Samedi, 2 mai 2026
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    L’ultime sélection (Final Draft) : Pectoraux saillants, mollets galbés et abdos d’acier

    Vingt-cinq anciens athlètes professionnels, dont les heures de gloire sont déjà loin derrière eux, s’affrontent dans une série d’épreuves extrêmes dans l’espoir de remporter 30 millions de yens (280 000 $C), mais également de toucher de nouveau à la gloire!

    Cette téléréalité japonaise met en scène des athlètes issu .es de tous les horizons, des disciplines les plus exigeantes à celles qui, aux premiers abords, semblent un peu plus ludiques : foot, waterpolo, arts martiaux, gymnastique, boxe, trampoline, lutte, culturisme et… Frisbee extrême. Il ne faut cependant pas toujours se fier aux apparences et les athlètes les moins coté.es se révéleront parfois de redoutables adversaires. Chacune des épreuves est associée à une qualité sportive à qui permet de distinguer les capacités de chacun.e. C’est ainsi que, dès les premières minutes, l’endurance des candidat.ee est évaluée par la titanesque escalade d’une montagne enneigée associée à une sanction implacable : le dernier arrivé sera éliminé sur-le-champ.

    S’ensuivent des compétitions placées sous le signe de la persévérance, du discernement, de la cohésion, etc., tant au regard d’épreuves individuelles que de groupes où il devient alors primordial de faire preuve de stratégie dans la composition de son équipe. Évidemment, c’est l’occasion de bander les muscles et plusieurs se font d’ailleurs un malin plaisir d’affronter l’adversité, le corps légèrement huilé. C’est notamment le cas de Kenta Tsukamoto, un culturiste qui à la répétition d’avoir les pectoraux les plus volumineux du Japon, de Hozumi Hasegawa, un boxeur qui détient trois ceintures de champion du monde, ou de Yoshio Itoi, dont les pommettes sont à ce point cisaillées qu’on a l’impression qu’un simple hochement de tête pourrait couper l’acier.

    La série n’est pas sans évoquer son pendant coréen « 100% physique » (Physical : 100), à ceci prêt que cette dernière met surtout à l’avant-scène des corps balaises, alors que « L’ultime sélection » mise sur une plus grande variété corporelle. Les compétitions y sont également plus variées, puisqu’elles ne misent pas que sur la force physique, et comportent des conséquences machiavéliques : si on est dans le peloton de tête, les meneurs, on a droit à un hébergement et des repas princiers alors que, si on est à la queue, les suiveurs, le logis est beaucoup plus rustique.

    C’est dans le cadre de ses moments de repos quotidiens que les participants se livrent à l’écran en confiant leurs craintes et leurs espoirs, en mettant l’accent sur la douleur d’une carrière sportive qui n’est parfois plus qu’un lointain souvenir. Bien que la série tente d’utiliser toutes les ficelles connues pour nous décrocher une larme, ces séquences se révèlent un tantinet longues. Les prouesses à l’écran demeurent cependant toujours impressionnantes : on peut notamment citer l’épreuve des abdos qui se solde avec plus de 500 répétitions pour son gagnant.

    Évidemment, l’objectif principal de ces séries est de se rincer l’œil devant des corps et des prouesses hors normes. À ce titre, « 100% physique » est plus satisfaisant, mais « L’ultime sélection » a le mérite de nous présenter des concurrents plus attachants. Dans les deux cas, on y trouve donc son compte. 6

    INFOS | Les dix épisodes de « L’ultime sélection » (Final Draft) sont disponibles en japonais et dans un excellent doublage français et anglais, sur Netflix.

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