Mercredi, 18 mai 2022
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    Gabriel

    À l’aube de sa retraite, lors d’un souper sinistre en compagnie de son épouse et de sa fille, Gabriel réalise qu’il a gâché sa vie et que rien dans celle-ci ne le satisfait vraiment. 

    Sa relation avec son épouse est, et a toujours été, placée sous le signe de l’amitié plutôt que de l’amour; sa fille et lui se manifestent une indifférence empreinte néanmoins de tendresse; son fils est un être méprisant et fat dont la simple évocation lui donne des frissons dans le dos.

    Après un repas qui se termine en catastrophe, il décide de faire une promenade, achète un billet de train et se retrouve bientôt loin de chez lui à faire ce qu’il a toujours aimé : chanter. Le hic, c’est qu’il chante le Ave Maria dans une boîte de travestis vêtu d’une robe fourreau noire, mais il s’en balance puisqu’il fait enfin quelque chose qui le satisfait pleinement.

    Le bonheur ne peut malheureusement pas être parfait. Sa famille le retrace et il est éventuellement placé en institution où il devra apprendre à composer avec l’intolérance de ses proches qui ne peuvent accepter qu’il puisse trouver une quelconque satisfaction dans ce qui constitue à leurs yeux un déséquilibre mental des plus évidents.

    Se composant un masque de “normalité”, il cherchera par tous les moyens à échapper à la prison que constitue l’hôpital psychiatrique et à sa famille pour retrouver un bien-être qui lui échappe.

    Un roman qui va droit à l’essentiel et nous fait pénétrer de plain-pied dans ce qui constitue encore un grand tabou.

    Gabriel / Valérie Tong Cuong. Paris : NiL, 1999. 159p.

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