdre si la vérité est révélée!
    Les circonstances vont obliger les quatre survivants à faire équipe afin de contrer les accusations dont ils sont l’objet puisque même s’ils se méfient les uns des autres, ils font face au regard accusateur, ou à tout le moins équivoque, de tous les résidents de la ville. Par ailleurs, se pourrait-il que quelqu’un d’autre soit responsable? En effet, la mort de Simon aurait dû signifier la fermeture du blogue, mais quelqu’un continue de l’alimenter en y révélant des secrets.


    Un récit fort bien ficelé qui balance avec adresse une intrigue principale autour de l’identité du meurtrier/délateur ainsi que les enjeux personnels de chacun des protagonistes, de même que les relations à la fois conflictuelles et amicales qui se tissent entre ces derniers. Du côté de Cooper, on assiste à une progression fort bien menée au regard de son identité, ses amours, ainsi que les relations tendues qu’il entretient avec son père. Addy progresse éventuellement d’un état où elle n’existe qu’en fonction de son petit copain vers une indépendance plus saine. Bronwyn prend de la distance face à un futur ultra conformiste et Nate, au cœur d’un arc assez bien articulé, s’extirpe progressivement d’une vision où son futur se résume à n’être que misère et délinquance. À noter qu’une intrigue secondaire, assez importante, met également en scène une relation amoureuse intervenant entre deux étudiantes.

    Chaque épisode amène son lot de révélations et de retournements de situations et la conclusion en surprendra sans doute plusieurs. Les acteurs font preuve d’une assez grande justesse dans l’interprétation et il serait presque péché de ne pas souligner la plastique spectaculaire de Chibuikem Uche qui, sportif oblige, nous offre le bonheur de régulièrement retirer ses t-shirts et présenter ses abdos. Il ne faut par ailleurs pas se surprendre de la maturité physique des étudiants de « 17 ans » puisque, fidèle à la tradition américaine des séries mettant en scène des jeunes, la moyenne d’âge des acteurs est de 26 ans.


    La série a connu un tel succès que Peacock a lancé la production d’une seconde saison puisque, malgré une résolution des intrigues, elle nous laisse sur un cliffhanger intrigant. La série est disponible sur Stack, via Prime Video. Un doublage français existe, mais ne semble pas être encore disponible au Canada.


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