Samedi, 3 Décembre 2022
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    Un site pour mieux comprendre le cancer de la prostate

    Après les maladies cardio-vasculaires et le cancer du poumon, le cancer de la prostate est la troisième cause la plus fréquente de décès chez les hommes au Canada. Plus d’un homme sur sept en sera affecté et, de ceux ayant reçu un diagnostic, un sur quatre en mourra. Mais que connaît-on vraiment de cette maladie? Comment diagnostiquer ce cancer? C’est pour répondre à toutes ces questions qu’un organisme aidant les personnes atteintes de ce cancer, l’Alliance ProCURE, a lancé récemment un site explicatif destiné à faire tomber les mythes entourant cette maladie. 

    Un site complet avec des schémas, des tableaux et des résumés, Comprendre le cancer de la prostate aidera justement ceux qui se posent des questions sur ce sujet. Offert en anglais et en français, cet ouvrage a été rédigé par deux urologues, soit le Dr Fred Saad, de l’Hôpital Notre-Dame, et le Dr Michael McCormack, de l’Hôpital Saint-Luc. Mais qu’est-ce que la prostate ? Il s’agit d’une glande de forme sphérique de la taille d’une noix de Grenoble, située sous la vessie, devant le rectum. Elle sécrète une partie du liquide séminal qui est essentiel à la vie des spermatozoïdes.

    Ainsi, lorsqu’on éjacule, les spermatozoïdes comptent pour seulement 1% du volume total du sperme, le reste étant justement le liquide sécrété par la prostate où se mélangent les liquides avant l’éjaculation. Si on a un père, un frère ou un grand-père qui a déjà souffert de ce cancer, on est plus susceptible d’en être victime. Ce type de cancer est plus fréquent en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord. Passer 50 ans surtout, il faut devenir vigilant, car ce cancer n’a pas de symptômes apparents malgré ce que l’on croit, surtout au début de la maladie.

    Dans certains cas, les symptômes sont semblables à ceux de l’hypertrophie bénigne de la prostate, soit un besoin fréquent d’uriner, une difficulté à commencer à uriner (la miction), une difficulté à retenir l’urine, une interruption ou un faible écoulement de l’urine. Pour dépister ce cancer, le touché rectal, malgré ses limites, demeure un bon moyen, tandis que des tests plus poussés (tests de l’antigène prostatique spécifique, échographie transrectale et biopsie) seront nécessaires pour diagnostiquer la présence d’un cancer. Bien sûr, il y a des traitements.

    Mais ceux-ci dépendent de l’avancement de la maladie, de l’état général de la personne, etc. Donc, le spécialiste aura recours à la chirurgie (enlever la prostate), la radiothérapie, l’hormonothérapie, la chimiothérapie ou une combinaison de celles-ci. On peut donc, comme l’illustrent plusieurs cas, survivre à ce cancer et profiter de la vie plus longtemps…

    Info: www.procure.ca

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