Dimanche, 3 juillet 2022
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    le symposium de la société canadienne du sida

    La Société canadienne du sida (SCS) tenait récemment à Montréal son 5e symposium, un événement qui a attiré des centaines de personnes venues des quatre coins du Canada. Parmi la panoplie de sujets, on y a abordé les soins et traitements prodigués aux personnes vivant avec le VIH/sida dans la perspective de pouvoir mieux les aider à passer à travers les moments difficiles. Une nouveauté cette année: une journée consacrée à la jeunesse, le groupe social dont le taux de séroconversion est malheureusement en hausse. 

    Si la majorité des autres congrès sont de nature plus scientifique et médicale, ici on encourage la présence des groupes communautaires et sociaux. Plus de 700 participants provenant de milieux très diversifiés, des représentants d’organismes communautaires, de fondations, des médecins spécialistes et des chercheurs, des membres du personnel médical ainsi que des fonctionnaires de différents paliers gouvernementaux assistaient, du 27 au 30 octobre dernier, à ce 5e Symposium national de perfectionnement des compétences dans le domaine du VIH/sida, dont la thématique était Accueillir la diversité, combattre l’inégalité. «On se rend bien compte qu’il y a de plus en plus de stigmatisation et de discrimination associées aux personnes vivant avec le VIH (PVVIH), et ces personnes doivent ainsi, en plus de combattre leur maladie, lutter contre les préjugés et la discrimination auxquels ils font face. Nous devons donc trouver des moyens de les aider», de dire Mark Creighan, agent de relations médias à la Société canadienne du sida (SCS).

    En plus des services, on a introduit cette année un certain nombre d’ateliers différents par rapport aux années précédentes : par exemple, sur le rôle important que les médias jouent dans la société pour relayer l’information et véhiculer des messages. «Est-ce que les médias nous aident ou, au contraire, nous nuisent? C’est ce qu’on a discuté notamment du point de vue des groupes communautaires. On s’est aperçu qu’ici, au Canada, il était très difficile, sur le plan local, de mobiliser les médias avec le VIH/sida, en raison de la trop grande place qu’occupe l’Afrique et ses millions de personnes infectées, ce qui intéresse plus les médias. Donc, il va nous falloir développer d’autres approches pour que les médias couvrent les sujets sida ici», d’expliquer M. Creighan. D’autres ateliers débattaient aussi de l’Initiave fédérale sur le sida et les politiques gouvernementales afin d’en informer les organisations.

    «Le symposium est un lieu de discussions, d’échanges d’informations et de partage des expériences», de dire M. Creighan. Comparé à d’autres congrès où l’on s’asseoit pour écouter quelqu’un parler à l’avant, ce symposium offre la possibilié de discuter et d’échanger avec des représentants d’autres groupes communautaires, de parler de projets avec des organisations qui offrent différents programmes, ce qui peut inciter certains groupes à adapter des projets pour les implanter localement. De façon concrète, certains ateliers offraient aux participants des informations très pertinentes pour leur organisation, comme cette présentation sur l’Initiative fédérale sur le sida qui renseignait les directeurs généraux et les autres responsables sur la façon de monter une demande de subvention.

    La nouveauté de ce congrès 2005 était aussi la journée du forum jeunesse, le 27 octobre. Une cinquantaine de jeunes de divers horizons, de partout au Canada, s’y étaient donné rendez-vous pour des ateliers et des activités qui leur étaient uniquement réservés. Cette partie du symposium a, paraît-il, été un vrai succès, selon les organisateurs qui répéteront sûrement l’expérience dans de futures rencontres.

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