Après sept saisons saluées par la critique, la série d’animation Big Mouth termine en beauté son périple autour d’un groupe d’ados confronté.e.s aux méandres de la puberté via des monstres hormonaux qui viennent tout chambouler !
Basée sur la jeunesse de ses deux créateurs, Nick Kroll et Andrew Goldberg, cette dernière saison se révèle tout aussi impertinente que les précédentes. Hétérosexualité, bisexualité, homosexualité, asexualité y sont explorées, de même que les tourments, physiques et psychologiques, inhérents à l’adolescence, toujours avec un humour bien décapant.
La série mène à son terme les arcs narratifs d’une myriade de personnages qui s’approchent progressivement de l’âge adulte. C’est ainsi qu’après sept saisons, une puberté soudaine transforme Nick en coqueluche de l’école, cette popularité lui montant à la tête. De son côté, Matthew interprète une ballade puissante, intitulé « I know you can suck a dick » lorsqu’il envisage de prodiguer une fellation à son ami Jay. Il se retrouve même aspiré dans l’univers de la porno gaie lorsqu’il s’interroge sur son statut : actif ou passif ?
Jessi découvre enfin le parfait amour, mais est horrifiée lorsqu’elle réalise que celui-ci visionne de la porno. Missy, quant à elle, met en place un plan diabolique pour séduire un geek en réduisant son copain Andrew au rôle de pion dans son échiquier amoureux. Dans la même veine, un pastiche loufoque de la série d’animation The Magic School Bus (Le bus magique) explore les fonctions sexuelles du corps humain, incluant une pénétration du corps masculin par le canal uretère.
Par ailleurs, la série poursuit, toujours avec humour, son exploration d’aspects plus sombres, comme la dépression, la stigmatisation sexuelle des femmes (le slut-shaming) ou la pression sociale de performer sexuellement. Sur une note plus humoristique, l’avant-dernier épisode propose un courrier du lecteur où sont abordées des questions comme la possibilité pour le sperme de traverser le tissu d’un pantalon ou ce que sont les frouts (le bruit produit par l’air s’échappant du vagin). Bref, une conclusion à la fois pétaradante et touchante pour une série qui a su bousculer les tabous entourant la représentation de la sexualité au petit écran !
INFOS | Les dix épisodes de la série Big Mouth sont disponibles, en anglais et dans un assez bon doublage français, sur Netlix.

