Jeudi, 1 Décembre 2022
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    16e congrès international sur le sida, bilan mondial avant mexico 2008

    Le rapport de l’ONU-SIDA 2006 détaille la riposte au VIH depuis la déclaration d’engagement de 2001. De splendides efforts, mais de véritables travaux d’Hercule pour l’avenir. Rendez-vous à Mexico en 2008 pour faire le point… Le rapport de l’ONU-SIDA 2006 sur l’épidémie mondiale rassemble des données des pays concernant les progrès accomplis selon les engagements de la déclaration de l’ONU sur le HIV/SIDA en 2001. Ces données sont basées sur des rapports de 126 pays et de groupes de la société civile de plus de 30 pays. 

    Les progrès…
    D’importants progrès ont été accomplis depuis la session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur le HIV/SIDA en 2001. Il y a pourtant une diversité extraordinaire entre les pays et les régions:

    Tandis que certains pays ont atteint les objectifs clés et des étapes importantes en 2005, beaucoup de pays ont échoué pour accomplir ces engagements de 2001. Quelques pays ont fait de grands pas dans l’extension de l’accès au traitement, mais ils ont accompli peu de progrès quant aux mesures de prévention, alors que d’autres pays, qui constatent maintenant une réduction de la prévalence du VIH, accomplissent seulement de lents progrès quant à la disponibilité des traitements.


    Dans la plupart des pays, une base forte existe maintenant pour établir une riposte efficace au SIDA, avec la coordination nationale des politiques et des partenaires. Le fond annuel pour le SIDA dans les pays aisés a été multiplié par 28 depuis la création de l’ONU-SIDA en 1996, passant de 300 millions $US à 8,3 milliards $US en 2005. «La dépense publique des gouvernements a également sensiblement augmenté dans les pays africains subsahariens à faibles revenus, et plus modérément dans les pays à revenus moyens. En 2005, les ressources nationales ont atteint 2,5 milliards $US.


    L’accès au traitement a nettement augmenté au cours des cinq dernières années dans les pays en voie de développement – de 240 000 personnes accédant à la thérapie antiretrovirale en 2001, à 1,3 million de personnes en 2005. Jusqu’ici, 21 pays se sont réunis sous l’initiative «3 par 5» pour fournir le traitement au moins à 50% de ceux qui en ont besoin. Le nombre de personnes utilisant les services de dépistage et de conseils sur le VIH/SIDA a quadruplé ces cinq dernières années dans plus de 70 pays, passant de de 4 millions de personnes approximativement en 2001 à 16.5 millions en 2005.


    Dans 58 pays rapportant ces données, 74% d’écoles primaires et 81% d’écoles secondaires dispensent de l’information sur le SIDA. Dans 8 des 11 pays subsahariens étudiés, le pourcentage des jeunes ayant des relations sexuelles avant l’âge de 15 ans a diminué et l’utilisation du condom s’est accrue au cours des cinq dernières années. Le nombre de personnes utilisant les services de dépistage et de conseils sur le VIH/SIDA a quadruplé ces cinq dernières années dans plus de 70 pays, passant de 4 millions de personnes approximativement en 2001 à 16.5 millions en 2005.


    Dans quelques pays,presque 60% des femmes enceintes séropositives reçoivent une prophylaxie anti rétrovirale pour empêcher la transmission mère/enfant du virus. Le sang utilisé pour des transfusions est désormais couramment testé pour le VIH dans la plupart des pays.

    … Et pas mal de défis !
    Les programmes de prévention du VIH n’atteignent pas les plus à risque. Les efforts pour développer l’information sur le SIDA auprès des jeunes demeurent insatisfaisants.
    Bien que la déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA visait à bien informer 90% des jeunes d’ici 2005, les indicateurs indiquent que moins de 50% de jeunes ont assimilé ces connaissances.


    Dans les pays à faibles et moyens revenus, seulement 9% des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ont reçu un quelconque service de prévention du VIH en 2005, ainsi que moins de 20% des utilisateurs de drogue injectables, soit moins de 10% en Europe de l’Est et en Asie centrale, où l’utilisation de drogue est un conducteur vecteur important du VIH.
    Les services de prévention pour les enfants en bas âge n’ont pas progressé aussi rapidement que les programmes de thérapie antirétrovirale, puisque seulement 9% des femmes enceintes étant concernées dans les pays à faibles revenus.


    Les rapports sociaux de plus de 30 pays en voie de développement indiquent que le stigmate et la discrimination contre des personnes vivant avec HIV restent dominants. Les gouvernements nationaux, les partenaires internationaux et les communautés ne fournissent pas les soins adéquats et le soutien à 15 millions d’orphelins du SIDA et des millions d’autres enfants vulnérables face à l’épidémie.


    L’accès au traitement antirétroviral varie considérablement selon les régions. En Afrique subsaharienne, cet accès au traitement s’étend de 3% en République centrafricaine à 85% au Botswana. Alors que plus de 80% des personnes en Argentine, au Brésil et au Venezuela reçoivent le traitement, seulement 29% y ont accès au Paraguay et 37% en Bolivie. En Inde, qui atteindra bientôt la plus grande population mondiale vivant avec HIV, l’accès au traitement antirétroviral était seulement de 7% en 2005. Dans la Fédération de Russie, 5% des gens ayant besoin d’un traitement y ont accès.

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