Samedi, 13 août 2022
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    17,9 millions de dollars pour accroître le dépistage du VIH au Canada

    Cette annonce du ministre de la Santé du Canada, Jean-Yves Duclos répond à des critiques d’organismes à propos du coût des autotests. Au début de la Conférence internationale sur le sida, qui se tient au Palais des congrès, le directeur général de COCQ-Sida, Ken Monteith, avait rappelé que ces autotests coûtent 35 $ chacun et que leur approbation n’est survenue qu’en 2020, huit ans après les États-Unis. 

    « Bien qu’il s’agisse d’une étape importante pour de nombreuses personnes touchées par le VIH, nous sommes conscients qu’il reste encore beaucoup à faire », a déclaré le ministre Duclos. Discret, rapide, facile à effectuer chez soi… L’autodépistage du VIH deviendra plus accessible au Canada, où des milliers de personnes vivent avec le virus de l’immunodéficience humaine sans le savoir; un facteur qui contribue à la transmission continue.

    Les autotests seront remis, entre autres, à des organismes desservant les communautés autochtones, noires, LGBTQ2, et les usagers de drogues. Les organismes communautaires déjà impliqués dans l’attribution de trousses d’autotests du VIH depuis leur approbation en 2020 en distribueront de nouvelles à plus grande échelle, notamment auprès des populations touchées par le VIH, grâce à un financement de 8 millions de dollars.

    La pandémie de COVID-19 a démontré les atouts de cette catégorie de tests à faire chez soi, fait valoir l’Agence de la santé publique du Canada, qui en reconnaît la grande utilité auprès des communautés éloignées, où l’accès au dépistage s’avère plus complexe.

    Le Canada investira également 9,9 millions de dollars pour appuyer les travaux du Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg, a ajouté le ministre de la Santé.

    Les taux d’incidence du VIH sont 60 fois plus élevés chez les personnes qui s’injectent des drogues, environ 40 fois plus élevés chez les homosexuels, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes sexuellement actifs, et presque quatre fois plus élevés au sein des populations autochtones, selon les données de l’Agence de la santé publique en 2020.

    Ken Monteith de la COCQSIDA et Jody Jollimore du CBRC ont tous deux exprimé qu’il s’agissait là d’un bon premier pas du gouvernement fédéral, mais que l’augmentation du soutien à la lutte contre le VIH/sida devrait être pérennisé et pas uniquement ponctuel. Ce qu’a reconnu le ministre de la santé.

    Objectif 2030
    Au moins 63 000 personnes vivent avec le VIH au Canada, dont 10 % n’ont pas reçu de diagnostic, évalue l’agence fédérale responsable de la santé publique.

    Rappelons que le Canada s’est engagé à atteindre l’objectif mondial d’éradication du VIH et du sida en tant que menaces pour la santé publique d’ici 2030. 

    Dans le cadre des nouvelles cibles 95-95-95 du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida, le gouvernement canadien doit contribuer à ce que 95 % des personnes vivant au Canada avec le VIH soient au courant de leur situation, que 95 % des personnes chez qui l’infection a été diagnostiquée reçoivent un traitement antirétroviral et que 95 % des personnes traitées voient leur charge virale supprimée.

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