Le Festival Fierté Montréal, dont ce sera la 19e édition, se déroulera du 31 juillet au 10 août 2025. Le Festival débutera dans le Pôle urbain, plus précisément à l’Esplanade Tranquille, au Quartier des spectacles, le 31 juillet, alors que l’Esplanade du Parc olympique accueillera les grands événements du jeudi 7 août jusqu’au dimanche 10 août, soit la journée du défilé.
Évidemment, dans le pôle Village, soit le cœur des communautés 2SLGBTQIA+ montréalaises, on présentera cette année une série d’activités qui mettront en lumière le talent queer. Les Journées communautaires et la soirée d’humour, Des gags et des paillettes, auront lieu au Village. Le Défilé de la Fierté aura lieu le 10 août sur le boulevard René-Lévesque, au centre-ville, pour se terminer sur la rue Atateken dans le Village.
En 2024, on avait enregistré la participation de 410 000 personnes aux diverses activités de Fierté Montréal.
Un Parc olympique pour se détendre et se divertir
«Le Pôle du Parc olympique, c’est là qu’on va présenter les grands spectacles avec plus de têtes d’affiche encore que l’an dernier», explique Simon Gamache, directeur général de Fierté Montréal. «C’est notre 4e année au Parc olympique, on sait bien utiliser le site maintenant. On voit, également, que l’acceptation est là de la part de la population. La Fierté va rester là à long terme. Les gens veulent cet espace de liberté. C’est une certaine stabilité que n’offre pas d’autres sites dans la métropole.»
On a d’ailleurs déjà annoncé quelques spectacles tels que XCellence, le 9 aout, avec Bilal Hassani, Iniko ou encore Ivy Queen. Bien entendu, le Mega T-Dance nous revient le 10 aout, dès 15h, avec DJs Guillaume Michaud, Black Flamingo, Marti Frieson et Henrique Viana. La programmation complète sera livrée prochainement.

Un centre-ville achalandé
Mais puisque le festival commence le 31 juillet, il s’établira au centre-ville comme l’année passée. Le «Pôle urbain» au site de l’Esplanade tranquille accueillera les activités du festival lors du 1er week-end. On commence donc avec le spectacle FeminiX mettant en vedette, entre autres, Le Balladone, Soraï, Fabjusfab tandis que le DJ set sera signé par BLK PRL, le vendredi 1er aout.
«On désire ici bonifier l’offre des spectacles sur ce site-là, c’est pourquoi nous avons déménagé au centre-ville un événement comme ImmiX qui était au Parc olympique, pour donner encore plus d’envergure à l’Esplanade tranquille. On a aussi amené le party Mundo Disko, de Christian Pronovost, sur ce site-là également. Il y aura toujours une scène, mais on sait mieux maintenant comment gérer cette espace-là. L’année passée on a mis en place ce site-là, là on le consolide avec plus d’événements», explique Simon Gamache.
Ce sera la 2e année que Fierté Montréal expérimente avec ce lieu qui est au cœur de la métropole. Le Club Soda et la SAT accueillerons des soirées festives, l’ONF un programme de cinéma (trois soirées de cinéma queer) et la Place des arts recevra un spectacle d’humour à ne pas manquer avec Katherine Levac au Théâtre Maisonneuve !
Les conférences, qui étaient présentées dans le pavillon de l’Esplanade tranquille en 2024, risquent de déménager ailleurs, mais à proximité, «pour la bonne et simple raison qu’il manquait de places assises», dit-il.
Au total, plus de 30 000 personnes ont pu profiter, l’an dernier, d’une offre multidisciplinaire proposée pour la première fois au centre-ville, à l’Esplanade tranquille.
Le Pôle Village… en ébullition
Oui, vous avez bien lu, on est presque tenté de dire que ce sera très hot ce coin-là de la ville ! Bien entendu, le Festival Fierté Montréal se tiendra au milieu des terrasses des commerces et leurs beaux atours. Et, pendant le 1er week-end du festival, on introduit une toute nouvelle activité appelée le «Marché arc-en-ciel».
«En collaboration avec l’agence de création événementielle M.A.D. Collectif — qui ont l’expertise dans ce domaine-là — on présente un marché de créateurs et créatrices queers, des artisans et artisanes viennent présenter leurs créations ici, dans le Village, poursuit Simon Gamache. On réussit ici la mise sur pied de cet événement grâce au Fonds d’initiatives locales (FIL).»

