Le commissaire de la Ligue nationale de hockey (LNH), Gary Bettman, vient d’ajouter sa voix à l’engouement entourant Heated Rivalry, la série dont tout le monde parle, qui met en scène une romance sur fond de hockey entre deux rivaux acharnés, Shane Hollander (Hudson Williams) et Ilya Rozanov (Connor Storrie). Dans une entrevue avec The Hockey News, Bettman confie avoir adoré la série… au point de l’avoir regardée d’un seul trait en une soirée.
« C’est une merveilleuse histoire », considère-t-il. Le commissaire précise toutefois que le contenu peut être « un peu épicé particulièrement pour les jeunes ». Il n’en demeure pas moins élogieux : il dit avoir trouvé l’intrigue prenante et souligne que la série « pioche » à même certains éléments réels de l’histoire de la ligue, évoquant notamment des références à des événements et lieux associés à la LNH, comme Sochi ou le match des étoiles à Tampa. «C’est très bien fait», résume-t-il.

Bettman estime aussi que la popularité de Heated Rivalry a contribué à attirer l’attention de personnes qui ne suivent pas nécessairement le hockey — un effet de curiosité culturelle qui, selon lui, a aidé la LNH pendant la saison régulière 2025-2026. On dit que certaines équipes de hockey ont vus des hausses de 25 à 40% de billets à la suite de la diffusion de la série. Il compare d’ailleurs ce type de retombées au « phénomène Taylor Swift » dans la NFL, après ses apparitions très médiatisées aux matchs des Chiefs pour encourager Travis Kelce.
Soirées Fierté : appui maintenu, mais pas de retour des chandails thématiques à l’échauffement
Le commissaire a par ailleurs réitéré que la ligue et lui « soutiennent la communauté LGBTQ+ » et qu’il se dit heureux de continuer d’accueillir des soirées de la Fierté. Mais il a été clair : il n’est pas question, pour l’instant, de réautoriser le port de chandails de la Fierté (ni aucun chandail thématique d’ailleurs) durant l’échauffement.
Selon Bettman, la décision ne vise pas spécifiquement la Fierté, mais plutôt le fait d’introduire sur la glace des causes ou des thématiques qui ne feraient pas consensus auprès de tous les joueurs appelés à les porter. Il évoque un enjeu plus large : soirées patrimoniales, causes politiques, tensions internationales ou nationales — autant de sujets qui, dit-il, finissent par «distraire» du sport comme tel et nuisent à l’objectif recherché.
Il soutient aussi qu’il s’agit d’une « mauvaise interprétation » de prétendre que la mesure portait d’abord spécifiquement sur les chandails arc-en-ciel.

