Samedi, 4 Décembre 2021
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    Élections fédérales 2021 : les réponses du Parti Libéral du Canada

    Quelques jours après le déclanchement de déclenchement des élections fédérales, nous avons fait parvenir aux 6 principaux partis — Parti Libéral du Canada, Bloc Québécois, Parti Conservateur du Canada, Nouveau Parti Démocratique, Parti Populaire du Canada et le Parti Vert du Canada — une série de 14 questions d’intérêt pour les communautés LGBTQ+ du Canada. Voici les réponses du PARTI LIBÉRAL DU CANADA.

    Comment votre parti se positionne-t-il par rapport à la lutte contre l’homophobie et la transphobie? Et que feriez-vous de concret dans ce domaine de plus ou différemment?
    Le gouvernement libéral s’est toujours opposé catégoriquement à l’homophobie et à la transphobie. Nous reconnaissons que les droits de la communauté LGBTQ2+ sont des droits de la personne et cela ne fait pas débat dans notre parti. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons présenté et fait adopter un projet de loi visant à modifier la Loi canadienne sur les droits de la personne afin de protéger les droits des Canadiens transgenres et de diverses identités de genre.

    Nous avons pris les mesures les plus vigoureuses de toute l’histoire fédérale pour appuyer les communautés LGBTQ2+. Toutefois, nous savons qu’il reste encore beaucoup à faire pour que tous les Canadiens puissent vivre comme ils l’entendent, sans être victimes de transphobie ou d’homophobie. Pour y parvenir, un gouvernement libéral réélu poursuivra son travail d’appui de la communauté LGBTQ2+ en mettant en oeuvre le tout premier plan d’action national en faveur de la communauté LGBTQ2+, en collaboration avec des membres de la communauté.

    Seriez-vous prêt à la mise en place de campagnes nationales sur les valeurs canadiennes incluant les réalités de la diversité sexuelle et de la pluralité genre?
    Nous savons que des textes comme le projet de loi C-6 contre les thérapies de conversion ne sont qu’un moyen de formuler des énoncés de valeurs et de susciter un changement durable. Le gouvernement fédéral peut aussi appuyer les efforts de promotion des valeurs en investissant dans des campagnes et des organismes qui effectuent un travail communautaire sur le terrain. Tout comme l’Agence de la santé publique fournit des renseignements en matière de santé sexuelle, un gouvernement libéral réélu serait ouvert à d’autres formes de soutien fédéral à accorder à des campagnes qui viseraient à mettre fin à l’homophobie, à la transphobie et au racisme.

    Votre parti se propose-t-il de nommer une personne responsable des enjeux LGBTQ+ nationaux et internationaux et qui serait une interlocutrice privilégiée avec les organismes et les communautés LGBTQ+?
    Le gouvernement libéral a été le premier parti à nommer un député pour travailler spécifiquement sur les questions liées à la diversité et à l’inclusion. En occupant cette place, nous faisons en sorte que ce type de travail croisé puisse être inclus par chaque ministre dans le cadre de tous les efforts, mesures et politiques du gouvernement fédéral. Les membres du Conseil des ministres qui ont un mandat à l’international n’ont cessé de promouvoir le Canada comme un ardent défenseur des droits de la personne partout dans le monde, et nous continuons à faire en sorte que ces ministres poursuivent leurs efforts de défense des droits de la communauté LGBTQ2+ à l’étranger.

    Comment votre parti compte-t-il soutenir les organismes communautaires oeuvrant auprès des communautés LGBTQ+ au Canada?
    Le Parti libéral reconnaît l’excellent travail que les organismes de défense de la communauté LGBTQ2+ effectuent partout au Canada. Voilà pourquoi nous avons tissé des relations solides avec certains organismes communautaires et entendons les renforcer en cas de réélection. Pour soutenir les organismes communautaires, dans le budget de 2021, nous avons fait un investissement sans précédent de 20 millions de dollars au titre du Fonds de développement des capacités communautaires, dont 15 millions de dollars sont destinés à des projets communautaires menés par les LGBTQ2.

    Dans un univers où l’avenir des médias (journaux, magazines d’information et communautaires) est de plus en plus mis en danger par GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), votre parti considère-t-il qu’il faut prendre des mesures économiques supplémentaires et suffisantes pour protéger l’avenir des médias indépendants comme FUGUES? Si oui, lesquels?
    Nous savons que les médias indépendants jouent un rôle important au Canada. Cependant, les grandes plateformes numériques qui appartiennent à des entreprises de réseaux sociaux et à des géants numériques privent de plus en plus les organes d’information canadiens de leurs revenus publicitaires. Pour appuyer les organes d’information canadiens, un gouvernement libéral réélu instaurera, dans les 100 jours, une loi qui obligera les plateformes numériques tirant des revenus de la publication de nouvelles à partager une part de leurs revenus avec les organes d’information canadiens. Cette loi serait fondée sur le modèle australien et créerait des règles équitables entre les plateformes mondiales et les organes d’information canadiens. Le projet de loi permettra aussi aux organes de presse de se concerter en vue des négociations collectives.

