Dimanche, 19 septembre 2021
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    Deux laboratoires américains s’associent pour développer un traitement anti-VIH à action prolongée

    Gilead Sciences a conclu un accord avec Merck pour développer un traitement anti-VIH à action prolongée susceptible d’offrir une nouvelle option thérapeutique pour les patients, ont annoncé lundi les deux groupes pharmaceutiques américains.

    Les laboratoires américains Gilead Sciences et Merck ont annoncé lundi avoir noué un partenariat pour développer une thérapie contre le VIH qui pourrait permettre de remplacer la prise quotidienne de médicaments par des traitements plus espacés.

    Les deux entreprises veulent tenter de combiner les produits qu’ils ont développés chacun de leurs côtés et, si l’expérience réussit, de fournir ainsi «des options nouvelles et significatives de traitements aux personnes vivant avec le VIH», explique un communiqué commun.

    Merck propose islatravir, actuellement évalué pour le traitement des infections par le VIH-1 en combinaison avec d’autres médicaments antirétroviraux en une prise quotidienne. L’islatravir est aussi étudié en prévention des infections par le VIH-1 en une prise mensuelle.

    Gilead de son côté travaille sur le lenacapavir, évalué actuellement dans plusieurs essais cliniques. Dans l’un d’entre eux, le médicament est proposé en injection sous-cutanée tous les six mois pour le traitement et la prévention du VIH.

    Les premiers essais cliniques combinant les produits de Merck et Gilead sous une forme orale devraient commencer d’ici la fin de l’été.

    Les personnes vivant avec le VIH peuvent actuellement prendre un comprimé unique chaque jour, mais des options permettant des prises orales moins fréquentes ou des injections occasionnelles pourraient emporter leurs préférences, et résoudre en même temps certains problèmes liés au respect du traitement sur la durée et au respect de la vie privée.Si la thérapie combinant les deux produits est approuvée, les deux entreprises se partageront équitablement les revenus jusqu’à un certain seuil.

    Si les ventes dépassent les deux milliards de dollars par an pour un traitement pris oralement ou les 3,5 milliards de dollars pour un traitement par injection, Gilead prendra 65 % des revenus au-dessus de ce seuil.

    Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 38 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde fin 2019. Et ce traitement, s’il devait voir le jour, ne serait pas tout de suite à la portée des pays du Sud.

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