Samedi, 22 juin 2024
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    Léuli Eshrāghi nommé.e conservateurice des arts autochtones au Musée des beaux-arts de Montréal

    Le Musée des beaux-arts de Montréal vient d’annoncer la nomination historique et l’entrée en fonction d’une personne non-binaire, Léuli Eshrāghi, à titre de conservateurice des arts autochtones, le premier poste du genre au MBAM.

    Léuli Eshrāghi aura la responsabilité d’organiser des expositions mettant en lumière le travail d’artistes autochtones du Québec, du Canada et d’ailleurs, en plus d’acquérir de nouvelles œuvres de différents territoires et époques pour enrichir la collection du MBAM. Iel facilitera la recherche en arts autochtones et le développement d’activités de médiation culturelle pour divers publics. Sur le plan institutionnel, iel contribuera à l’affirmation des peuples autochtones et à la conduite de protocoles culturels. 

    « Nous avons le plaisir d’accueillir Léuli Eshrāghi dans notre équipe. Iel enrichira les perspectives du MBAM grâce à son expérience pluridisciplinaire de commissaire, de chercheur.euse et d’artiste. Défenseur.e des artistes autochtones du Québec, du Canada et d’ailleurs, iel apportera une vision transversale et intersectionnelle de l’autochtonie, qui transcende les frontières nationales et suscite de nouveaux regards sur l’art, son histoire, et notre temps », affirme Mary-Dailey Desmarais, conservatrice en chef du MBAM.

    Léuli Eshrāghi (pronoms lui/ia) est un artiste, commissaire et écrivain australien d’origine samoane et persane, entre autres. Léuli détient un doctorat en pratiques commissariales de l’Université Monash (2018) et est devenu.e premier.e chercheurice postdoctoral.e de l’Initiative pour les avenirs autochtones à l’Université Concordia (2019). Iel.e est diplômé en gestion culturelle autochtone, en littérature francophone du Grand Océan, en études autochtones et en études culturelles comparatives. 

    « Nous sommes à un moment critique dans nos trajectoires culturelles et politiques. Je souhaite assurer au mieux les nouvelles responsabilités qui me sont accordées afin de contribuer à de meilleures expériences et connaissances des pratiques des artistes autochtones de notre ère et de leur ancrage historique. Je suis reconnaissant.e envers les communautés tant autochtones qu’allochtones locales et internationales, que nous soutiendrons et servirons à travers les expositions, publications et rassemblements à venir », poursuit Léuli Eshrāghi, conservateurice des arts autochtones au MBAM.

    Ce nouveau poste-clé, dont la création a été rendue possible grâce au soutien de la Banque Scotia et Jarislowsky Fraser, favorisera la compréhension et la diffusion des arts autochtones, tout en soutenant de nouvelles générations d’artistes et de professionnelles qui participent à redéfinir notre histoire commune.
      
    Léuli Eshrāghi a assuré le commissariat de nombreuses expositions présentées entre autres au musée d’art de l’Université du Queensland (Brisbane) avec Peta Rake ; au musée d’art MacKenzie (Régina) avec John G. Hampton ; au Musée des beaux-arts de Vancouver, à Artspace Aotearoa (Auckland) et à l’Institute of Modern Art (Brisbane) au sein du collectif Visiting Curators avec Tarah Hogue, Sarah Biscarra Dilley, Lana Lopesi et Freja Carmichael ; à la galerie A Space (Toronto) ; au musée d’art de l’Université de la Nouvelle-Galles-du-Sud (Sydney) ; et au musée d’art de l’Université Monash. Iel y a notamment présenté le travail d’artistes comme Joi T. Arcand, asinnajaq, Torika Bolatagici, Seba Calfuqueo, Yuki Kihara, Kite, Caroline Monnet, Leyla Stevens, Shannon Te Ao et Angela Tiatia.
         
    Commissaire de la huitième biennale TarraWarra, ua usiusi faʻavaʻasavili,organisée à Healesville (Australie) en 2023, iel a contribué au développement de l’initiative pluriannuelle Blue Assembly à titre de commissaire et de chercheur.euse en résidence au musée d’art de l’Université du Queensland. Le programme s’étale sur plusieurs expositions, publications et résidences de recherche-création centrées sur les relations et les savoirs qui unissent artistes, scientifiques, aînées autochtones, territoires littoraux et espèces marines. Iel a également agi comme conseiller.ère scientifique pour l’exposition Réclamer la terre au Palais de Tokyo (Paris) en 2022.
     
    Auteur.e d’Indigenous Aesthetics and Knowledges for Great Ocean Renaissances (Common Room Editions, 2023), iel a dirigé la collection d’essais D’horizons et d’estuaires : entre mémoires et créations autochtones avec Camille Larivée(Éditions Somme toute, 2020) et a signé des textes dans diverses revues. Iel a par ailleurs animé ou coanimé des résidences et des groupes de travail à la revue Momus, au Forge Project près de Hudson (New York), aux Beaux-Arts de Paris, à l’École supérieure d’art d’Avignon et à l’Académie internationale d’été des beaux-arts de Salzbourg.
     
    Léuli Eshrāghi mène, en parallèle de sa pratique en commissariat, une carrière artistique axée sur la performance, l’installation, la vidéo et l’écriture. Ses récentes expositions ont entre autres été présentées à la Tate Modern (Londres), à MOMENTA Biennale de l’image (Montréal), au Museum of Contemporary Art Australia (Sydney), à la Queensland Art Gallery | Gallery of Modern Art (Brisbane) et à la biennale de Sharjah (Émirats arabes unis). Iel siège aux comités scientifiques de la biennale Photo Australia (Melbourne) et du Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Galles-du-Sud (Sydney). Passionné.e par les langues et les cultures autochtones, iel parle le sāmoan, le français, l’anglais, l’espagnol, et les créoles du Vanuatu et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

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