Samedi, 28 mars 2026
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    Essence en hausse, virage électrique?

    Il suffit d’un conflit dans une zone névralgique où s’effectue le transport du pétrole pour que les prix à la pompe s’affolent. Le conflit irano-israélo-américain a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz, là où transite 20 % de la production mondiale de pétrole. Résultat : à l’échelle mondiale, on constate une augmentation du prix de l’essence à la pompe. Mais l’impact se fait sentir aussi sur les prix des biens à la consommation et sur ceux des denrées dans les secteurs de l’importation et de la distribution.

    Les économies étant aujourd’hui interdépendantes, une guerre qui se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous et dans laquelle le Canada et le Québec ne sont pas engagés entraîne des conséquences sur le portefeuille. Et nous restons impuissant.e.s face à des populations civiles, comme aujourd’hui en Iran et au Liban, qui sont les premières victimes de tout conflit armé.

    Peut-être que le yoyo des prix de l’essence à la pompe convaincra certain.e.s d’entre nous de se tourner vers les véhicules électriques, oubliant que, dès 2027, le Québec taxera les propriétaires de véhicules électriques de 500 $ tous les deux ans et les propriétaires de véhicules hybrides de 250 $.
     
    Actuellement, pour avoir droit aux subventions, le véhicule électrique choisi ne doit pas dépasser 50 000 $ à l’achat. Au Québec, on a le choix entre une dizaine de véhicules. Le moins cher actuellement disponible est le Kia EV4, qui se détaille autour de 42 776 $. Confortable, logeable, agréable à conduire, bien équipé en technologie, il s’avère un bon choix, même si son autonomie peut sembler un peu juste avec 391 km. Pour un prix équivalent, vous pouvez choisir la Fiat 500e. Sympathique, cette citadine se faufile partout et serait un excellent choix pour ceux et celles qui ne quittent jamais les grands centres urbains et surtout qui n’ont pas besoin de beaucoup d’espace. Enfin, son autonomie de 227 km peut être un frein, sachant que l’on ne peut faire un aller Montréal-Québec d’une seule traite. Amusante, sympathique, agile, la Fiat 500e représente plus un coup de cœur qu’un choix raisonné. Côté américain, seuls deux véhicules accèdent aux subventions et ils sont construits par GM. Le Chevrolet Equinox EV, qui trône au sommet des ventes en se classant second dans les ventes de VÉ (véhicules électriques) au Canada en 2025. Avec un prix de 46 625 $, une autonomie de 513 km, son habitacle spacieux, la disponibilité d’un rouage intégral, l’Equinox EV constitue un choix averti, à condition de se contenter de la livraison de base, LT, sans options.
     
    Déjà présent sur nos routes depuis une dizaine d’années, le Chevrolet Bolt a fait ses preuves. La nouvelle génération a reçu plusieurs améliorations, technologiques, entre autres, ou encore une recharge de batterie plus rapide. Mais, sachez que la production prendra fin en 2027. Offrant 422 km d’autonomie, le petit véhicule est vendu pour 43 425 $.
     
    Ce sont encore les Japonais et les Coréens qui dominent le marché des véhicules électriques abordables avec le Kia EV4, en attendant l’arrivée des véhicules chinois importés dont le prix, selon les accords passés entre le Canada et le gouvernement de Xi Jinping, ne dépassera pas la barre des 50 000 $.

     
    Passons rapidement sur la Toyota BZ X4 qui, malgré des améliorations pour le modèle 2026, a du mal à s’imposer. On lui reproche entre autres une technologie conservatrice, des performances modestes, ou encore une instrumentation difficile à utiliser. Son autonomie est convenable, 380 km, mais pour un véhicule de ce prix (48 995 $), une centaine de kilomètres supplémentaires ne représenterait pas un luxe. 

    CHEVROLET BOLT

    Le meilleur choix pour les aficionados de Toyota ou de Subaru serait donc le C-HR pour le premier et le Uncharted pour le second. Deux frères jumeaux qui ne se distinguent que par le côté esthétique. Le prix est, lui aussi, équivalent entre les deux modèles. L’autonomie peut frôler, selon les versions, 500 km, et l’on bénéficie d’un véhicule de qualité, extrêmement logeable et qui propose un rouage intégral. Le tout, pour 48 300 $ pour le Toyota et 45 857 $ pour le Subaru. Moins cher et mieux conçu que le Toyota BZ X4.
     
    Peu se souviennent de l’esthétique étrange de la première LEAF. Un fer à repasser sur roues, disaient certains dans mon entourage. Nissan a présenté une nouvelle mouture beaucoup plus séduisante, que le constructeur considère comme un multisegment. Le style a été revu de fond en comble et devrait trouver son public. Un peu plus cher que la version 2025, 47 921 $, pour une autonomie variant entre 417 km et 488 km, selon les versions. Une seule motorisation avec une batterie de 75 kWh est disponible. Nissan avait pensé à une version moins onéreuse avec une batterie plus petite (52 kWh), mais il a renoncé à ce projet.
     
    Du côté des Coréens, outre le Kia EV4 présenté plus haut, s’ajoute un modèle bien connu, le Niro EV qui, selon les projections, disparaîtra à court terme. Ce petit multisegment se caractérise par un volume intérieur impressionnant et d’une excellente fiabilité, tout en étant doté d’une autonomie satisfaisante (408 km), le tout pour un prix de base de 48 726 $.
     
    Prévu pour le printemps 2026, Kia présente un nouveau joueur : le EV5. Pour simplifier, imaginez un Kia EV9 qui aurait rétréci. Le constructeur coréen a repris le style cubique du EV9, assurant ainsi au EV5 une grande logeabilité, tout en ayant un encombrement réduit. Selon la batterie choisie, l’autonomie sera de 335 km ou de 457 km, chiffres avancés par le constructeur. Avec un prix d’attaque annoncé de 46 776 $, cela demeure un choix intéressant pour obtenir un véhicule qui offre toutes les qualités pour les besoins d’une petite famille, par exemple.
     
    La marque sœur de Kia, Hyundai, propose de son côté, dans la même fourchette de prix, le Kona EV. La ligne est séduisante et sympathique, même si les lignes incrustées autour des ailes des roues, ou encore celles qui ceinturent la caisse peuvent surprendre. Le Kona se démarque par son look, ce qui est un plus, tant aujourd’hui les véhicules électriques se ressemblent. De plus, le Kona EV se classe au sommet de sa catégorie dans les essais des VUS sous-compacts. Un seul bémol : le rouage intégral n’est pas disponible. L’autonomie est quant à elle tout à fait acceptable, avec ses 420 km. Le prix de départ du Kona EV est fixé à 47 090 $.
     

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