Mercredi, 17 juillet 2024
• • •
    Publicité

    Maxence Garneau le flamboyant « fidèle » de l’émission Les Traîtres

    Maxence Garneau fait partie des 20 premières personnes à participer à la version québécoise du phénomène mondial Les Traîtres, animé chez nous par Karine Vanasse. Si nous sommes légion à croire que les fidèles ne décelaient pas les mensonges de Michel, les réactions explosives d’Axel et les comportements parfois erratiques de Marie-Josée, Maxence vient nuancer la situation en entrevue.

    Quel est ton parcours professionnel ?
    Maxence Garneau : Je suis un petit gars du Lac-Saint-Jean qui rêvait de travailler dans le milieu de la télévision. À 17 ans, je suis arrivé à Montréal. J’ai étudié en télé à l’UQAM. En 2018, j’ai commencé à travailler comme recherchiste sur différentes productions : La semaine des 4 Julie, Qui sait chanter, L’amour est dans le pré, À table avec mon ex, Le fabuleux printemps de Marie-Lyne, Dans l’œil du dragon, etc.

    Pourquoi la production des Traîtres t’a-t-elle approché ?
    Maxence Garneau : L’équipe cherchait des personnes capables d’établir de bons liens dans une game sociale et de bien lire les gens pour déceler les mensonges. On m’a approché en pensant que, en tant que recherchiste, j’avais un pouvoir de persuasion, car on essaie sans cesse de convaincre les gens de participer à nos idées.

    Quelles étaient tes motivations pour vivre cette aventure ?
    Maxence Garneau : La veille qu’on m’appelle, j’avais commencé à regarder deux épisodes de la version américaine. J’étais complètement accroché, mais quand je regardais les participants, je pensais ne jamais être capable de faire ça. Le lendemain, l’équipe m’a appelé ! Je pensais qu’elle me voulait comme recherchiste sur l’émission, mais non, c’était pour que j’y participe. J’ai été déboussolé par cette offre ! Je pensais que la vie m’envoyait un signe. Il faut aussi savoir que l’émission a été tournée à l’été 2023 et que ma résolution cette année-là était d’arrêter d’être freiné par la peur de ne pas réussir. Donc, j’ai dit oui à la vie !

    À quoi ressemblait le quotidien du tournage ?
    Maxence Garneau : Chaque épisode correspond à une journée de tournage. On se réveille, on retrouve les autres au déjeuner et on découvre qui a été « tué » durant la nuit. On discute dans le manoir pour se mettre à jour, avant de se retrouver en voiture, comme des huis clos pour se vider le cœur quand on est avec des gens en qui on a confiance, afin de se rendre aux missions physiques ou cérébrales. On revient au manoir avec un peu de temps pour jaser et en début de soirée, c’est la table ronde. Puis, on retourne dans nos chambres pendant que les traîtres se réunissent.

    Tu vas peut-être me dire que c’est facile de juger vos performances de l’extérieur, mais comment ça se fait que ça vous a pris autant de temps pour les démasquer ?
    Maxence Garneau : C’est difficile pour nous ! Grâce au montage, les gens voient un condensé de nos journées avec plein d’éléments mis bout à bout qui semblent très évidents, alors qu’on vit ça pendant presque 12 heures : on se lève tôt et on finit tard. Au début, on a 20  personnes à analyser et on ne peut pas avoir des yeux partout. On ne voit pas toutes les interactions, toutes les faces et tous les mensonges. J’avoue que le mensonge de Michel sur sa fille handicapée lui a permis de me manipuler émotivement.

    Quand Axel pète une coche au neuropsychologue, je trouvais ça humainement incohérent.
    Maxence Garneau : Ouin, mais on est dans une bulle où tout devient un peu incohérent. On ne connaît pas les gens à l’extérieur du jeu. Et comme on n’a pas accès aux confessionnaux comme les téléspectateurs, on ne sait pas quelle est la vraie nature des gens. On les connaît juste dans le jeu. Moi, j’avais des doutes sur Mathieu, le neuropsychologue, parce que je trouvais qu’il dirigeait les discussions, qu’il essayait de m’imposer sa façon de penser et qu’il savait comment nous manipuler, mais je ne savais pas qu’il était de même dans la vie de tous les jours. Comme il nous mentait sur sa profession, on ne savait pas qu’il était neuropsy. Si j’avais su, j’aurais peut-être pensé que c’était normal qu’il s’exprime ainsi.

    À quoi ressemblait votre niveau d’anxiété ?
    Maxence Garneau : En tant que fidèle, chaque matin commence avec beaucoup de stress. Tu attends qu’on vienne te chercher pour déjeuner, sans savoir si tu as été tué ou non. Tu fais les cent pas. Plus l’aventure avance, plus ça devient stressant, car tu ne sais plus à qui faire confiance. On se trompe, on élimine des fidèles, nos suspicions s’avèrent dans le champ, alors tu entres dans une paranoïa et tu as peur que certaines personnes quittent, car celles avec qui tu t’entends bien sont comme tes repères dans le jeu. C’est brûlant !

    Tu as maintenant un agent. Est-ce que ça signifie que tu veux travailler devant la caméra ?
    Maxence Garneau : Effectivement, je veux utiliser cette vitrine-là comme tremplin. Ce n’est pas nouveau chez moi. C’est mon rêve d’enfance. Je me plais beaucoup dans mon travail de recherchiste. Mais pendant la pandémie, j’avais recréé les looks de Céline Dion sur les médias sociaux. Ça me changeait les idées quand on était confiné. Finalement, ça m’a apporté une certaine visibilité médiatique. J’ai réalisé quelques entrevues et ça m’a fait comprendre que j’avais quelque chose à dire. J’avais un peu enfoui mon désir d’être à l’avant.

    Que veux-tu exprimer ?
    Maxence Garneau : Dans ma création de contenu sur les réseaux sociaux, ça m’arrive de raconter des anecdotes avec le fait que j’ai des traits androgynes et [que] des fois […] je rentre dans les toilettes des hommes en me faisant dire « madame, vous n’êtes pas du bon côté ». En gros, je trouve que les sujets queers n’ont pas assez de visibilité dans nos médias. J’aimerais faire de la chronique et de l’animation en développant des projets en lien avec la queerness, parce qu’il y a un grand manque d’éducation. Je le ressens dans plusieurs commentaires que je reçois. J’ai envie que les jeunes des prochaines générations puissent trouver des modèles diversifiés qui leur ressemblent.

    INFOS | https://www.noovo.ca
    https://www.instagram.com

    Du même auteur

    SUR LE MÊME SUJET

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici

    Publicité

    Actualités

    Les plus consultés cette semaine

    Publicité