Jeudi, 16 septembre 2021
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    Plus de 175 transgenres assassinés en 2020 au Brésil

    Au moins 175 personnes transgenres ont été assassinées au Brésil en 2020, des chiffres en augmentation sous la présidence de Jair Bolsonaro.

    2020 a été l’une des années les plus meurtrières pour les personnes trans au Brésil depuis le début des statistiques sur les crimes de haine, selon le groupe de défense National Association of Travestis and Transexuals of Brazil (ANTRA).

    Selon son décompte, une personne trans a été assassinée tous les deux jours dans ce pays de 211 millions d’habitants.

    L’année dernière, la violence a augmenté de 29% au Brésil par rapport aux 124 décès enregistrés en 2019. De 2017 à 2020, 641 personnes trans ont été assassinées.

    La grande majorité des victimes en 2020 faisaient partie des groupes les plus marginalisés de la société brésilienne: les Noirs (78%), les personnes âgées de 15 à 29 ans (56%) et les personnes engagées dans le commerce du sexe (72%).

    «C’est exactement dans ce scénario que se trouve l’écrasante majorité des victimes, ayant été forcées à se prostituer en raison du manque d’opportunités, étant dans une grande vulnérabilité sociale et exposées aux taux de violence les plus élevés, à toutes sortes d’agressions physiques et psychologiques», lit-on dans le rapport de l’ANTRA.

    Un chiffre témoigne de l’apparente impunité ressentie par les transphobes violents: sept décès trans sur 10 au Brésil se sont produits dans un espace public.

    L’État de São Paulo a connu le plus grand nombre de meurtres transphobes, avec 29 personnes trans tuées. Ceará a suivi avec 22 meurtres et Bahia, avec 19. Ces trois États du Brésil ont enregistré pendant quatre années consécutives le plus grand nombre de meurtres.

    L’augmentation de cette violence est mise sur le compte du président brésilien Jair Bolasonaro, un «homophobe fier» autoproclamé, par les militants LGBT.

    Et le nombre de morts est peut être encore plus élevé, préviennent-ils. De nombreux meurtres de trans brésiliens sont mal gérés par les autorités, ce qui signifie que des décès de cette nature peuvent ne pas être signalés au Brésil.

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