Samedi, 17 janvier 2026
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    Gagnant·e de l’Eurovision Nemo rend son trophée pour dénoncer la participation d’Israël au concours de 2026

    Nemo, qui a remporté l’Eurovision en 2024, a annoncé qu’iel remettra son trophée du Grand Prix à l’Union européenne de radio-télévision (UER), en signe de protestation contre la participation maintenue d’Israël à l’édition 2026 du concours.

    Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, l’artiste — entré·e dans l’histoire en devenant la première personne non binaire à remporter l’Eurovision — affirme ne plus être en mesure de conserver ce symbole de victoire. « Je ne sens plus que ce trophée a sa place sur mon étagère », écrit Nemo.

    «L’an dernier, j’ai gagné l’Eurovision et, avec cette victoire, j’ai reçu ce trophée. Même si je suis profondément reconnaissant·e pour la communauté qui entoure ce concours et pour tout ce que cette expérience m’a apporté, autant sur le plan personnel qu’artistique, aujourd’hui, je ne sens plus que ce trophée m’appartient», explique l’interprète.

    Nemo rappelle que l’Eurovision se présente comme un événement fondé sur «l’unité, l’inclusion et la dignité pour tou·te·s», des valeurs qui ont longtemps donné un sens particulier à sa participation. Or, selon l’artiste, ces principes entrent désormais en contradiction directe avec les décisions de l’UER.

    «La participation continue d’Israël, alors que la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU a conclu à un génocide, démontre un écart flagrant entre ces idéaux et les choix posés par l’UER», affirme Nemo.

    L’artiste soutient également que le concours a servi à « adoucir l’image » d’Israël sur la scène internationale, malgré les assurances répétées des organisateurs voulant que l’Eurovision demeure un événement « apolitique ».

    « Quand des pays entiers se retirent du concours à cause de cette contradiction, il devient évident que quelque chose ne tourne pas rond. C’est pourquoi j’ai décidé de renvoyer mon trophée au siège de l’UER, à Genève », conclut Nemo.

    Plus tôt cette semaine, l’Islande est devenue le cinquième pays à se retirer officiellement de l’Eurovision 2026, qui doit se tenir à Vienne en mai prochain, après la confirmation que la participation d’Israël serait maintenue malgré les opérations militaires en cours à Gaza.

    Les diffuseurs nationaux de l’Espagne, de l’Irlande, des Pays-Bas et de la Slovénie ont également annoncé qu’ils boycotteraient l’édition 2026 du concours, accentuant la pression sur l’UER et ravivant le débat sur la neutralité politique revendiquée par l’Eurovision.

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