Jeudi, 21 mai 2026
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    Zoé Duval fait ses débuts comme acteur…et entrepreneur

    Gros printemps pour Zoé Duval ! Après avoir ouvert le Café BRUT dans le quartier Griffintown, le 1er mai dernier, avec son amoureux Joshua Monroe-Blanchette, le créateur de contenu suivi par un demi-million de personnes sur TikTok va tourner en juin dans sa première websérie, qui sera diffusée sur CRAVE à la fin 2026.

    D’où vient le désir d’ouvrir un café ?
    Zoé Duval : L’idée vient de mon copain, qui a toujours rêvé d’avoir son café. Comme j’aime travailler avec lui — il m’aide souvent sur mes tournages et mes projets — je me suis dit : pourquoi pas m’embarquer avec lui dans cette aventure-là en étant actionnaire et en m’engageant à ses côtés.

    Quel est le concept ?
    Zoé Duval : C’est un petit café avec un photobooth. Nos spécialités seront les cafés et matchas glacés, avec des recettes gourmandes qu’on ne retrouve pas ailleurs. Par exemple, notre latte glacé à la saveur de pain aux bananes est fait avec des grains de café macérés dans des peaux de bananes avant d’être grillés. On retrouve le vrai goût de banane et non une saveur artificielle.

    Et côté look ?
    Zoé Duval : C’est brutaliste. On retrouve des matériaux d’aluminium, de la pierre et du béton, avec une touche funky qui nous représente. C’est un petit espace avec une douzaine de places à l’intérieur et on aura une terrasse dog-friendly qui pourra accueillir plus de gens. On va pouvoir y étudier et travailler.

    À quel point est-ce difficile d’ouvrir un commerce ?
    Zoé Duval : C’est un merveilleux défi rempli d’apprentissages ! On essaie de s’allier avec des gens qui connaissent ça et qui peuvent nous guider. Par exemple, mon frère, qui est chef exécutif, nous a beaucoup aidés à comprendre les règles du MAPAQ et plusieurs autres choses. On apprivoise aussi la gestion de budget : c’est assez intéressant et intense. Comme on partait d’un local entièrement vide, sans eau, sans électricité et sans toilettes, il fallait construire à partir de zéro. C’était tout un défi de gestion !

    Être en affaires avec son amoureux, ça se passe comment ?
    Zoé Duval : C’est assez smooth entre nous deux, car on a une relation très simple à ce niveau. C’est comme si on mettait une autre casquette et qu’on devenait un duo d’hommes d’affaires plutôt qu’un couple. On est capables de se dire les choses clairement. Cela dit, le café implique beaucoup d’investissement et de temps. Il faut qu’on s’en parle souvent.

    Comment vous êtes-vous rencontrés ?
    Zoé Duval : Sur Tinder, il y a presque deux ans et demi. À l’époque, j’étais tanné de dater à Montréal. J’avais un peu fait le tour de ce que je voulais voir. Finalement, j’ai pris une chance : le soir où on s’est écrit pour la première fois, j’ai donné une dernière chance à la vie et je suis allé prendre un verre avec Josh. Ça a vraiment cliqué. On a continué à se voir et un mois plus tard, on était en couple officiellement. On a acheté un condo ensemble, alors on cohabite à Montréal et à Paris. Il vient souvent me rejoindre là-bas.

    Tu partages ta vie entre le Québec et l’Europe. Comment ça fonctionne ?
    Zoé Duval : Je ne veux manquer aucune opportunité, ni ici ni là-bas, alors j’essaie de tout réserver à la dernière minute. Au début de chaque mois, j’analyse mes dates de tournages à Montréal et à Paris, je décide d’aller quelques jours en France et je reviens. Je passe un tiers de mon temps à Paris et le reste à Montréal, parfois 50-50.

    Les choses se développent de plus en plus pour toi en France.
    Zoé Duval : Oui ! Récemment, j’ai tourné des capsules humoristiques sur le Québec avec l’immense média Web français Brut. J’ai aussi des collaborations rémunérées avec des marques là-bas. Les clients français commencent à faire de plus en plus confiance aux Québécois. J’ai également tourné une saison de mon podcast en France.

    Tu as un demi-million d’abonné.e.s sur TikTok. Avec le temps, comment ton contenu a évolué ?
    Zoé Duval : Au début, j’y allais beaucoup dans l’humour, parce que je me faisais surtout confiance là-dedans et ça fonctionnait. Puis, à un certain point, j’ai eu envie de me redécouvrir et de vérifier si les gens me suivraient même si je ne portais pas une perruque et huit dentiers.

    J’ai essayé d’être moi-même, surtout sur Instagram, de parler face à la caméra, de montrer une image parfois plus sexy, avec un côté mode et lifestyle. Les gens semblent avoir aimé ça.

    Sur tes réseaux, tu te confies sur tes enjeux d’estime corporelle et tu utilises les codes
    du thirst trap en te montrant parfois peu vêtu. Comment navigues-tu à travers tout ça
    en parallèle ?

    Zoé Duval : J’ai énormément travaillé sur mon estime en général. Avant, j’avais beaucoup de difficulté avec comment je me percevais. Ça fait encore un peu partie de moi, mais je me sens mieux avec mon visage, mon apparence et mon corps, donc je suis plus à l’aise de me montrer au grand jour. Je me sens beau maintenant. Par contre, je dois continuer à travailler pour me sentir bien dans n’importe quelles circonstances.

    Au cours des derniers mois, plusieurs créateurs de contenu ont expliqué que leurs revenus avaient énormément diminué et que les entreprises semblaient modifier leurs stratégies pour cibler certains créateurs et pas d’autres. Que vis-tu de ce côté ?
    Zoé Duval : L’étau se resserre autour de la création de contenu. Au début, il y avait si peu de balises que les entreprises essayaient des choses avec des micro-influenceurs, des macro-influenceurs ou des gens qui ne faisaient pas nécessairement ça à temps plein. Inévitablement, les entreprises doivent choisir les créateurs qui leur rapportent.

    Moi aussi, certaines de mes campagnes ont moins bien performé et je ne vais peut-être pas retravailler avec certains clients, mais avec d’autres, ça a complètement explosé et je travaille avec eux depuis quatre ans. Il faut rester à l’affût des trends, de l’évolution des clients et de leurs angles. En bout de ligne, mes revenus n’ont pas baissé, mais je bûche très fort.

    Tu vas bientôt tourner dans une websérie qui va être diffusée sur Crave l’automne prochain. Qu’est-ce qui t’attire dans le jeu ?
    Zoé Duval : Il y a quelque chose de mythique avec le cinéma et la télévision qu’on ne retrouve pas encore dans le Web. C’est souvent très travaillé. J’apprécie de participer à des projets comme celui-là. J’ai étudié en cinéma et ça m’a toujours intéressé. Ma mère était designer de mode. Mon père est écrivain.

    Donc, c’est comme un monde qui rassemble ce que mes parents faisaient. Jouer, ça me donne le droit de montrer une partie de moi plus farfelue. Ça me permet de m’émanciper davantage.

    INFOS | Pour suivre Zoé Duval https://www.zoeduval.com
    Le café BRUT est situé au 221, Williams, Montréal.
    https://cafebrut.ca

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