Lundi, 18 mai 2026
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    À Trois-Rivières, une marche pour rappeler que les droits LGBTQ+ ne sont jamais acquis

    À l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie — 17 mai —, la transphobie et la biphobie, près de 400 personnes ont pris part à une grande marche citoyenne dimanche au centre-ville de Trois-Rivières afin de réaffirmer leur soutien aux communautés LGBTQ+.

    Organisé dans le cadre de l’événement Ensemble, le rassemblement a réuni citoyen·ne·s, militant·e·s, familles, organismes communautaires et élu·e·s dans une ambiance à la fois festive, revendicatrice et solidaire.

    Drapeaux arc-en-ciel à la main, les participant·e·s ont parcouru les rues du centre-ville pour rappeler l’importance de défendre les droits des personnes issues de la diversité sexuelle et de genre — des droits que plusieurs estiment aujourd’hui fragilisés par le climat politique mondial.

    « Nos droits ne sont jamais garantis »
    Cette année, les inquiétudes liées à la montée des discours conservateurs et anti-LGBTQ+ étaient au cœur des discussions.

    Plusieurs participant·e·s ont notamment évoqué la multiplication des mesures visant les personnes trans et les communautés queer aux États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la présidence.

    « On voit le climat politique actuel un peu partout dans le monde. Ce n’est pas parce qu’on a obtenu des droits qu’ils vont rester acquis pour toujours », a rappelé un manifestant rencontré sur place.

    « Il faut continuer de montrer que notre communauté existe et qu’elle mérite les mêmes droits et la même dignité que tout le monde. »

    Une mère de famille venue participer à la marche avec ses enfants partageait les mêmes inquiétudes.

    « Quand on regarde ce qui se passe ailleurs, on sent que nos droits peuvent être menacés. Moi, je suis ici pour mes enfants. On veut leur offrir un monde plus sécuritaire, plus ouvert et plus respectueux. »

    Une mobilisation régionale qui fait du bien
    Pour François Vanier, directeur général du GRIS-Mauricie/Centre-du-Québec, la forte participation démontre que les régions aussi savent se mobiliser pour les communautés LGBTQ+.

    « C’est à la fois touchant et très émouvant », souligne-t-il.

    « Ça prouve qu’en région, il existe une réelle mobilisation, autant chez les personnes LGBTQ+ que chez les allié·e·s. On n’a pas besoin d’être dans un grand centre urbain pour faire entendre nos voix. »

    Le directeur général du GRIS rappelle également que plusieurs indicateurs montrent une recrudescence des malaises et des préjugés envers les personnes LGBTQ+.

    « Nos recherches démontrent que le niveau de malaise envers les communautés LGBTQ+ a doublé dans certains contextes. Des journées comme celle-ci rappellent pourquoi il demeure essentiel de sensibiliser, d’éduquer et de continuer à occuper l’espace public », explique-t-il.

    Selon lui, ces événements permettent aussi de contrer l’isolement vécu par plusieurs jeunes queer vivant en région.

    Le maire de Trois-Rivières affiche son appui
    Le maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, participait lui aussi à la marche afin de témoigner de son soutien aux communautés LGBTQ+.

    Pour lui, la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie sert avant tout à rappeler une valeur fondamentale : le droit de chacun·e à vivre librement.

    « La diversité, ce n’est pas une menace ni une folie. C’est simplement permettre aux gens de vivre en paix, peu importe qui ils sont ou comment ils s’identifient », affirme le maire.

    Afin de souligner cette journée symbolique, un drapeau arc-en-ciel flottera d’ailleurs à Trois-Rivières pendant toute la semaine.

    Jean-François Aubin assure également que la Ville souhaite poursuivre sa collaboration avec les organismes communautaires afin de lutter contre les discriminations.

    « S’il y a d’autres gestes qu’on peut poser, on va continuer de le faire avec les associations et les groupes du milieu », dit-il.

    « Ce qu’on veut, c’est que les préjugés et les discriminations cessent. »

    Plus qu’une célébration, un geste de résistance
    Au-delà du caractère festif de la marche, plusieurs participant·e·s rappelaient que le 17 mai demeure une journée profondément politique.

    Créée pour dénoncer les violences et les discriminations envers les personnes LGBTQ+, la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie prend une résonance particulière dans un contexte où plusieurs communautés queer ressentent un recul du climat social.

    À Trois-Rivières, la mobilisation de dimanche voulait donc envoyer un message clair : malgré les tensions et les discours haineux, les communautés LGBTQ+ demeurent visibles, solidaires et déterminées à défendre leurs droits.

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