Mercredi, 17 août 2022
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    Le directeur artistique du Béjart Ballet pourra continuer mais sera encadré

    Plongé dans la tourmente après des accusations de harcèlement, le Béjart Ballet de Lausanne a annoncé une série de réformes vendredi pour redresser la barre, mais Gil Roman, le directeur artistique un temps mis en cause, reste à son poste.

    En revanche, «en raison de comportements répétés de harcèlement sexuel, le directeur de production a été licencié pour justes motifs avec effet immédiat», souligne un communiqué diffusé par le Conseil de Fondation, qui chapeaute le prestigieux ensemble de danse fondé par Maurice Béjart en 1987.

    Il a annoncé toute une série de nouvelles mesures, guidé par les conclusions d’un audit indépendant, qui signale «de sérieux problèmes comportementaux, de communication et de gestion des émotions».

    Gil Roman, qui a pris la direction artistique en 2007 à la mort de Maurice Béjart et «dont les brillantes qualités créatives sont unanimement reconnues dans l’audit, poursuivra sa mission de chorégraphe et directeur de ballet avec un soutien et un encadrement spécifiques», précise la Fondation dans un communiqué. Et cela malgré «une série de dysfonctionnements en matière de ressources humaines et de communication».

    Le rapport relate notamment «des attitudes inacceptables et vulgaires, parfois impulsives, colériques voire injurieuses sur le plan de la communication ou de la relation à autrui». Mais souligne le Conseil de Fondation, «le rapport d’audit n’atteste en rien les rumeurs faisant état de harcèlement d’ordre sexuel, d’homophobie, de consommation ou trafic de cocaïne ou encore de népotisme de la part du directeur artistique».

    Gil Roman sera donc encadré et travaillera avec le nouveau maître de ballet au développement de la troupe et de l’école, elle aussi touchée par de «graves manquements» qui avaient conduit au limogeage du directeur Michel Gascard et de son épouse Valérie Lacaze, également régisseuse de l’école.

    Le nouveau dispositif mis en place comprend aussi une directrice ou directeur général, qui sera responsable de l’ensemble des activités “y compris la future école appelée à succéder à l’Ecole-Atelier Rudra Béjart, fondée par le maître de la danse contemporaine en 1992. Un responsable des ressources humaines sera également recruté et une commission du personnel sera mise sur pied.

    La Fondation promet aussi un planning et des vacances mieux structurés, la consolidation du plan de santé, une politique de tolérance zéro en matière de consommation d’alcool ou de stupéfiants et de tout comportement inapproprié, ainsi qu’une révision de la politique salariale.

    Rédaction avec AFP

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