Mardi, 28 septembre 2021
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    Berlin : Un concentré de culture gaie

    Ville bombardée, déchirée, cicatrisée, Berlin est redevenue la capitale d’une Allemagne unifiée s’invente un avenir un peu plus gai. Aujourd’hui, on estime qu’entre 200 000 à 250 000 gais et lesbiennes vivent dans la capitale. En plus d’une centaine d’associations, d’une quinzaine de clubs et des quatre-vingts bars et cafés gais et lesbiens, la ville est dotée de ce petit supplément d’âme qui en fait un pôle majeur de l’identité homosexuelle mondiale.

    On peut, par exemple, y visiter le plus vieux musée gai au monde, le Schwulen Museum. Exiguë mais émouvant, le musée accueille régulièrement des expositions temporaires. Quelques rats de bibliothèques courageux y ont rassemblé plus de 8 000 volumes, et continuent à archiver méticuleusement tous les documents ayant trait à la vie gaie et lesbienne. Le Berlin gai est aussi célèbre pour les Teddy Awards remis aux films LGBT présentés dans le cadre du célèbre festival international de films de Berlin. Enfin, on ne pourrait conclure ce tableau culturel de la ville sans penser aux amateurs de musique classique : Berlin compte un orchestre symphonique, un orchestre philharmonique et trois opéras ! Ici, il n’y a pas un village gai, mais la scène gaie est répartie dans trois quartiers aux ambiances très différentes. Et c’est aussi autant de lieux pour aller danser et s’éclater.

    Schöneberg : Le plus ancien quartier gai !

    Connection Berlin, Allemagne

    Réservé aux gars, le Connection est le club le plus populaire du quartier. Au rez-de-chaussée, un bar tout en longueur débou-che sur une piste de danse où l’on entend de la plastic house. On peut s’y trémousser. Au sous-sol, se trouve un labyrinthe parse-mé d’un bar et d’un enchevêtrement de dark rooms. Au premier étage, des dizaines de cabines diffusent des vidéos. Fuggerstrasse 33 (U : Wittenberg Platz).

    New Action est l’exemple de l’un des nombreux bars cuirs du quartier. Presque pas de musique, une ambiance très intense et glauque. Principalement pour les amateurs de sensations fortes (Kleistrasse).

    Bull est l’un des bars les plus hard de Berlin. On dit qu’il est situé à la même adresse que le premier cabaret gai au monde à avoir ouvert dans la seconde partie du 19e siècle (Kleistrasse).

    Prenzlauerberg : Le milieu techno y a installé son quartier général

    Trésor est un club mythique qui est situé près de la Postdamer Platz, juste en face du ministère des Finances : un bel exemple de la tolérance qui règne dans la ville. Le club est composé d’une grande pièce avec un bar au rez-de-chaussée, et de deux pistes de danse au sous-sol. La décoration est minimale, le système de son excellent, la clientèle jeune, mixte (gaie et hétéro), et énergique. La programmation est axée pure techno et des artistes internationalement connus sont invités régulièrement. Le week-end, le club reste ouvert très très tard, souvent jusqu’au dimanche après-midi. Leipziger Str. 126A ( U : Postdamer Platz ).

    E-Werk est situé dans une ancienne centrale électrique, E-Werk a ouvert ses portes en 92 et a été depuis élu plusieurs fois club de l’année par la presse musicale allemande. Surnommé «la techno cathédrale», E-Werk a reçu les plus grands DJs ( Westbam, Garnier, Carl Cox ) et donne dans la techno pour puristes. Le club a été entièrement rénové et devrait réouvir incessemment.

    WMF : Ce bastion techno n’a pas résisté à la vague house qui s’est abattu sur l’Allemagne depuis 2009. L’endroit est plutôt rafraîchissant, et le diman-che soir, WMF accueille «GMF», le tea dance gai le plus réputé de la ville. Pfalzburger Strasse ( U Friedrich Strasse ).

    Kreuzberg : Particulièrement animée la nuit

    SO 36 est le type même du club alternatif. Longue salle rectangulaire avec une piste de danse confortable. Le club est gai deux ou trois soirs par semaine. Le samedi, «Salon Oriental» est un hommage à la connexion entre Berlin et Istambul. Le décor est exotique, la clientèle ethniquement très mélangée (et où les filles ne sont pas absentes), et l’ambiance vraiment décontractée, voire parfois vraiment déchaînée. Coincés s’abstenir ! Le dimanche, SO 36 accueille un bal où l’on peut danser le fox-trot, la rumba, le cha-cha-cha. Dépaysant ! La clientèle est mixte et plus âgée, de 18 à 50 ans.

    Roses est situé à vingt mètres de SO 36, et ouvert toute la nuit, ce bar croule sous une décoration kitsch de guirlandes et autres chinoiseries clinquantes. Pour ceux qui aiment l’univers de Pierre et Gilles, Roses est un pèlerinage incontournable. Orianenstrasse 187 ( U : Kottbuser Tor ).

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