Samedi, 20 juillet 2024
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    Queer par nature : quand le naturel vient au galop !

    Mouflons d’Amérique et pingouins gais, lions et flamants roses bisexuels, primates pansexuels, poissons-clowns qui changent de sexe et champignons multigenres ne sont que quelques-unes des nombreuses espèces présentées au cœur de ce fascinant documentaire sur la diversité de la sexualité animale.

    Traduction de Queer Planet, cette production originale de la chaîne américaine Peacock présente des images rarement ou encore jamais vues au petit écran : l’intimité et la sexualité queer des animaux. En effet, au-delà de l’acte sexuel, le documentaire porte également son regard sur la tendresse, les caresses, la vie de couple et l’homoparentalité de ces derniers. Des scientifiques et experts de renom prennent la parole et présentent les diverses espèces afin de bien en comprendre les comportements.

    C’est ainsi que l’on apprend que chez les lions, les mâles se déplacent en coalition, formant ainsi une cellule de protection et d’affection. Vous n’aviez sans doute jamais vu un trouple de lions en pleine action et le documentaire ne nous en cache rien. Même chose du côté des girafes mâles, où le necking consiste en des coups de tête qui, bien que violents en apparence, constituent les préliminaires d’une relation sexuelle.

    Chez les girafes, le quart des accouplements se fait d’ailleurs entre représentants de sexe masculin. Chez les macaques femelles du japon, l’intimité est la clé des relations sociales, notamment au cœur des sources d’eau chaude où elles se massent langoureusement, et si elles ont le choix entre une relation sexuelle avec un mâle ou une femelle, c’est bien souvent la seconde qui l’emporte.

    Chez les hippocampes, on est en couple pour la vie et c’est le mâle qui accouche. Chez les hyènes, les femelles sont plus massives que les mâles et sont dotées d’un clitorissurdimensionné qui sert à la fois pour uriner, copuler et accoucher. Il ne s’agit ici que de quelques exemples puisque des relations homosexuelles sont observées chez plus de 1 500 espèces et ce nombre ne fait qu’augmenter. Chez les manchots empereurs, 23 % des couples sont homosexuels : ces derniers forment une cellule familiale stable qui élève les œufs abandonnés par leurs congénères.

    Pourquoi ne parle-t-on jamais de cette réalité alors qu’elle est si abondante ? Simplement parce que les documentaristes, certains scientifiques, les réseaux de télévision ou les censeurs se refusent à choquer les « chastes » yeux et oreilles du public en présentant des images qui vont à l’encontre du discours dominant autour d’une règle hétéronormative absolue.

    Bref, que l’homosexualité n’est en fait que le fruit de sociétés humaines décadentes et donc, tout sauf naturelle : on ne peut donc la retrouver dans le monde animal ! Il s’agit cependant de comportements documentés depuis très longtemps et qui peuvent enfin faire une sortie bien méritée du placard scientifique.

    INFOS | Le documentaire Queer par nature est présenté dans un doublage français d’une très grande qualité sur Crave.

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