Jeudi, 29 septembre 2022
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    Vers la 11e édition foisonnante du festival Phénomena, du 2 au 21 octobre

    La 11e édition de Phénomena débutera avec la Parade Phénoménale qui se déroulera dimanche 2 octobre sur le boulevard Saint-Laurent dans le quartier Mile End. Avec la complicité de la fée urbaine Patsy Van Roost, on pourra voir défiler des fanfares, des bonimenteurs, des mariées en patins à roulettes et surtout des centaines de citoyens costumés selon les thématiques de la Parade. Il y aura même un cortège canin ! Le tout se terminera par un spectacle dansant avec la Fanfare Pourpour. La Parade Phénoménale est un événement coloré et inclusif, tout le monde est bienvenu !


    Autre événement à ne pas manquer, le mythique Combat contre la langue de bois, animé par Stéphane Crête, qui aura lieu le 5 octobre au La Tulipe. Lors de ce 12e Combat, une dizaine de personnalités monteront sur scène pour parler d’un sujet de leur choix, de l’intime au politique. Les règles sont simples : parler durant 5 minutes, pas de droit de réplique, pas d’excuses par la suite.

    Entre les discours, un house band d’enfer vous permettra de reprendre vos esprits. On pourra entendre notamment Barbada, Dominic Champagne, Francis Ouellette, Caroline Monnet et Will Prosper.

    Des Cabarets brillants et déjantés
    Phénomena se caractérise par ses cabarets festifs présentés à l’emblématique Sala Rossa. Parmi les musts, il y a bien sûr le légendaire Cabaret DADA, animé par la toujours surprenante Alexis O’Hara, qui réunira quelques «phénomènes» dont Valérie Blais, Jacques Poulin-Denis, Beaver Sheppard et le duo Rock Bière et RV Métal.

    Pleurer dans douche (RV Métal et Rock Bière) – Photo Alex Nadeau Farley


    Grande nouveauté cette année, un premier Cabaret féministe pas gentil du tout, animé par Salomé Corbo. Lors de cette « soirée de filles » un peu baveuse et festive, on pourra entendre des voix fortes et impertinentes dont celles de Julie Artacho, Mélanie Demers, Sophie Cadieux, Louise Bombardier, Manal Drissi, Calamine, Geneviève Albert et Manon Massé.

    Calamine – Photo Marie-Mike

    Autre nouveauté, Trucs, monstres et fesses : le cinéma au temps des cabarets. L’équipe de la Cinémathèque québécoise vous transportera au début du XXe siècle, alors que les vues animées étaient une curiosité de fêtes foraines, de cabarets et de music-hall. Acteurs, musiciens, artistes de cirque et bonimenteurs se succèderont devant l’écran pour interagir avec Docteur Jekyll ou Segundo de Chomon. Avec notamment Marcel Jean, Olivier Morin, René Lussier et Emmanuel Bilodeau.

    Une programmation diversifiée et inclusive
    Fidèle à sa mission, Phénomena participe à la réflexion sur les enjeux d’inclusion et de diversité. Concrètement, plus de la moitié de la programmation est consacrée à des artistes dits de la diversité, qu’elle soit raciale, de genre, corporelle ou de personnes ayant un handicap.


    Parmi les musts concoctés par notre Commissaire à la diversité Claudia Chan Tak : une rencontre Mix Tape et un Cabaret Dalida sans Dalida, animé par Bijuriya, la fabuleuse drag queen de notre affiche. Lors de ce cabaret, des artistes émergents et multiples, dont Cynthia Wu-Maheux et Benjamin Kamino, auront pour défi de rendre hommage à leur manière à la très glamour Dalida. Le Festival rendra hommage à la chanteuse et comédienne autochtone Kathia Rock qui a concocté pour le festival, avec l’aide de Joséphine Bacon, une nouvelle création poétique et musicale intitulée KUSHAPETSHEKEN, la tente tremblante.

    Finalement, Phénomena accueille pour la première fois Music Sensation, une Battle Waacking organisée par Axelle Munezero. Le waacking est un style de danse de rue qui a débuté dans les années 1970 à Los Angeles dans les clubs fréquentés majoritairement par des afro-américains et des hispaniques issus de la communauté LGBTQ+. Le waacking s’inspire des attitudes de diva des actrices hollywoodiennes des années 1920. Le rôle du ou de la juge est particulièrement important dans ce genre d’événement et le festival accueillera la fabuleuse Mounia from Paris!

    Des expositions
    Le Festival présentera l’exposition très attendue d’une collaboratrice de longue date, Lucie Bazzo. Son projet Services essentiels présente des photos lumineuses de dépanneurs de Montréal, prises au début de la pandémie, alors que les seules activités permises étaient de marcher ou de se promener à bicyclette. Autres expos à voir à l’Espace Pop : celles de Charline P. William et Mathieu Samaille.

    Et aussi…
    Le Festival poursuit son partenariat avec La Chapelle Scènes contemporaines avec We are shining forever à la recherche de l’entrée du royaume des morts, la très attendue nouvelle création de Christian Lapointe et Mathieu Arsenault autour de la figure fantomatique de Vickie Gendreau, avec notamment Ève Landry.

    Et Phénomena prend à nouveau d’assaut le Rialto pour présenter deux jours de spectacles performatifs avec des artistes émergents et queer. À ne pas manquer, la performance multimédia haute en lumière et en rythme intitulée Beats du collectif du même nom et le Cabaret impudique du collectif NU.E.S, une soirée déambulatoire composée de performances et d’animations érotiques. On pourra aussi voir les créations théâtrales et interdisciplinaires de Gabriel Guertin-Pasquier, Thomas Duret et Robine Kaseka, Allison Moore et Arthur Desmarteaux ainsi que de l’artiste queer torontois James Knott.

    INFOS | Toute la programmation et la billetterie sont disponibles sur le site du Festival Phénomena au www.festivalphenomena.com.

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