    Quelles mesures, comme gouvernement, entendriez-vous prendre pour vous assurer que tous les nouveaux arrivants comprennent et acceptent les valeurs d’ouverture du Canada dont la diversité sexuelle et de genre?
    Le gouvernement libéral a clairement fait savoir que nous sommes un pays qui soutient la diversité sexuelle et de genre. Nous continuerons à faire en sorte que ces valeurs soient respectées par tous les Canadiens.

    Estimez-vous que l’inclusion des diversités est un enjeu d’importance pour les entreprises du Canada? Si oui, quelles sont les mesures que votre parti mettrait en place afin d’assurer l’inclusion de la diversité, dont celles des LGBTQ+?
    En tant que gouvernement, nous avons fait de l’amélioration de la diversité des fournisseurs un chaînon important du travail du gouvernement visant à favoriser les débouchés économiques à un plus grand nombre de Canadiens. À maintes occasions, nous avons collaboré avec la communauté d’affaires et des entreprises privées sur la diversification des chaînes d’approvisionnement et des achats, et nous continuerons de le faire. Pour appuyer ce travail, nous avons mis sur pied la toute première mission commerciale LGBTQ2+ aux États-Unis dans le but d’améliorer les retombées économiques pour les entreprises canadiennes LGBTQ2+.

    Votre parti s’engagerait-il à poursuivre ou augmenter le financement des festivals et événements LGBTQ+ culturels et touristiques?
    Le gouvernement libéral a régulièrement augmenté le financement des festivals et événements, notamment en consacrant une portion destinée spécifiquement aux festivals de la Fierté par l’entremise de Patrimoine Canada. Nous sommes déterminés à faire en sorte que notre relance englobe des festivals, événements et célébrations communautaires diversifiés et multiculturels, et nous entendons aussi soutenir les travailleurs qui rendent ces événements importants possibles.

    Votre parti est-il d’avis qu’il faut modifier le Code criminel pour interdire les thérapies de conversion?
    Non seulement les thérapies de conversion ont été discréditées sur le plan scientifique, mais elles perpétuent les stéréotypes néfastes à l’endroit des LGBTQ2 et augmentent les taux de pauvreté, de discrimination, d’itinérance et de suicide dans la communauté LGBTQ2. Dans les 100 premiers jours de son nouveau mandat, un gouvernement libéral réélu présentera de nouveau un projet de loi visant à interdire la pratique des thérapies de conversion pour tous, et à étendre la portée de l’interdiction afin d’inclure les personnes âgées de 18 ans et plus.

    Avec le succès des traitements contre le VIH, qui rendent indétectables et intransmissibles la grande majorité des personnes séropositives, votre parti est-il en faveur d’une décriminalisation de la transmission du VIH?
    Notre gouvernement a été le premier à appuyer officiellement la campagne Indétectable = Non transmissible qui vise à reconnaître que les personnes qui maintiennent une charge virale indétectable tout au long de leur traitement anti-VIH n’ont effectivement aucun risque de transmettre le virus par voie sexuelle à qui que ce soit d’autre. Cela fait partie de l’engagement du Canada à faire progresser la santé sexuelle et génésique pour tous, ainsi que les droits en la matière. Un gouvernement libéral collaborerait avec les provinces et les territoires et d’autres intervenants pour aboutir à une réforme législative durable à cet égard.

    Selon votre parti, quel devrait être l’engagement financier du Canada concernant le Fonds Mondial de lutte contre le paludisme et le sida. Et comment poursuivrez-vous la lutte contre le VIH et le sida au pays?
    Chaque année, le gouvernement du Canada investit plus de 87 millions de dollars dans la lutte contre le VIH et d’autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). En 2020, nous avons lancé le Fonds d’initiatives communautaires en matière de VIH et d’hépatite C (FIC) et le Fonds pour la réduction des méfaits (FRM), qui, ensemble, permettront d’investir 33,4 millions de dollars par an. Ce financement sera destiné à rejoindre les populations clés afin de diminuer le nombre de personnes qui ne savent pas qu’elles sont infectées par le VIH, d’augmenter le nombre de personnes qui accèdent à un traitement et de réduire la stigmatisation à l’égard des personnes touchées par le VIH et d’autres ITSS. De plus, le gouvernement du Canada a autorisé la première trousse d’auto-dépistage du VIH au Canada. Ce dispositif fait partie de l’investissement de 6 millions de dollars sur 5 ans par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) pour appuyer la recherche sur le lancement de nouvelles technologies de dépistage du VIH et des ITSS au Canada.

