Samedi, 14 février 2026
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    Le retour en force d’Eugénie Lépine-Blondeau

    Une émission anniversaire sur Ici Première, une chronique à Sucré salé et une activité spéciale durant Fierté : Eugénie Lépine-Blondeau n’aura pas de quoi chômer cet été !
     
    Quel est le concept de l’émission Bon anniversaire qui sera diffusée sur Ici Première ?
    Eugénie Lépine-Blondeau : Puisqu’on est en 2025, le potentiel de célébrer des événements avec un anniversaire rond est quintuplé. Avec mon équipe, on a voulu souligner des moments socioculturels marquants en ratissant assez large. On a choisi 8 thèmes, comme les 30 ans de RDI, les 20 ans du Cœur a ses raisons, les 35 ans de l’album Unison de Céline, les 25 ans des Sims, etc. On touche aux grandes institutions canadiennes et à des trucs plus nichés de la culture populaire.

    Seras-tu entourée de plusieurs collègues ?
    Eugénie Lépine-Blondeau : J’anime en solo, mais c’est une grande tablée d’une heure avec trois segments. Dans le premier, on retourne à la genèse. Pour l’album de Céline, on a un des producteurs de l’album et Sonia Benezra qui animait l’émission spéciale à sa sortie. Pour Le cœur a ses raisons, on a Marc Brunet et les comédiens. Pour RDI, on a les gens qui ont créé les premiers reportages. Dans la deuxième portion, on se concentre sur l’évolution de l’événement. Et dans la dernière, on invite des personnes à réfléchir sur une question en lien avec cet événement. Par exemple, à propos de RDI, on se demande si on a encore besoin des médias d’information en continu.

    Qu’est-ce que ça t’a fait de revenir à l’animation de ta propre émission ?
    Eugénie Lépine-Blondeau : J’étais vraiment fébrile, mais je n’avais pas mesuré l’ampleur d’animer une émission d’une heure. Autant j’étais stimulée dès le premier jour. Autant, en animant la première, j’ai compris que c’était du stock. J’avais perdu certains réflexes. Ce métier-là doit être pratiqué. Mais c’est comme la bicyclette : on n’oublie pas comment faire. C’était surtout galvanisant pour moi !

    Tu es aussi chroniqueuse culturelle à Sucré salé durant l’été. Pourtant, tu me sembles très radio-canadienne. Comprends-tu pourquoi on peut être surpris ?
    Eugénie Lépine-Blondeau : Oui, tu n’es pas le seul à être surpris, mais faire de la chronique dans un contexte estival et ludique, sans le dire de manière péjorative, ça me parle. Je vais rester dans le giron culturel. Je veux me concentrer sur la passation : les artistes ont chaque fois des produits dérivés ou des billets de spectacles à distribuer aux gens. Il y a une portion entrevue sur un tandem et on encourage ensemble le public à consommer de la culture québécoise. C’est raccord avec ce que je fais depuis mes débuts. D’ailleurs, j’ai produit mon premier topo à Radio-Canada il y a 10 ans, cet été. Bref, je m’amuse beaucoup. Et je suis contente de découvrir le monde de la télé. C’est une nouvelle corde à mon arc.

    Reprendras-tu la chronique culturelle à Tout un matin au mois d’août ?
    Eugénie Lépine-Blondeau : Non, je ne reviendrai pas. C’est une décision qui n’a pas été
    prise à la légère. Toute ma vie, je vais rechercher ce genre d’adrénaline et cette très grande connaissance du monde de la culture, car tu baignes tellement dedans. Tu lis tous les journaux le matin et tous les communiqués de presse. Ta journée est consacrée à rester au courant des moindres changements en culture. La gang me manque énormément. Mais je ne voyais pas comment exercer mon métier comme j’aime l’exercer en ayant un jeune enfant à la maison. J’avais besoin de pouvoir décider la journée même d’assister à un show. Je travaillais 16 heures par jour. Et j’aimais ça. Je ne sais pas comment j’aurais pu faire autrement. Avoir un enfant, ça prend du temps. Cela dit, j’ai un grand projet pour l’année à venir, qui sera bientôt annoncé.

    Durant Fierté Montréal, en août prochain, tu reviens au Combat des tubes, cette fois avec Vanessa Destinée. À quoi doit-on s’attendre ?
    Eugénie Lépine-Blondeau : L’an dernier, avec Claudie Prévost et Catherine Pogonat, c’était tellement l’fun ! C’était la convergence de plusieurs de mes intérêts : être sur scène, mettre de la musique dans un environnement queer et avoir du plaisir. Je m’étais super bien entendue avec les filles. C’était moins un battle, cela dit, même si on avait une attitude de compétition. Cette année, on va être deux au lieu de trois, alors je vais devoir chercher encore plus de tounes. En tant que fière représentante lesbienne, je vais vouloir pousser ma communauté. Depuis deux ou trois ans, je trouve ça réjouissant de découvrir la musique créée par nos communautés, en particulier par les femmes lesbiennes, bisexuelles ou pansexuelles.

    L’automne dernier, tu as gagné avec ton amoureuse Judith le prix Coup de cœur de la
    Fondation émergence pour votre prise de position à la naissance de votre enfant. Qu’est-ce que ça représentait pour vous ?

    Eugénie Lépine-Blondeau : Ça nous a pris du temps avant de l’accepter. On a juste fait un post Instagram. Mais on a reçu beaucoup de rétroaction des gens de la communauté, dont des ami.e.s qui ont accouché au CHUM et qui nous ont envoyé les nouvelles cartes de naissance qui ont été créées. C’est extrêmement touchant. On est fières. Mais ça permet aussi de prendre la mesure du travail qui reste à accomplir. Les carnets de vaccination évoquent encore le père et la mère. Plusieurs hôpitaux ont encore « père et mère » seulement sur leurs formulaires. Ça démontre aussi que c’est en se parlant qu’on se comprend.

    INFOS | Pour suivre l’actualité d’Eugénie Lépine-Blondeau
    https://linktr.ee/eugenie.lb

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