Dimanche, 14 juillet 2024
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    Le facteur wow de Washington

    Contrairement à la croyance que j’entretenais depuis la nuit des temps, Washington D.C. ne se résume pas à une série de monuments historiques ni à la ville qui explose dans les films d’extra-terrestres. Au contraire, la capitale américaine a de la gueule, du charme, une énergie queer friendly incontestable et des activités ô combien diversifiées.

    suffit de déambuler dans la ville où travaille Joe Biden pour percevoir l’ouverture d’esprit propre aux « liberals » des États-Unis, pour voir des couples queers marcher main dans la main et pour se sentir en parfaite sécurité, même quand on est en train de frencher un beau garçon sur le coin d’une rue.
    Si vous désirez tester par vous-mêmes, sachez que la gigantesque World Pride y sera organisée en 2025, marquant du même coup le cinquantième anniversaire de la tenue des Prides annuelles dans la capitale. Toujours dans le registre des premières impressions : on dirait que tout y est beau, réfléchi, bien préservé et symbolique. Peu importe l’immense trottoir sur lequel vous marchez ou la très large rue sur laquelle vous roulez, vous trouverez un édifice historique, un bâtiment à l’esthétique recherchée, une maison accueillant une ambassade ou un regroupement international de ceci ou de cela. Ça respire la beauté. Une beauté lisse, propre, élégante et très anglo-saxonne.

    Quand est venu le temps de découvrir cette ville de 700 000 habitant.e.s (dans la portion centrale), j’ai vite été conquis par un cliché : la vue du Capitol, dans toute sa blancheur et sa splendeur, au sommet d’une butte et surplombant la ville avec le panache typiquement américain qu’on lui connaît. Après l’avoir photographié sous tous ses angles, j’y ai mis les pieds pour une visite fort sympathique composée d’un film sur sa création et d’un déambulatoire guidé dans les couloirs où l’on peut croiser les politicien.ne.s en action, le vieux sénat et la vieille chambre, ainsi qu’une galeries de statues représentant de grandes figures historiques.

    Une trentaine de minutes de marche plus loin, je suis allé saluer la Maison Blanche, derrière une haute clôture noire et des blocs de béton qui nous empêchent de passer un appareil photo à travers la grille. Quelques pas plus loin, j’ai pris place au Old Ebbitt Grill, un magnifique restaurant fondé en 1856. Très bien conservé, l’endroit est un hommage aux banquettes de velours vert et aux boiseries, avec un immense bar chargé de bouteilles d’alcool fort et de têtes d’animaux empaillées. Avec au passage, un service aussi chaleureux que sa nourriture. Si vous avez le temps, faites un détour à la Black Lives Matter Plaza, un espace pédestre commémorant l’importance du mouvement, ainsi qu’au National Museum of Women in the Arts, nouvellement rouvert après deux ans de rénovations.

    J’attendais impatiemment le tour des monuments historiques illuminés en soirée. J’avais lu que c’était l’un des dix tours les plus agréables du monde, mais mes attentes se sont écrasées lamentablement dans le pare-brise! Non seulement je n’entendais pas la moitié de ce que la guide enjouée racontait, mais j’étais fri-go-ri-fié! Les fenêtres de l’autobus était inexistantes. Il faisait deux degrés. Ma voisine de siège se servait de son manteau pour cacher sa tête en entier, sans rien suivre. J’ai fui à mi-parcours comme pour éviter l’apocalypse. Trêve de plaisanterie : allez-y quand il fait au moins 15 degrés Celsius à l’extérieur. L’activité dure quand même 2h30.

    Washington regorge de musées pour la plupart gratuits. Il y en a tellement que je pourrais y retourner dix fois que je n’aurais pas encore fait le tour. Ceci étant dit, après le caractère historique de mes premières visites, j’avais envie d’aller ailleurs. Quoi de mieux que de poursuivre au Musée de l’art et de l’espace (Air and space museum)? Figurant parmi les musées les plus visités à travers le pays, l’endroit vous plongera dans l’univers des vaisseaux spatiaux, des avions, des satellites, de l’exploration spatiale, avec ce qu’il faut d’éléments ludiques, interactifs et éducatifs. On y retrouve entre autre la vidéo du discours de John Kennedy quand il a décidé d’investir pour envoyer les Américain.e.s sur la Lune.

    Après un lunch plus que délicieux au restaurant méditerranéen Zaytinya, où je me suis retenu de ne pas dévorer tout ce qu’il y avait sur le menu, j’ai fait un arrêt au petit mais joli jardin des sculptures, ainsi qu’une visite au Jardin botanique voisin du Capitol, là où on retrouve toutes les essences de plantes qui existent dans les différents climats des États-Unis, y compris ceux de Hawaï. L’énergie de la nature m’a requinqué pour découvrir le Musée international de l’espionnage (Spy museum). L’institution lève le voile sur les différentes tactiques de surveillance entre pays à plusieurs époques de l’histoire, présente de grands espions comme Mata Hari, élabore un jeu pour tester nos habiletés comme espion, parle d’encre invisible, d’armes cachées, d’objets dissimulées sur le corps, de vêtements pour changer d’identité, de la sororité des espionnes, des pigeons caméras, des avions indétectables dans les cieux ennemis et de l’analyse de l’air permettant de savoir si une bombe atomique est en développement. On est même confronté aux indices dont disposaient le gouvernement
    américain pour attaquer ou non la cache de Ben Laden, afin de déterminer si on les croyait suffisamment solides. Avec ses vidéos, ses éléments interactifs, ses objets d’archives et ses informations détaillées et éclairantes, le Spy Museum possède tout ce qu’on peut espérer d’un musée.


    Durant la suite du voyage, j’ai passé quelques heures à marcher dans le magnifique quartier Georgetown, un mélange entre le chic d’Outremont, le petit côté bohème du Plateau et la chaleur gentrifiée de Saint-Henri. Sans trop m’épuiser, je suis allé voir une maison de style Tudor et ses jardins, la splendide université au nom du quartier et un canal historique, en plus de croiser plusieurs boutiques et cafés avec une âme. Par la suite, direction Rock Creek Park pour une séance de hiking à travers les couleurs de l’automne. Comme il faisait près de 20 degrés Celsius en ce samedi du début novembre, je n’ai élaboré aucun scénario de mort par hypothermie parce que je me serais perdu dans les sentiers. À la place, j’ai suivi mon instinct et admiré le paysage – très similaire à ceux du Québec – avant de rentrer à l’hôtel.

    Parlons maintenant d’hébergement. N’étant pas friand des grandes chaînes hôtelières aux décors sans personnalité, j’étais particulièrement heureux de séjourner dans l’hôtel boutique Lyle, un établissement stylé, chaleureux et plein de classe. Si ma très jolie chambre n’était pas parfaitement isolée des bruits de la rue, j’ai largement apprécié le grand confort du lit et l’emplacement de l’hôtel situé dans un quartier résidentiel, à quelques minutes du grouillant secteur de Dupont Circle. J’ai également savouré chaque bouchée de mon repas au Lyle, dont le restaurant attire les habitants du quartier tant la table est bonne et le service impeccable. Par-dessus le marché, le secteur est, disons, très queer. Washington ne peut évidemment pas dépayser comme un séjour à Tokyo, Paris ou Terre-Neuve, mais il y a assez de charme au pouce carré pour être comblé.

    INFOS | https://washington.org

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