Que serait Fierté Montréal sans les fameuses Journées communautaires ? Celles-ci se tiendront les 8 et 9 août. Elles seront ouvertes au public, de 11 h à 18 h. «Rien que la journée du samedi, celle-ci attire plus de 90 000 personnes. C’est une des journées les plus occupées du festival», confirme Simon Gamache. Tout comme en 2024, le festival devrait occuper une partie de la rue Atateken pour y installer des kiosques. Pour l’heure, au moment de l’entrevue, on ne connaissait pas encore le décompte de l’ensemble des groupes et organisations participant aux Journées communautaires, mais au rythme que les inscriptions se font, ça va être une bien bonne année.
«Nous avons un nouveau projet en coopération avec la Société de développement commercial (SDC) du Village, continue-t-il. Nous avons la scène mobile du Mixbus qui va se promener dans le Village, du 31 juillet au 10 aout, avec des shows en début de soirée. Chaque soir, il y aura quelque chose, des activités. La SDC et les commerçants désiraient que l’on organise plus d’événements pour ce secteur-là en particulier. Ça va être le cas.» Pour ceux et celles qui ne connaissent pas le concept du Mixbus Studio, il s’agit d’autobus scolaires reconvertis en studio d’enregistrement et d’une plateforme sur le toit avec une scène pour présenter des spectacles avec de petits groupes musicaux.
Un défilé haut en couleur
Le défilé, comme tel, aura lieu le dimanche 10 aout, dès 13h sur le boulevard René-Lévesque. La thématique cette année est «Fleurir ici, maintenant». Pourquoi ce thème? «Fleurir ici, maintenant, c’est revendiquer notre droit d’éclore, de rayonner pleinement et d’aimer en toute liberté. Nous germons ensemble, lié.e.s par nos histoires, nos luttes et notre fierté. Fleurir ici, maintenant, c’est transformer un jardin d’épines en un champ indomptable de mille couleurs. C’est désherber le terreau de l’adversité. Fleurir ici, maintenant, c’est célébrer notre existence et nos identités dans un pré où chaque combat est un bourgeon d’espoir», explique-t-on sur le site de Fierté Montréal. Une thématique très poétique et criant de vérité alors que les droits reculent un peu partout dans le monde.
En parlant de droits LGBTQ+ dans le monde, Simon Gamache s’attend à recevoir plus de touristes étrangers cette année. Le dernier rapport de fréquentation démontrait que les touristes constituaient 39% de la clientèle du festival et que 27% provenait de l’extérieur du Canada. Avec un dollar canadien affaibli comparé au dollar américain et à l’euro, il est normal de prévoir plus de touristes. «On s’attend à en recevoir plus cette année», estime le directeur général de Fierté Montréal.
«Beaucoup de gens vont vouloir venir et célébrer, particulièrement des Américains et des Européens. Malheureusement, lorsqu’on regarde vers nos voisins du Sud, il se peut même que certaines célébrations de la Fierté n’auront pas lieu, si c’est le cas, des Américains voudront venir à Montréal pour vivre cette liberté et fêter ici.»

Des plans pour l’avenir
Il y a un événement marquant que Fierté Montréal aimerait souligner dans quelques années. En 2029, on célèbrera les 50 ans de la première célébration de Fierté à Montréal (qui voulait commémorer les dix ans des émeutes de Stonewall) lorsque des personnes LGBTQ+ se sont tenues debout pour leurs droits. Cela a mené au mouvement de revendication des droits LGBTQ+. «On aimerait élaborer quelque chose pour cet anniversaire» indique Simon Gamache. Mais on ne le fera pas tout seul. On travaille avec nos partenaires de Tourisme Montréal et du gouvernement du Québec, entre autres, pour mettre sur pied un tel événement.»
En attendant, Fierté Montréal pense déjà à l’an prochain, puisque cette 2026 marquera la 20e édition de la tenue du festival (qui avait pris la relève de Divers/Cité qui avait annoncé de plus vouloir organiser de défilé et de journée communautaire). «On pense aussi à cela», confirme Simon Gamache. « On ne peut pas ne pas souligner cette 20e édition. On désire faire quelque chose de spécial. Ça s’en vient très vite et on se doit de bien l’organiser. Cela fait pas mal de choses à penser en même temps, à réfléchir comment on peut mettre ça en place sans négliger l’actuel festival, mais on va y arriver.»
INFOS | https://www.fiertemontreal.com

