Nouvellement couronné Monsieur Ours Montréal 2026, Nanu incarne une diversité de talents et d’engagements. Franco-belge installé à Montréal depuis sept ans, artisan, drag queen et intervenant communautaire, il souhaite profiter de son année de règne pour porter des causes qui lui tiennent profondément à cœur — notamment la santé mentale et la prévention du suicide chez les jeunes queers.
Nous l’avons rencontré à chaud, au lendemain de son couronnement.
Félicitations pour ton titre! Comment as-tu vécu cette élection?
Nanu : Merci! C’était vraiment un moment magique. L’énergie entre les candidats était
incroyable, il y avait une vraie solidarité. Et l’organisation de Bear It, c’est impressionnant — une vraie machine de guerre! Ce sont des bénévoles extraordinaires qui se donnent à 400 % pour créer un événement inoubliable. En plus, on avait un jury d’exception, avec des invités internationaux comme Monsieur Ours Belgique ou le premier dauphin de Monsieur Ours Paris, sous la présidence de Charlie Morin. C’était vraiment spécial.
Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans cette aventure?
Nanu : Ça a d’abord été un travail intérieur. Représenter une communauté, c’est un défi. Mais c’était important pour moi de redonner à Montréal ce que j’ai reçu en arrivant ici il y a sept ans. J’ai été accueilli à bras ouverts, notamment par des groupes communautaires, et ça a changé beaucoup de choses dans ma vie.
Comment s’est passée ta préparation au concours?
Nanu : On est vraiment bien entourés. Il y a une rencontre préalable avec le jury, puis on prépare notre numéro avec une équipe artistique — Hugo à la direction, Nico pour coordonner les performances. Le jour J, tout est fait pour nous mettre à l’aise : coiffure, nourriture, soutien… On est chouchoutés du début à la fin.
Tu parles souvent de la communauté. Quelle place occupe-t-elle dans ton parcours?
Nanu : Elle est centrale. Quand je suis arrivé à Montréal, des groupes comme À pied levé m’ont permis de m’intégrer, notamment par le sport. Ça m’a ouvert les portes vers d’autres réseaux, d’autres réalités. Aujourd’hui, j’ai envie de m’investir à mon tour dans cette dynamique-là.
Quelles seront tes priorités durant ton année de règne?
Nanu : Je veux travailler sur plusieurs fronts : la prévention du VIH, les droits pour tous, la valorisation de l’art queer… Mais surtout la prévention du suicide. C’est encore un sujet tabou dans nos communautés. Oui, on parle davantage de santé mentale aujourd’hui, mais la détresse chez les jeunes queers est toujours très présente. J’aimerais contribuer, à mon échelle, à faire une différence.
Concrètement, comment comptes-tu t’impliquer?
Nanu : En collaborant avec différents organismes pour soutenir leurs actions. Il y aura aussi plusieurs événements avec Bear It, des projets communautaires — notamment avec les drag queens —, et des présences à différents rassemblements, ici et ailleurs.
Justement, est-ce que cette année t’ouvrira des portes à l’international?
Nanu : Probablement! Il y a des événements comme la Bear Week à Paris ou en Belgique, donc oui, il pourrait y avoir des représentations à l’étranger. Et bien sûr, il y a tout le calendrier local, incluant la Fierté.
Un mot de la fin?
Nanu : Je veux remercier toutes les personnes qui m’ont soutenu. Les amis d’À pied levé qui m’ont aidé pour la danse, ceux qui étaient présents le soir du concours et qui ont mis une ambiance incroyable, toute l’équipe de Bear It — Hugo, Mickey, tout le monde. Ce titre, je ne l’ai pas gagné seul.
INFOS | Pour suivre Nanu – Mr Ours Montréal 2026
https://www.instagram.com/nanu_catwar/