    Comme nous l’avons mentionné, notre gouvernement a été le premier à appuyer officiellement la campagne Indétectable = Non transmissible qui vise à reconnaître que les personnes qui maintiennent une charge virale indétectable tout au long de leur traitement anti-VIH n’ont effectivement aucun risque de transmettre le virus par voie sexuelle à qui que ce soit d’autre. Ces investissements et ces mesures font partie de l’engagement continu du Canada à faire progresser la santé sexuelle et génésique pour tous, ainsi que les droits en la matière, et entrent dans le cadre de ses efforts pour réduire la stigmatisation. Les chiffres les plus récents montrent qu’aujourd’hui au Canada, 87 % des personnes vivant avec le VIH le savent et que 85 % des personnes diagnostiquées suivent un traitement. De plus, nous avons dépassé le dernier objectif puisque 94 % des personnes qui sont traitées ont des charges virales indétectables.

    Bien que beaucoup de progrès aient été accomplis, il reste encore beaucoup à faire, plus spécialement compte tenu de la pandémie de COVID-19. Pour contribuer à atteindre l’objectif mondial d’éliminer d’ici 2030 la menace sur la santé publique que représente le VIH/SIDA, les gouvernements, les intervenants et les populations touchées ont, partout au Canada, élaboré le tout premier cadre d’action pancanadien sur les ITSS et travaillent actuellement à fixer des objectifs spécifiques aux provinces, aux territoires et aux organismes autochtones.

    Un gouvernement libéral réélu continuera de travailler avec les personnes touchées par le VIH et le SIDA, ainsi qu’avec les organismes communautaires et de défense de ces personnes, pour mettre sur pied des réseaux de soutien qui feront en sorte que personne ne soit laissé pour compte, investiront dans la réduction des méfaits, encourageront les gens à se faire dépister et les aiguilleront vers un traitement.

    Nous évaluerons aussi notre plan et nos investissements dans le cadre d’un examen à grande échelle de la santé publique au Canada et de l’Agence de la santé publique du Canada, une fois la crise actuelle passée.

    Le Canada devrait-il continuer à faire une différence entre le don de sang des hétérosexuels et celui des homosexuels?
    Le gouvernement libéral a fait des investissements de très grande ampleur dans les sciences de la santé, ce qui a réduit à 3 mois l’interdiction discriminatoire du don de sang. Grâce à ce leadership, la Société canadienne du sang (SCS) s’est engagée à soumettre une nouvelle demande auprès de Santé Canada pour lever cette interdiction de 3 mois d’ici la fin de 2021.

    Des organisations religieuses ou groupes ethno-culturels organisent parfois des événements où desc onférenciers étrangers, clairement opposés aux personnes LGBTQ+, prônent des actions contre celles-ci. Votre parti serait d’accord pour refuser un visa d’entrée à des personnes qui, dans leurs discours dans d’autres pays, prônent la violence contre les personnes LGBTQ+?
    Le gouvernement libéral s’est engagé à protéger les Canadiens LGBTQ2+ contre les discours haineux et la violence. Nous poursuivrons nos efforts pour faire en sorte que les personnes qui font l’apologie de la violence et des discours haineux ne soient pas autorisées à se rendre au Canada.

    Comment le Canada devrait-il défendre les droits et les libertés des personnes LGBTQ+ à travers le monde selon votre parti, en particulier face aux pays qui ne respectent pas ou qui restreignent les droits de la personne?
    Sous un gouvernement libéral, le Canada a défendu vigoureusement les droits de la communauté LGBTQ2+ sur la scène internationale et Affaires mondiales a déployé des efforts concrets, qui s’accompagnent d’investissements, pour pousser les ambassades canadiennes à devenir des leaders de la défense des droits de la personne, dont ceux des LGBTQ2+, dans leurs pays hôtes. En outre, la ministre Gould a annoncé un investissement sans précédent de 30 millions de dollars pour le Fonds Agir ensemble pour l’inclusion (AGIRI), qui favorise des liens de solidarité avec des organisations LGBTQ2+ internationales en leur offrant des occasions de mettre en œuvre leurs projets.

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    Jusqu’à présent, à part le PARTI LIBÉRAL DU CANADA un seul autre parti — le Bloc Québécois — a pris la peine de répondre à l’ensemble de nos questions. 

    Pour lire les réponses au Bloc Québécois, c’est ICI.

    Trois partis — le Nouveau Parti DémocratiqueParti Conservateur du Canada et le Parti Vert du Canada n’ont pas répondu aux questions spécifiques que nous leur avions envoyées, mais nous ont référé à des sections de leur programme officiel. 

    Pour lire la réponse globale sur les enjeux LGBTQ+ que le Parti Vert du Canada nous a fait parvenir c’est ICI.

    Pour lire la réponse globale sur les enjeux LGBTQ+ que le Nouveau Parti Démocratique nous a fait parvenir c’est ICI.

    Pour lire la réponse globale sur les enjeux LGBTQ+ que le Parti Conservateur du Canada nous a fait parvenir c’est ICI.

    Le parti Populaire du Canada n’a pas encore répondu à nos courriels ni aux messages téléphoniques.

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