Plus d’une dizaine de jours de spectacles (du 31 juillet au 10 août), Fierté Montréal bonifie encore sa programmation pour mieux refléter la diversité — toute la diversité — et mettre en valeur des artistes qui ont à cœur de représenter les communautés LGBTQ2S+. Une grande fête pour toustes, aux couleurs de l’arc-en-ciel. Et on en redemande.
Chris Ngabonziza, responsable de la programmation et du développement artistique de Fierté Montréal, se réjouit de l’édition 2025, sa troisième à la barre du festival. « En toute humilité, j’ai l’impression que la programmation de cette année est une sorte de synthèse de ce que nous avons fait depuis 2022. Nous avons poussé la démarche d’inclusion encore plus loin, dans la continuité des trois dernières éditions. »
Bien sûr, on retrouve les grands spectacles sur l’Esplanade du Parc olympique — 100% Drag, DistinXion, Xcellence et le Méga T-Dance, tous très attendus, et sur l’Esplanade Tranquille (en collaboration avec le Quartier des spectacles). Et nouveauté cette année, la programmation dans le Village s’est beaucoup développée. Outre la journée communautaire, on proposera des spectacles dans le Village — pas juste de l’animation, comme ce fut le cas l’an dernier — grâce à une scène mobile qui se déplacera, au fil de la grande semaine de célébration, à différents carrefours de la rue Sainte-Catherine (dont aux angles de Papineau, de Saint-Christophe).
« Le Village est le cœur symbolique de nos communautés», explique Chris Ngabonziza. Et, en discussion avec la SDC du Village, nous voulions y proposer des spectacles accessibles, sans que le public ait à se déplacer jusqu’au Parc olympique, afin d’assurer une présence festive dans la rue tout au long de l’événement. » À cela ajoutons le retour des Journées communautaire, le vendredi 8 août et le samedi 9 août, ainsi qu’un nouveau Marché Arc-en-ciel, le weekend précédent.
Baptisée Scène Devato, cette plateforme accueillera plusieurs groupes et performances. Retenons notamment une thématique latine, les Diabolo Boylesques, la soirée Complètement Gaga, ou encore Le bus-école de Bimbo, un spectacle destiné aux enfants.
Inclure tout le monde sur scène et ne laisser personne de côté relève parfois de la quadrature du cercle. Mais Fierté Montréal s’y engage chaque année avec constance. «Dans la programmation, 47 % des artistes invité·e·s s’identifient au féminin», précise Chris Ngabonziza, « 45 % sont issu·e·s de communautés racisées, et 98 % se revendiquent comme appartenant aux communautés LGBTQ. » Et parmi elles et eux, de nombreuses personnes trans et non binaires.

Autre élément à souligner : 80 % des artistes proviennent du Québec ou du Canada. «Nous avons un peu plus de participation internationale cette année : 20 %, contre 17,5 % l’an dernier », ajoute-t-il. Outre dans le Village, les célébrations s’étendent d’Ouest en Est. À l’est, l’Esplanade olympique ; à l’ouest, l’Esplanade Tranquille. Cette dernière, charmante et en plein cœur du Quartier des spectacles, offre un lieu tout désigné pour les festivités.
La scène de l’Esplanade Tranquille accueillera ImmiX, où se succéderont Lisa LeBlanc, Martie St-Claire, Fernie, Gabrielle Destroismaisons, Sofia Nolin, Calamine, Lennikim et Angelo. L’Esplanade Tranquille risque d’être… un peu moins tranquille, pour une excellente cause.
À ne pas manquer non plus : le retour de Mundo Disco, grande célébration du disco et des musiques qui ont marqué les luttes et les fêtes LGBTQ2S+, le 2 août, ainsi que le spectacle FeminiX, présenté le 1er août.
Les femmes et les lesbiennes seront aussi d’une autre soirée emblématique. « Pour la première fois, avec le spectacle DistinXion, présenté sur l’Esplanade olympique le 8 août en soirée, il y aura trois grands noms féminins sur scène : Fifi Dobson, Charlotte de Witte et G Flip, explique Chris Ngabonziza avec une certaine fierté. Nous sommes la seule Pride au monde à avoir un tel positionnement envers les communautés féminines. »
Cet article ne fait qu’effleurer la richesse de la programmation de l’édition du Festival Fierté Montréal au cours de laquelle seront présentées plusieurs expositions (dont l’exposition La fierté a ses drapeaux produite par Fugues), des courts métrages et des documentaires en collaboration avec l’ONF et Image+Nation, des panels de discussions, des spectacles d’humour, de drags et de chansons et pleins de rencontres communautaires : la dizaine de jours d’activités du Festival Fierté Montréal promet de satisfaire même les plus exigeant·e·s. Un simple coup d’œil au site de Fierté Montréal suffit pour se convaincre de l’étendue de l’offre et des découvertes à faire. De quoi occuper pleinement les soirées du début août — sous le signe de la fête, du partage et de l’espoir. Et franchement, on en a bien besoin.
INFOS | https://fiertemontreal.com

