Samedi, 31 juillet 2021
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    La nouvelle série produite par Ryan Murphy, «Halston», sera sur Netflix en mai

    Après The Politician, Ratched, Scream Queens et Hollywood, le mégaproducteur prolifique Ryan Murphy reviendra sur Netflix, dès le 14 mai, avec une mini-série ambitieuse, qui retrace la vie tumultueuse du créateur de mode Roy Halston Frowick. La série Halston, portée par Ewan McGregor dans le rôle du légendaire créateur de mode, focalisera revisitera l’ascension et la chute du designer dans le New York de l’époque. On aura droit à des robes à épaulettes, quelques scènes de sexe et quelques partys décadents.

    Il y a quelque chose d’éminemment volatil dans le monde de la mode. Et la vie de Roy Halston Frowick, que l’on désigne souvent comme le premier « vrai designer de mode américain» le démontre clairement. C’est en dessinant le joli chapeau « boîte à pilules » rose, porté par nulle autre que Jackie Kennedy (lors de l’investiture de son mari comme président américain, qu’Halston est devenu célèbre. Sept ans plus tard, et après avoir dessiné les masques de nombre de célébrités participant au bal en noir et blanc organisé par Truman Capote, il lance sa première collection de prêt-à-porter, en 1969.

    Pendant plus d’une décennie, ses créations très sobres, classiques et luxueuses s’arrachent auprès d’une clientèle fortunée Ses créations parfois entièrement taillées à partir d’une seule étoffe, souvent coupée dans le biais du tissu, sont considérées comme de véritables œuvres d’art. Le créateur multiplie les audaces et la marque Halston connaît dès lors une ascension fulgurante. Il crée un parfum qu’il met dans une bouteille asymétrique (difficile à produire) en forme de goutte d’eau.

    Mais le créateur dandy est dépensier et emménage sa compagnie, en 1978, dans de luxueux locaux de la tour olympique, où les stars de New York se pressent pour assister à ses défilés. Il dirige une équipée commerciale en Chine avec ses modèles (qu’on appelle les Halstonnettes) et y rencontre des producteurs de soie.

    Perfectionniste, intransigeant, il mène sa vie comme une campagne de publicité permanente et, très exigeant, il attend la même chose de son entourage.

    Ses déboires commencent lorsqu’il accepte de s’associer à la chaîne populaire de magasins de moyenne gamme JCPenny, développant une ligne bon marché, s’attirant les foudres d’anciens partenaires du milieu de la haute couture. Il devient ainsi le premier créateur de haute couture à viser le marché de masse à une époque où personne ne le faisait.

    Si ce procédé est devenu habituel aujourd’hui, cela constituait un risque financier immense et une grande première dans le milieu de la mode de l’époque.

    Différents changements de main de son entreprise le placent alors dans le viseur de gestionnaires frileux au risque qui désapprouvent son mode de vie dépensier. Il faut dire que l’homme va parfois jusqu’à se faire livrer des repas en avion, et ses comptes de fleuriste atteignent annuellement les six chiffres.

    Cette série explorera également la relation tumultueuse entre le designer et l’amour de sa vie, Victor Hugo. Évidemment pas l’auteur des Misérables mais un étalagiste argentin qui partagea la vie de Halston, de façon intermittente, pendant 10 ans.

    Halston utilisait la drogue et le sexe pour se libérer de la pression de la création, de la peur de voir les lumières de détourner de lui. Dépendant des drogues, atteint du sida, Halston s’est éteint à 57 ans, après s’être retiré auprès de sa famille en Californie.

    En avant-goût, Netflix a dévoilé comme promo, une série de Polaroids, évident clin d’œil à d’Andy Warhol, un grand ami de Halston.

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