Une importante mise à jour du jeu Terraria a supprimé les options liées à l’identité de genre, provoquant une véritable crise de nerfs chez certains joueurs de droite, dont l’indignation frôle l’hystérie. Ce jeu de type sandbox en deux dimensions, extrêmement populaire — il s’agit du quatrième jeu PC le plus joué sur la plateforme Steam — a lancé plus tôt cette semaine sa très attendue mise à jour 1.4.5.
L’une des plus importantes de ses 15 années d’existence, cette mise à jour baptisée « Bigger and Boulder » comprend une liste vertigineuse de changements, de correctifs et d’ajouts : plus de 650 nouveaux objets, de nouveaux boss, des mécaniques de jeu inédites et bien davantage.
Parmi les nombreuses nouveautés figure une refonte du menu de création de personnages. Le jeu y abandonne la sélection du genre au profit d’options de personnalisation accrues, comme le choix du type de corps ou de la voix.
Sans surprise, le fait qu’un jeu propose davantage de liberté de personnalisation en éliminant une mécanique de genre vieille de plusieurs décennies a suffi à faire exploser de rage une frange de joueurs anti-LGBTQ+, particulièrement active en ligne.
La page communautaire de Terraria sur Steam déborde désormais de commentaires dénonçant ce changement pourtant mineur, plusieurs accusant les développeurs — sans grande originalité — d’avoir rendu le jeu « woke ».
Un utilisateur est même allé jusqu’à affirmer que l’absence de symboles de genre dans le menu nuirait à l’expérience de jeu, craignant que des joueurs puissent « choisir accidentellement un type de corps féminin ».
Face à cette vague d’indignation, des adeptes du jeu ont répondu par des questions d’une simplicité désarmante, mais ô combien pertinentes : « On s’en fout-tu pas mal? »
Visiblement lassé par ces débats récurrents sur le genre dans les jeux vidéo, un autre internaute a plutôt demandé ce que les gens prévoyaient manger pour souper.
« De mon côté, je me fais des spaghetti all’assassina », lui a répondu quelqu’un.
Terraria n’est pas un cas isolé. D’autres titres ont récemment essuyé des crises similaires de la part de milieux conservateurs dénonçant des mécaniques jugées « woke », notamment Roblox, Cyberpunk 2077 et même The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered.
L’exemple le plus notoire demeure sans doute celui du streameur Heel vs Babyface, qui avait provoqué un véritable dérapage public après avoir découvert une option de pronoms dans Starfield, s’emportant à grands cris contre ce qu’il percevait comme la « wokisation » du jeu vidéo.

