Dimanche, 25 février 2024
• • •
    Publicité

    FTA 2023, une grande place à la jeunesse mais aussi à la maturité

    Comme pour les années précédentes, le FTA 2023 se révèle un incontournable miroir, à travers la danse et le théâtre, de ce que nous sommes comme êtres humains. L’art n’est jamais déconnecté de nos préoccupations et de nos inquiétudes, bien au contraire, il nous éclaire, souligne les biais de nos visions trop souvent étriquées. Et si l’art ne change pas le monde, il nourrit ce qui est essentiel en chacun et chacune de nous : l’espoir. Et c’est déjà beaucoup. Cinq spectacles ont déjà été dévoilés et les billets sont en prévente sur le site du FTA.

    Ce sera l’occasion de découvrir le travail de la chorégraphe irlandaise, Oona Doherty, avec Navy Blue. Première pièce de groupe pour celle qui a grandi dans les banlieues populaires  de Belfast, qui ont servi de terreau à sa création. Bien évidemment, il est question de colère, de frustration et de masculinité à déconstruire.

    L’Étang / Gisele Vienne – photo Jean-Louis Fernandez

    Comme Oona Doherty, Gisèle Vienne possède plusieurs cordes à son arc. Chorégraphe, metteure en scène, photographe et réalisatrice, sans oublier la musique qui tient une place particulière dans son travail, puisqu’elle la « voit » partout, aussi bien dans les couleurs, que dans les mouvements et les mots. Elle présentera L’étang, une adaptation d’un court texte de l’écrivain et poète suisse de langue allemande, Robert Walser. Au-delà de la trame du roman, c’est l’occasion, pour Gisèle Vienne, de s’interroger sur les sentiments en jeu dans la conformité ou l’opposition aux normes familiales et sociales, mais aussi de s’interroger sur notre relation au théâtre et aux normes que nous acceptons sans jamais les confronter.

    La Chambre des enfants / Anne-Marie Ouellet – photo Jonathan Lorange

    In My Body de Crazy Smooth. Le danseur et chorégraphe break  de Gatineau, et sa compagnie connue sous le nom de Bboyzim , participe à l’émergence des danses nées dans la rue et contribue à leur faire une place dans le monde de la danse institutionnelle. Avec In My Body, l’artiste a choisi de s’intéresser au corps vieillissant des danseurs et danseuses de break. Il insiste dans sa démarche pour que ce type de danse mette en lumière l’expression plus que le spectaculaire. Avec neuf autres danseurs et danseuses âgé.e.s de 24 ans à 58 ans, Crazy Smooth  n’hésite pas à bousculer les normes et les codes et à mélanger les identités et les âges.

    In My Body / Crazy-Smooth – photo Jerick Collantes

    La compagnie québécoise L’eau du bain présentera un diptyque, White Out et La chambre des enfants. La compagnie s’est fait connaitre et reconnaitre par ses créations performatives et en mettant l’accent sur la production de sens par les sons et les couleurs. Inspiré librement du roman La maladie de la mort de Marguerite Duras, White Out est un voyage autour de la présence de l’absence, quand l’espace est rempli pour celui ou celle qui n’est plus là, quand l’hiver s’installe au plus profond de soi. Dans le second spectacle, La Chambre des enfants, comme le titre l’indique, sept jeunes âgés de 7 à 13 ans sont à l’honneur et investiront cette chambre d’enfants imaginaire, dans laquelle chacun.e pourra découvrir un écho à son propre univers. Le spectacle s’adresse à un jeune public, une première pour le FTA qui souhaite ainsi amener l’art vivant aux enfants.


    INFOS | 17E édition du FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES (FTA)
    Du 24 mai au 8 juin 2023 — Dévoilement compet le 21 mars !

    Consultez les détails sur fta.ca

    Abonnez-vous à notre INFOLETTRE!

    Du même auteur

    SUR LE MÊME SUJET

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici

    Publicité

    Actualités

    Les plus consultés cette semaine

    Publicité