Mardi, 21 avril 2026
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    Calum Scott, plus heureux que jamais et prêt pour l’« avenoir »

    Si, au cours des dernières années, Calum Scott a fait pleurer plus d’un avec certaines de ses chansons, notamment sa reprise de l’iconique Dancing on My Own de Robyn, le chanteur britannique affirme aujourd’hui n’avoir jamais été aussi heureux. Il dévoile cet automne son troisième album, Avenoir, qu’il viendra présenter à Montréal en avril dans le cadre de deux spectacles — dont un qui s’est rapidement retrouvé complet. « Il se pourrait que ce soit le spectacle qui s’est vendu le plus vite de toute ma carrière », lance-t-il avec enthousiasme. Entrevue.

    Peux-tu nous en dire plus sur ce titre d’album, Avenoir?
    Calum Scott : J’avais déjà écrit les chansons de l’album, puis je me suis demandé :
    « Est-ce que je veux que ce soit un album-concept? Est-ce que je veux qu’il soit éponyme? » La différence avec mes précédents projets, c’est que cette fois-ci, j’ai plus confiance en moi, je crois davantage en mes capacités et je suis plus heureux que jamais, autant sur le plan personnel que professionnel. Ça m’a permis d’aller plus loin sur le plan créatif, au-delà de la musique.

    J’ai toujours eu un peu peur de me lancer dans un projet conceptuel ou plus artistique, mais avec cet album, je voulais oser. Un jour, alors que je faisais du doomscrolling (défilement sans fin) sur Instagram, je suis tombé sur le mot Avenoir, qui veut dire « le désir de voir ses souvenirs à l’avance ». Je me suis dit : « Ooh, c’est profond! » et je me suis mis à faire des recherches. C’est un mot inventé par John Koenig pour désigner l’idée de voir ses souvenirs s’approcher de soi au lieu de s’éloigner. Dans son livre, il explique qu’on pourrait alors savoir à l’avance quelles amitiés dureraient le plus longtemps, à quoi ressemblerait son mariage, quels seraient les plus beaux jours de sa vie… et comment on pourrait aussi se préparer aux pires.

    Comment ce terme s’est-il arrimé avec le contenu de ton nouvel album?
    Calum Scott : En écrivant l’album, j’ai réfléchi à ma propre relation avec le temps.
    J’ai beaucoup chanté sur le regret et la tristesse, sur les choses que j’aurais aimé faire autrement, mais aussi sur l’avenir. Il y a même une chanson qui est une lettre d’amour à mon futur enfant. Après avoir exploré les deux extrêmes — le passé et le futur — je me suis rendu compte que ne pas savoir ce qui nous attend, c’est en fait la vraie magie de la vie.

    L’incertitude permet d’être ambitieux, optimiste et de vivre pleinement. Ça nous pousse presque à relever le défi de vivre sans regrets. Et je crois que c’est très d’actualité : beaucoup de gens sont obsédés par le passé ou par l’avenir… et on en oublie de vivre dans le présent, non?

    Le terme Avenoir fait écho au regret, au passé et au futur. As-tu des regrets?
    Calum Scott : Non, je ne changerais rien. On me demande souvent : « Si tu pouvais remonter le temps, que ferais-tu différemment? » ou « Que dirais-tu à ton jeune toi? » Avec le titre de cet album, je sais que cette question reviendra encore plus, et j’adore ça, parce que ma réponse reste la même : je ne changerais rien. Bon, peut-être que je boirais un peu moins de vin! (rires). Mais honnêtement, je revivrais tout exactement pareil, parce que je crois que ce sont nos expériences — bonnes comme mauvaises — qui nous façonnent. Récemment, j’ai participé à Star Académie ici à Montréal, et j’ai dit aux candidats qu’il y a une vie après l’émission : il faut travailler fort, continuer de cogner aux portes et accepter l’échec. Ne laissez jamais un échec vous détourner de vos objectifs. Beaucoup de gens te connaissent grâce à ta reprise de Dancing on My Own de Robyn.

    As-tu eu beaucoup de retours de la part de personnes LGBTQ+?
    Calum Scott : Mon parcours LGBTQ+ n’a pas été simple. Au-delà de mon adolescence et de mon coming out, j’ai longtemps eu peur de parler de ma sexualité dans l’industrie musicale. À cause de l’homophobie intériorisée et de l’anxiété, je craignais que si je disais que j’étais gai, les gens cesseraient d’écouter ma musique. Ce qui, avec du recul, est absurde, parce que j’ai vécu tout le contraire.

    Avec Dancing on My Own, j’ai volontairement gardé le fait que je m’adressais à un homme. C’était important pour moi que la chanson reflète ce que je vivais. La communauté LGBTQ+ s’y est reconnue, mais c’est surtout avec ma propre musique que j’ai senti un vrai lien se créer. Ma chanson No Matter What, sur mon premier album, raconte mon coming out. Je reçois encore aujourd’hui d’innombrables messages de gens touchés par ce titre, et je vois souvent des spectateurs en larmes quand je la chante. C’est incroyable.

    Je suis fier que mes expériences aient nourri une plateforme qui aide les gens à se sentir représentés, compris et moins seuls. Ma relation avec la communauté LGBTQ+ s’est vraiment solidifiée grâce à mes propres chansons.

    Quelle relation entretiens-tu avec le Canada?
    Calum Scott : J’aime profondément le Canada. J’ai beaucoup de famille ici, et chaque fois que j’y viens, je suis accueilli à bras ouverts. En fait, j’aimerais pouvoir y faire encore plus : davantage de concerts, dans des villes et des marchés plus petits. J’en ai même discuté avec mon équipe. Je suis très reconnaissant aux Canadiens de m’avoir accepté tel que je suis. Pour moi, le pays est devenu une deuxième maison. Quand je viens ici, je peux être totalement moi-même, et c’est grâce au soutien des gens. Alors, merci du fond du cœur.

    INFOS | Avenoir est le troisième album studio de l’auteur-compositeur-interprète anglais Calum Scott, dont la sortie est prévue le 10 OCTOBRE 2025.

    https://www.calumscott.com

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