Jeudi, 28 octobre 2021
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    L’Opium souffle ses 25 bougies en 2021

    Une ou deux fois par an, la couverture de ce magazine est signée par Perry Sénécal. Mais souvent, les gens qui regardent cette couverture ne savent pas que Perry est aussi coiffeur et qu’avec Pierre Groleau, il tient un salon de coiffure et d’esthétique appelé L’Opium. Cette année, L’Opium célèbre son quart de siècle. Situé dans l’édifice Drummond, en plein centre-ville de la métropole, ce salon a toujours offert les toutes dernières tendances en coiffure et en esthétique pour satisfaire sa clientèle variée. 

    «Lorsque Pierre et moi avons ouverts L’Opium, on ne pensait jamais que ça durerait aussi longtemps. Depuis le début, nous sommes dans le même local et on n’a pas déménagé, c’est très central ici, et je crois que c’est le point qui fait qu’on est encore là aujourd’hui. Je pense aussi qu’on n’a jamais changé notre idée de départ, qui était d’offrir un service personnalisé et plus intimiste, ce qui plait à la clientèle», dit l’expert en coiffure et photographe Perry Sénécal. Il œuvre aussi comme coloriste et coiffeur pour le cinéma et des séries télé.

    Si certaines couleurs et techniques ont changé en 25 ans, ce n’est pas là l’essentiel pour Perry Sénécal. Du simple coup de téléphone pour prendre un rendez-vous autrefois, aujourd’hui, on peut réserver par texto, par Facebook, par Instagram, etc. «Les médias sociaux ont pris beaucoup d’espace maintenant et d’une certaine façon, c’est bien, parce qu’on se sent moins isolés dans notre building à bureaux au 4e étage, poursuit Perry Sénécal. On prend plus de photos maintenant pour les médias sociaux, c’est en même temps une sorte de vitrine.

    Il faut y être présents et prendre le temps de le faire. Pour ce qui est de la clientèle, ce sont les styles qui changent : on observe un certain retour aux couleurs vives comme on l’a vu dans les années 1990 avec du rouge, du violet, etc.»

    La prise de photos de coupes, de styles, de colorations, etc., et leur présentation sur les médias sociaux ont permis à L’Opium d’aller chercher une nouvelle clientèle. «Il y en a que ça intéresse de voir ça. Il y a des gens de différents milieux qui, après avoir vu des photos circuler, prennent rendez-vous. C’est très gratifiant de voir que notre travail est apprécié. Les gens voient aussi que, peu importe ce qu’ils font dans la vie, ils vont recevoir la même attention et les mêmes soins. C’est ça aussi qui fait notre force, je crois», ajoute le coiffeur.


    La pandémie et ses effets secondaires
    Avec le télétravail, beaucoup de gens passent plusieurs heures par semaine en téléconférences. Ce qui signifie que ces personnes se voient plus souvent elles-mêmes! «Qu’est-ce que les gens voient? Ils voient leurs rides qui apparaissent, ils voient qu’ils ont plus de cheveux gris, on constate qu’on a une coupe de cheveux plate et on veut faire quelque chose pour mieux paraitre, souligne-t-il. Donc, ils n’en veulent pas, ou plutôt ils veulent avoir un meilleur look. Nous sommes ressortis gagnants de ce phénomène, et ça fait du bien aussi de revoir les gens
    au salon.»

    Évidemment, comme on s’en doute bien, l’année 2020 n’a pas été facile avec la fermeture des commerces dits «non essentiels», comme les salons de coiffure. «Pierre et moi travaillons seuls, donc ç’a aidé aussi parce qu’il n’y a pas d’employés, on a été chanceux de ce côté-là, de pouvoir passer à travers quatre mois de fermeture complète. Mais on est encore là aujourd’hui, on a survécu à 2020. Pendant ces mois de fermeture, certain.e.s client.e.s me demandaient de leur préparer des colorations qu’on pouvait faire à la maison, donc je faisais des livraisons. Ensuite, ç’a été tout un apprentissage que de travailler avec les mesures sanitaires. Mais on l’a fait : Pierre et moi et on a passé à travers», note Pierre Sénécal. Comme on l’a mentionné plus haut, la photographie et les productions en cinéma et en télévision (autant canadiennes qu’étatsuniennes) occupent aussi le temps de Pierre Sénécal en plus du salon.

    Et l’avenir de L’Opium, alors? La retraite n’est pas à l’ordre du jour pour ce couple, loin de là! «Mon chum ne pense pas quitter, il a sa clientèle fidèle en esthétique et moi, j’aime venir travailler à chaque matin, c’est stimulant, c’est ma passion. Donc, on souhaite continuer le plus longtemps possible», finit Pierre Sénécal. 


    INFOS | L’OPIUM 1117, rue Sainte-Catherine Ouest,
    Montréal. T. 514-286-4884 ou  www.lopium.com

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