Avec une création, Jardin, à l’Espace Libre, et une reprise, Lumières, lumières, lumières, au Théâtre Denise-Pelletier, Évelyne de la Chenelière continue de tracer, par son écriture ciselée, une œuvre singulière. Une œuvre qui s’inscrit dans la durée, puisque l’autrice n’est pas sensible aux modes éphémères. Il faut se laisser prendre par la petite musique de ses textes : elle reste ensuite gravée en nous.
Lumières, lumières, lumières
Il existe bien une parenté entre les mots de l’autrice et ceux de ses devancières anglaises. On pense bien sûr à Jane Austen, et bien sûr à Virginia Woolf. C’est d’ailleurs de son livre Vers le phare qu’Évelyne de la Chenelière s’est inspirée pour écrire Lumières, lumières, lumières, présenté au Théâtre Denise-Pelletier.
Une rencontre entre deux femmes : une mère modèle et une artiste rebelle, qui doivent entreprendre ensemble un voyage sans cesse reporté. Un chassé-croisé autour de la création et de l’affranchissement face aux normes sociales contraignantes. Comme s’il n’y avait que deux choix possibles pour les femmes : se conformer ou être marginalisées.
Créé en 2014 à l’Espace Go dans une mise en scène de Denis Marleau et Stéphanie Jasmin, Lumières, lumières, lumières revient dans une mise en scène de Florent Siaud, en coproduction avec la Comédie-Française. Florent Siaud partage son temps entre le Québec et la France et a signé de remarquables mises en scène, notamment Psychose 4,48, Les Enivrés, Une fête d’enfants ou encore Sous le soleil, un texte d’Évelyne de la Chenelière.
Au Théâtre Denise-Pelletier, ce sont les comédiennes de la Comédie-Française Florence Viala et Aymeline Alix qui seront sur scène. Elles ont interprété la pièce à guichets fermés à Paris au printemps dernier.
Depuis sa création en 1680, la Comédie-Française n’a accueilli que trois dramaturges québécois·es : Normand Chaurette (1977), Marie Laberge (2000) et, cette année, Évelyne de la Chenelière.
Jardin
L’Espace Libre est le théâtre où l’on ose. Avec Jardin, la scène est transformée en un immense jardin de plantes indigènes où se croisent un couple, Adam et Ève, qui viennent d’emménager dans le quartier, et un jardinier qui préfère les plantes aux humains.
La présence de la nature peut-elle faire bouger nos conceptions, voire notre perception de notre propre existence ? Alors que nous croyons pouvoir la maîtriser, elle peut reprendre ses droits et avoir plus d’incidence sur nos vies que nous ne le pensions.
INFOS |

photo : Charlotte de la Chenelière
Lumières, lumières, lumières
Texte : Évelyne de la Chenelière
Mise en scène : Florent Siaud
Coproduction : Les Songes Turbulents et Comédie-Française
Théâtre Denise-Pelletier
Du 2 au 19 septembre 2026
denise-pelletier.qc.ca
Jardin
Texte : Évelyne de la Chenelière
Mise en scène : Daniel Brière
Production : Nouveau Théâtre Expérimental
Espace Libre
Du 8 au 26 septembre 2026
espacelibre.qc.ca | www.nte.qc.ca

