Samedi, 26 novembre 2022
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    Les non-vaccinés ont 14 fois plus à risque de contracter la variole du singe

    La première étude en conditions réelles a été rendue publique ce mercredi avec des données (très) rassurantes quant à l’efficacité du vaccin contre la variole du singe (ou monkeypox).

    La vaccination est donc bien une arme efficace contre le virus de la variole du singe et ce, dès la première dose. C’est le résultat de la première analyse en conditions réelles réalisée aux États-Unis par le Centre de contrôle et de prévention des maladies. Les personnes non vaccinées présentent 14 fois plus de risques d’être infectées que celles ayant reçu le vaccin, affirme cette étude réalisée entre juillet et septembre dans 32 États américains.

    Les scientifiques ont comparé le nombre de cas confirmés chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes vaccinés avec celui de ceux qui ne l’étaient pas. «Avec un optimisme prudent, ces nouvelles données nous confortent dans l’idée que le vaccin fonctionne comme prévu», a affirmé dans un point presse à la Maison-Blanche Rochelle P. Walensky, directrice du CDC. La docteure s’est par ailleurs félicitée que «même une seule dose du vaccin contre la variole simienne offre une protection contre l’infection».

    Réponse immunitaire 14 jours après la première dose

    Si les autorités sanitaires conseillent de recevoir une seconde dose de vaccin, son degré d’efficacité n’est pas encore évalué avec précision. «Nous voyons une réponse immunitaire 14 jours après la première dose, mais le niveau de protection optimal n’est pas atteint avant la seconde», a toutefois affirmé la Dr Demetre Daskalakis, adjoint chargé du suivi du monkeypox à la Maison-Blanche. 

    Aux États-Unis, pays du monde qui compte le plus de personnes contaminées, 804 000 doses ont été administrées chez la population des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. Résultat, la courbe des nouvelles infections décroît : en 14 jours, ces dernières ont ainsi baissé de 24%. La CDC considère ce recul de l’épidémie comme étant le résultat de l’avancement de la campagne vaccinale et celui d’une meilleure connaissance des symptômes de la maladie au sein de la communauté LGBTQI+, ce qui a permis de réduire les risques.

    Au Québec, le nombre de contaminations hebdomadaires a largement baissé depuis le début de la vaccination.

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