Jeudi, 28 octobre 2021
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    L’entreprise montréalaise Happy Tears lance les cartes de connexion LGBTQ+

    Les entreprises devraient-elles avoir le droit de commanditer le défilé de la Fierté? Quelle a été votre expérience de coming out? Si vous étiez une diva, laquelle seriez-vous? Voici quelques-unes des questions, à la fois sérieuses et divertissantes, que propose l’édition LGBTQ+ des cartes de connexion. Un produit de la start-up montréalaise Happy Tears fondée par le jeune entrepreneur queer Brandon Roy.

    En mars 2021, son entreprise a d’abord lancé une version générale du projet, soit 120 questions bilingues favorisant des conversations significatives avec nos proches. Des trucs aussi simples que : «Si tu commandes une poutine, laquelle choisis-tu ?» et d’autres plus profondes comme :  «Quels qualités et défauts as-tu hérités de tes parents, lesquels conserverais-tu et lesquels changerais-tu?». Cette édition a été créée en partie grâce aux clients de Happy Tears. «On a demandé aux membres de la communauté quelles questions ils aimeraient poser à leurs proches pour les connaitre à un niveau plus profond, et ils ont trouvé la moitié des idées! Le projet a été un beau succès.» Instinctivement, Brandon Roy a senti qu’une édition spéciale LGBTQ+ pourrait inspirer à son tour des conversations intéressantes sur des thématiques queer. «On parle de la Pride une fois par année en juin, voire deux fois à Montréal avec la Fierté en août, mais ce sont des sujets dont on devrait discuter à l’année longue.» Il a donc fait appel à plusieurs personnes queer autour de lui pour trouver des questions et écrire le tout dans un vocabulaire empreint de sensibilité. «J’ai impliqué plusieurs homosexuels, des personnes trans, des lesbiennes, des bisexuel.le.s, des personnes non binaires, etc. J’ai adoré converser avec tout le monde pour construire ce jeu.»

    Contrairement à la version de base, l’édition Pride/Fierté contient 100 questions et 20 éléments d’informations sur des personnes ou des moments qui ont marqué l’Histoire de la communauté arc-en-ciel. «Je pense qu’on a besoin de garder notre héritage bien vivant. C’est important que les jeunes générations se souviennent du chemin parcouru et qu’on réalise que tout ce qu’on peut faire aujourd’hui est le résultat du travail réalisé par d’autres avant nous.» Durant la Fierté, à l’été 2021, il a testé son produit une première fois avec des amis de Montréal et de Toronto. «Au début, il y a toujours une barrière à franchir : les gens se demandent s’ils vont vraiment jouer à un jeu de cartes de conversations… mais dès qu’ils commencent à répondre et à partager des parts d’eux-mêmes, ils adorent ça!»

    L’expérience avait tout d’une petite consécration pour le créateur de 28 ans originaire de Timmins, en Ontario. Après des études en affaires à l’Université de London, il a déménagé à Montréal pour travailler comme responsable marketing chez L’Oréal, entre 2015 et 2018. «Cette expérience m’a permis de mieux comprendre le marché canadien et de bâtir ma confiance pour lancer ma propre marque.» Travaillant encore aujourd’hui à titre de consultant en marketing sur divers mandats, en plus de donner des cours de spinning hauts en couleurs, il a finalement lancé sa propre entreprise. «Pendant des années, je me laissais un peu porter par la vie. Je suivais le chemin tout tracé d’avance : le diplôme du high school, l’université, le travail, la maison, la famille, etc. Mais, après trois ans sur le marché du travail, j’ai commencé à réfléchir davantage par moi-même. J’ai réalisé que je ne voulais pas suivre ce chemin et que j’étais entouré de millénariaux aux prises avec les mêmes questionnements sur leur définition du bonheur.»

    Il a donc lancé Happy Tears, une façon pour lui d’illustrer sa propre vision de la joie de vivre. «Ça va au-delà de la définition typique de la joie perpétuelle. Quand on analyse des recherches sur le bonheur, on comprend que c’est la somme de nos expériences, tant positives que négatives, qui nous aide à croitre. Donc, en nommant l’entreprise Happy Tears, je voulais évoquer le spectre d’émotions entre la joie et la tristesse qu’on gagne à embrasser. » À partir de 2018, il a élaboré sa marque, d’abord constituée de sacs à dos et de chandails ultracolorés. «Je voulais offrir un accessoire tangible qui symbolise mon message : le fait que c’est important de prioriser sa joie de vivre au quotidien. Trop de gens ne ralentissent pas pour penser à ce qui leur procure du bien-être.» 

    INFOS| happytears.ca

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