Samedi, 6 Décembre 2025
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    Une étude bientôt lancée sur la réalité de la communauté LGBTQ+ francophone au Nouveau-Brunswick

    L’Université de Moncton, en collaboration avec l’organisme AlterAcadie NB, s’apprête à lancer une étude inédite sur l’impact des crimes haineux sur la santé mentale des personnes LGBTQ+ francophones au Nouveau-Brunswick.

    Cette recherche sera menée par deux professeures de l’Université, Kim Dubé, du Département de sociologie et de criminologie, et Marie-Pier Rivest, de l’École de travail social, avec l’appui de Marie-Lou Blanchard, coordonnatrice de recherche.

    « On souhaite vraiment documenter l’expérience des personnes LGBTQ+ francophones, en particulier ce qu’elles vivent en lien avec la haine, les crimes haineux, les comportements haineux. Il n’existe actuellement aucune donnée à ce sujet au Nouveau-Brunswick », explique Marie-Lou Blanchard.

    Un contexte national inquiétant
    Selon Statistique Canada, les crimes haineux ciblant les personnes LGBTQ+ déclarés par la police ont augmenté de 90 % au Canada entre 2020 et 2022. Les chercheuses souhaitent donc dresser un portrait spécifique à la réalité des francophones de la province, encore largement méconnue.

    Une recherche fondée sur les témoignages
    L’étude débutera à l’automne 2025 et s’appuiera sur des entrevues anonymes et confidentielles, recueillant les récits de membres de la communauté LGBTQ+ francophone ayant été exposés à des actes haineux ou discriminatoires.

    « Évidemment, on souhaiterait qu’il n’y ait que peu de personnes concernées. Mais on sait que ces vécus existent, et il est important de leur donner une voix », souligne Mme Blanchard.

    Un projet sur deux ans
    Les travaux s’étendront sur deux années et visent à produire des résultats concrets pour aider la communauté à se sentir plus en sécurité dans l’espace public et dans ses interactions avec les institutions.

    Les chercheuses espèrent que leurs conclusions permettront de mieux outiller les milieux communautaires, les professionnels de la santé et les décideurs publics pour lutter contre la haine anti-LGBTQ+ et ses conséquences psychologiques.

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