Mercredi, 8 février 2023
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    Les projets du parti homophobe Noam concernant la gay pride et les thérapies de conversion

    Le chef du parti, Avi Maoz, souhaite l’interdiction de la Gay Pride, qu’il juge offensante, et rétablir les thérapies de conversion gaies.

    Le parti d’extrême droite HaTzionout HaDatit a bien l’intention de peser de tout son poids, depuis que le scrutin de récent a fait de lui le troisième plus important parti de la Knesset.

    Maoz, chef du parti anti-LGBT Noam, qui s’est présenté sous l’étiquette HaTzionout HaDatit, a déclaré à la radio militaire que son parti « étudierait les modalités juridiques d’une suppression du défilé ».

    Il a assuré que le défilé était une « provocation », qu’il juge offensante.

    « Il est illégal de marcher nu dans la rue. Les événements publics ne sont pas sans limites. Ce qu’une personne fait chez elle la regarde, et je n’ai aucunement l’intention de m’en mêler », a déclaré Maoz.

    Il a ajouté qu’il ferait en sorte d’obtenir l’annulation du veto du ministère de la Santé sur les thérapies de conversion, afin de « donner des conseils psychologiques à ceux qui ne veulent pas être gay ».

    Les autorités sanitaires du monde entier estiment que les thérapies de conversion sont douteuses sur le plan scientifique et possiblement dangereuses, et les principales organisations de santé mettent en garde contre le traitement de l’homosexualité comme une maladie mentale et ce qu’elles qualifient de méthodes pseudo-scientifiques.

    On estime à 7 000 le nombre de personnes qui défilent lors de la Gay Pride de Jérusalem, qui a lieu presque chaque année depuis près de vingt ans.

    Largement acceptée par les riverains, elle s’accompagne souvent de manifestations de la part des extrémistes religieux, et il y a eu deux attaques à l’arme blanche, toutes deux commises par le même auteur, la première en 2005 et la deuxième, mortelle, en 2015.

    Le groupe extrémiste religieux Lehava, allié du député HaTzionout HaDatit Itamar Ben Gvir, organise chaque année des manifestations en marge de la Gay Pride et en 2006, le chef du HaTzionout HaDatit, Bezalel Smotrich, avait co-organisé une
    « marche des animaux » à Jérusalem, au cours de laquelle les opposants religieux à la Gay pride avaient défilé avec des ânes, pour tourner la Gay Pride en dérision.

    Noam a fait irruption sur la scène politique en 2019 avec des panneaux d’affichage routiers provocateurs et des vidéos accompagnées du slogan « Israël choisit la normalité ».

    Il avait fusionné avec HaTzionout HaDatit et Otzma Yehudit, sous la pression de Netanyahu, en vue des élections de 2021.

    L’an dernier, Maoz s’est imposé comme le premier représentant de son parti à la Knesset.

    La liste d’extrême droite HaTzionout HaDatit, avec 14 sièges à l’issue des élections du 1er novembre, devrait être un partenaire crucial au sein de la coalition gouvernementale dirigée par le président du Likud, Benjamin Netanyahu.

    Les propos de Maoz sur la Gay Pride de Jérusalem ont été repris par la député » HaTzionout HaDatit Orit Strock jeudi, lorsqu’il a déclaré à la Douzième chaîne : « Au-delà de la Gay Pride, personne ne devrait marcher dans la rue nu ou à moitié nu. »

    Lors d’une interview à la Treizième chaîne, le député HaTzionout HaDatit Ofir Sofer a accusé la communauté LGBT de s’être livrée à des « violences ».

    Interrogé par le présentateur sur ce qu’il voulait dire, Sofer a déclaré que « la violence est une incapacité à exprimer une opinion, […] à parler honnêtement de la question. »

    Cet article s’inspire d’un reportage paru sur Times of Israel 

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